Sortie de récession : le Québec doit réagir

Anxiete_IS Les Québécois n’ont pas seulement vibré au rythme de la fraude financière cette année. Pour poursuivre ce petit bilan 2009 amorcé cette semaine, on ne peut passer à côté de la récession mondiale qui est entrée par la grande porte, il y a plus d’un an.

 

Notre planète économique a été secouée du nord au sud par une crise financière et boursière qui a fait des millions de chômeurs. Mais notre belle province semble tout de même s’en sortir mieux que d’autres. Pourquoi est-ce le cas? Faut-il pour autant s’asseoir sur nos lauriers?

Il est vrai que le Québec a moins souffert de la conjoncture mondiale et nationale difficile, notamment parce qu’il n’a pas subi l’effondrement d’un secteur majeur de son économie (comme l’automobile en Ontario). L’annonce de dépenses de milliards de dollars pour renouveler nos infrastructures a également pesé dans la balance des avantages. Vous me direz que la collusion dans le milieu de la construction (octroi des contrats) risque de nous coûter très cher. Et vous avez raison. Je vous reparle de ce sujet hautement politique dans mon dernier billet de 2009.

En 2010, l’économie prendra du mieux. L’emploi se redressera. Si le Québec a connu un meilleur bilan 2009 que les autres provinces, elle connaîtra aussi une reprise plus modeste que ses consoeurs prévoient les économistes de la Banque Royale. « Les problèmes dans l'industrie mondiale du transport aérien ont entraîné une baisse des commandes au Québec, ainsi qu'une chute de production dans le secteur de l'aérospatiale, ce qui nuira aux exportations en 2010 », explique entre autres leur rapport.

J’ajouterais que tous les dangers qui nous guettaient du coin de l’œil avant 2009 sont encore bel et bien là. La liste est longue : la pénurie de main-d’œuvre spécialisée, le décrochage scolaire élevé, nos finances publiques dans le rouge, etc. Et pour s’en sortir, il faut apprendre à être plus productif. Ce mot vous déplaît? Il ne s’agit pourtant pas de travailler plus fort, mais de faire les choses autrement.

 

Pour augmenter sa productivité, rehaussons la qualité de nos ressources humaines. Il faut faire plus de recherche et développement, innover. Notre secteur des jeux vidéo est un bel exemple de réussite dans ce domaine (autre billet). Pour y arriver, nos gouvernements doivent aussi mettre la main à la pâte. Accordons plus de crédits d’impôt aux entrepreneurs, aux travailleurs autonomes, soyons plus flexibles dans la reconnaissance des diplômes des immigrants qualifiés (autre billet).

 

Aidons aussi nos jeunes à trouver des emplois d’avenir, à trouver leur voie en ne décrochant pas avant le secondaire V. Ma cousine et mon voisin, des adolescents allumés et travaillants, me disaient encore récemment ne pas savoir quoi faire plus tard ou dans quelle discipline étudier au Cégep. Il faut que ces jeunes comprennent qu’il y a des centaines de professions qui les attendent au tournant de la décennie.

 

  

Quelles sont vos solutions pour l’économie du Québec en 2010?

Lire aussi: Enquête publique: en 2010, dénouons l'impasse


4 réflexions au sujet de « Sortie de récession : le Québec doit réagir »

  1. Ne pas hausser la TVQ ce serait une bonne idée, mais ne comptons pas sur Charrest pour couper dans les dépenses inutiles. Principe fondamental: plus les Québécois ont d’argent dans leurs poches, plus ils dépensent.

  2. Il faudrait dégraisser les salaires et les pensions de nos enfants gatés du systeme je parle de nos fonctionnaires qui ne travaille la plupart du temps dans le seul but d’une retraite apres leur 25 ou 30 ans de service. Pour ce qui est de la dette nationale elle nous condamne vous et moi a vivre dans la misere de voir disparaitre pratiquement la moitié des impots que nous payons pour payer seulement l’intéret de notre dette nationale le reste de nos impots servant a payer les services indispensables; santé, éducation etc. Aucun particulier ne pourrait s’endetter autant que le font nos élus sinon la banque viendrait vite chercher ses actifs pour le mettre a la porte ce qui le forcerait a faire faillitte. Pour moi ce serait la seule solution pour que notre gouvernement retrouve un jour le controle de ses actifs.L’argent étant devenu le dieu des temps modernes c’est elle qui décide des politiques que doivent prendre nos politiciens elle a le pouvoir de vie ou de misere sur tout les peuples du monde.Le pire c’est que meme si un jour on effacait la dette de notre province ou de notre pays nos élus politiciens s’empresserait vite d’en créer une nouvelle. Vraiment je ne crois pas qu’il soit un jour possible de s’en sortir.

  3. retourner les mamans en congé de maternité aux travail après 20 semaines, de congé payé et non 1 an
    le québec est dans le rouge voyons donc!!!!!!!

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