Grève étudiante : l’argument douteux de l’accessibilité

Etudiante_ISPar Sophie Stival 

Avec leur mandat de grève, les associations étudiantes souhaitent paralyser le système d’éducation. Elles espèrent dépasser le nombre de 20 000 étudiants la semaine prochaine.

La ministre de l’Éducation Line Beauchamp n’est pas trop inquiète. Elle a l'opinion publique dans sa poche. Les données sont assez convaincantes. Ce rattrapage des droits de scolarité au Québec devait avoir lieu un jour ou l’autre. 

On peut toutefois se poser la question : une telle hausse réduira-t-elle l’accès aux études supérieures pour les moins bien nantis? Cet argument massue des étudiants n'est peut-être pas aussi fondé qu'on le prétend…


En septembre 2011, un comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études a remis un important rapport à Mme Line Beauchamp. Cet avis de 86 pages analyse notamment « les modalités de la hausse des droits de scolarité » pour la période 2012-2013 à 2016-2017.

Deux discours

Ce groupe nous rappelle qu’il existe deux discours dominants en matière de droits de scolarité : l’un qui revendique le droit à l’éducation gratuite, l’autre s’appuie plutôt sur la répartition des coûts. Au Québec, le gel des frais de scolarité pendant de longues années démontre bien de quel côté l’on penchait… 

En maintenant pendant toutes ces années les droits de scolarité au même niveau qu’en 1968 (en dollars constants), le Québec n’a pas amélioré la situation (ni détériorée), semble-t-il.

Les changements annoncés par les libéraux en mars 2011 changent toutefois la donne. On adopte désormais une approche qui vise à « répartir équitablement le contribution de chacun » en augmentant celle des étudiants. 

En d’autres mots, ce ne sont plus seulement les contribuables qui paient pour les études supérieures des Québécois, mais également les diplômés et hauts salariés de demain.

Le comité s’est donc interrogé sur les effets possibles des hausses des droits de scolarité sur la participation aux études universitaires en examinant notamment des recherches menées sur le sujet en 2004 et en 2007. 

Facteurs économiques, sociaux et culturels

En 2004, on a constatait que « les preuves empiriques irréfutables d’un lien entre les droits de scolarité et l’accessibilité aux études sont probablement inexistantes, et (on) ajoutait que, l’accessibilité à l’université est équivalente aux États-Unis et en France, malgré l’absence de droits de scolarité dans ce dernier pays – à l’exception des grandes écoles privées ».

En 2007, le Comité retient que « des facteurs économiques, sociaux et culturels ont une influence souvent déterminante sur le destin scolaire des jeunes ». On ajoute que les « obstacles financiers sont bien réels et que les hausses des droits de scolarité peuvent avoir un effet négatif sur la participation aux études universitaires, en particulier chez les jeunes des milieux à faibles ou à modestes revenus et chez ceux des familles dont le revenu avoisine le revenu médian et qui ne bénéficient pas de l’aide financière aux études. »

Plusieurs expériences démontrent « qu’il est possible de contrer ces effets pervers avec des mesures financières compensatoires, pourvu qu’elles soient publicisées et connues des milieux visés. L’effet positif des bourses en fonction des besoins financiers serait également à considérer. »

Plusieurs facteurs influencent donc les taux de participation aux études universitaires. Les notes au secondaire en sont un exemple. Un jeune issu d’un milieu à faible revenu et qui a de bons résultats scolaires accèdera plus facilement à l’université qu’un jeune plus aisé qui a de moins bonnes notes.

Enfin, les jeunes qui vivent dans les villes ont plus de chance de poursuivre leurs études que ceux qui vivent dans les milieux ruraux.

Aider les étudiants

Le Comité ne minimise pas ces hausses des droits de scolarité. Il s’inquiète pour ceux qui ne reçoivent pas d’aide présentement et qui seront touchés négativement par ces hausses. On suggère des solutions pour atténuer ces effets négatifs possibles. 

Par exemple? On propose que les étudiants connaissent à l’avance tous les coûts de leurs études (incluant les autres frais obligatoires) afin de mieux planifier et d’éviter les problèmes financiers. On devrait également offrir des fonds de dépannage pour ceux qui ont des difficultés financières en cours d’année. Les programmes d’aide devront également être indexés.

Au lieu de se lancer à corps perdu dans un débat contre la hausse des droits de scolarité, peut-être serait-il plus prometteur pour nos étudiants de revendiquer une aide financière mieux adaptée aux besoins des différentes clientèles. Et pourquoi pas une meilleure répartition de ces frais? Par exemple, un étudiant en génie minier devrait payer plus cher qu’un autre en sciences politiques. 

Êtes-vous d’accord avec cette grève étudiante?  

 

32 réflexions au sujet de « Grève étudiante : l’argument douteux de l’accessibilité »

  1. Bon, moi au départ j’était pour la hausse des frais de scolarité car 300$/année c’est rien. Quand on sait que la grande majorité des étudiant ont un IPhone à 80$/mois, un char et qu’ils dépensent une fortune en resto et dans les bars, ils coupent à gauche et à droite et 300$ c’est vite trouvé. Sauf que soyons réaliste une minute. Le gouvernement veut augmenter les frais de scolarité car les universités manque de financement et le gouvernement y vas par la voie facile, piger dans la poche des jeunes. Le fait est que tout le monde sait que le problème des dépenses publique vient en grande partie des fonds de pension blindé de la fonction publique mais au lieux de mettre ses culottes et couper 300$/année sur les prestations des retraiter et futur retraité, qui représente le plus gros pourcentage de ceux qui exercent leurs droit de vote, ont vas piger dans les poches des jeunes qui de toute façon sont sous représenté politiquement pour être sur de pas trop perdre de plume au prochaine élection.
    Et en plus, mes chers baby-boomers adoré, dites vous que plus il y aura de jeunes à gros salaires, plus il y aura d’argent qui entrera au gouvernement en impôt et que plus il y aura d’argent qui entre MOINS NOUS COUPERONS DANS LES SERVICES QUE VOUS PROFITEREZ MAIS QUE NOUS N’AVONS PLUS LES MOYENS DE PAYER CAR VOUS LES AVEZ SOUS FINANCÉS LORS DE VOTRE VIE ACTIVE !!!!

  2. Car c’est nous la prochaine génération qui prendrons les décisions et contrairement à vous, nous prendrons les moyens nécessaire pour ne pas rejeter le fardeau fiscal de nos excès sur le dos des génération futur. Sachez qu’à l’heure actuel, la dette du Québec augmente de 350$/SECONDE et ce n’est pas partie pour s’améliorer puisque le rapport entre le nombre de travailleur vs le nombre de retraité ne cesse de diminuer (20 travailleur pour 1 retraité en 1970 et 3 travailleur pour 1 retraité en 2012).

  3. Lors du dernier mouvement de grève il y a quelques années, je faisais parti de ceux qui s’y opposait. Cette fois-ci, je vois les choses autrement, et pourtant, les prochains frais de scolarités que j’aurai à payer seront ceux de mes enfants qui ne sont pas encore nés!
    Je suis pour la hausse des frais de scolarité… mais c’est trop, trop vite. Je suis prêt à croire que le coût des frais de scolarité n’influence pas beaucoup l’accessibilité, mais qu’en est-il d’une hausse aussi rapide? Qu’en est-il des parents qui depuis 10 ans économise dans un Fond éparge étude enregistré et qui aujourd’hui se font dire « Désolé, vous auriez dû économiser plus afin de mieux aider votre enfant »
    Oui la situation des finance publique est actuellement grave, mais je trouve qu’une hausse aussi rapide des frais de scolarité est un geste de panique. 3793$ en frais de scolarité, d’accord, mais de 2168$ actuellement à 3793$ en 2017, c’est à mon avis, trop rapide pour la capacité de la population à s’adapter et à mon avis, l’accessibilité aux hautes études s’en ressentira dans les prochaines années…

  4. Je suis étudiante à temps partiel parce que, avec ma maison à payer, je n’ai pas les moyens d’arrêter de travailler pour étudier à temps plein. Une augmentation des frais de scolarité réduit à néant mes chances d’être inscrite à temps plein. Je suis condamnée à continuer à mi-temps, et, par le fait même, je ne pourrais pas fonder de famille avant encore plusieurs années. Sauf si je décide d’arrêter l’université pour avoir des enfants et ainsi annuler les efforts que je mets depuis 2ans dans mes études et détuire mes chances d’augmenter ma qualité de vie.
    Il est tellement facile pour des personnes ayant terminé leurs études avec un emploi stable de dire que les étudiants se plaignent pour rien. Mais vous devriez entrer un peu dans la peau d’un étudiant, voir si la vie est aussi facile que vous le pensez. Vous voulez qu’on planifie mieux notre budget pour être en mesure de payer les hausses?!? Tous les étudiants pourraient vous retourner l’affirmation. Vous attendez quoi pour mettre de l’ordre dans les dépenses publiques. Il y en a des coupures à faire, qui rapporteraient bien plus qu’une hausse de frais de scolarité. Mais y aller avec la facilité…c’est rendu la marque de commerce de notre gouvernement.
    Notre génération, nous devons déjà payer pour le déficit créer par une mauvaise gestion de la caisse de dépôt. Notre retraite n’a rien de garanti. Lorsque nous serons rendus à cet âge, nous ne toucherons pas de pension comme c’est le cas pour votre génération actuellement.
    Alors bravo pour votre mentalité d’égoïstes qui ne pense qu’à refiler le problème aux plus jeunes!! Bravo aussi pour tout votre chialage sur le décrochage alors qu’aucune mesure est prise. Continuer de vous préoccupez seulement de votre nombril, nous les étudiants nous continuerons à nous battre jusqu’au bout…Parce qu’au fond, on a rien a perdre. De toute façon, d’une manière ou d’une autre, ce sont nous qui devront payer pour les erreurs des autres…

  5. Je supporte les étudiants dans leur mouvement de grêve. Qui est cette opinion publique qui supporte le gouvernement dans cette lutte? Les commentaires vus ici et autour sont en support des étudiants.
    Heille, des études prouvent que la hausse des droits n’a pas de liens sur l’accessibilité… Comme si cela fait du sens. Une hausse de prix implique nécessairement une diminution de l’accessibilité. Comme le beurre de pinottes dont le prix augmente, la population en achète moins.
    Les études supérieures sont déjà rentables pour le gouvernement puisqu’elles permettent l’augmentation des salaires et donc des impôts! Ce sont avec ces impôts que le gouvernement se doit de financer les établissements d’enseignement.
    En 2004, les étudiants ont débrayés parce qu’on leur coupait l’aide financière aux études. Maintenant disparue, cette aide devrait atténuer les effets d’une hausse des droits de scolarité… O.o
    Lorsque j’étais aux études, je n’avais pas de cellulaire; mes livres coûtaient trop cher (autre sujet). Maintenant, un cellulaire, un laptop et parfois un Ipad sont requis par les établissement d’enseignement. Il ne s’agit donc pas d’un luxe pouvant être utilisé pour justifier la capacité de payer des étudiants.

  6. @Étudiante
    Sur le fond, nous disons la même chose mais les étudiants dans ta situation devrait faire profile bas car veut tu ben me dire « quessé » tu fait avec une maison quand tu est étudiante. Déménage d’un appartement qui vas te coûter 50% du prix de ta maison pis achale nous pue avec ça !!! J’ai 22 ans, je gagne 40 000$/année pis j’en ai pas de maison donc une étudiante à 15 000$-20 000$/ année ne devrait pas en avoir non plus. Je suis 100% d’accord sur le fait que le gouvernement se doit de couper dans le gras avant d’augmenter les frais de scolarité sauf que quand je vois à la télé un étudiant manifester avec son manteau The North Face, sa tuque Lacoste avec ses RayBan dans face chialer qu’il n’a pas les moyens de payer ses études, il n’a aucune crédibilité. Si ta priorité ses ta maison, ton char, ton IPhone ou ton samedi soir à 100$ à L’Ozone et non tes études, c’est pas mon problème !!! Nos parents restait dans des chambres pis mangeaient du Kraft Diner parce que leurs priorités était leurs études. Parce que dit toi que en gardant les frais de scolarité bas pour te permettre d’avoir une maison, je me retrouve indirectement à payer TA maison à ta place.

  7. Je suis un peu d’accord avec Sentenza. Le problème de l’enseignement universitaire est un peu similaire à celui de la décomposition de nos infrastructures publiques. Nous avons attendu beaucoup trop longtemps avant de réagir.
    Je suis de la génération X et je me souviens que pendant mon séjour à l’université, nous avions le même débat et les mêmes combats. Dans les années quatre-vingt, lors d’une réunion étudiante, un petit groupe dont je faisais partie avait proposé un réajustement radical à la hausse des frais de scolarité échelonné sur une période de dix ans, par la suite, une indexation normale. On a failli nous lynchés!
    Il faut faire face à la musique. Je crois que je ne me trompe pas en affirmant que l’augmentation des frais de scolarités affectera plus les parents que les élèves. Aux E-U, les parents sont confrontés à des choix difficiles et commencent à analyser froidement la situation. Une famille doit-elle s’endetter de 50 000.00 pour payer un Bacc en Littérature comparée. Cela dépend bien sûr de la capacité financière de chaque famille.
    Je crois qu’il se produira une combinaison de plusieurs choses. Les frais de scolarités augmenteront, cela me semble inéluctable. De plus, les rangs des employés de soutien et du corps professoral se comprimeront par attrition. Je peux très bien envisager la disparition de départements complets qui perdront la faveur de la clientèle et de nos élus. Je tiens à souligner que le deuxième ou troisième plus gros employeur de l’Ile de Montréal est l’université de Montréal. That’s a lot of bodies !
    Un dernier point avant de vous quitter. J’aimerais aborder le manque flagrant d’engagement des québécois hyper riches et des gens fortunés envers leur alma mater. C’est une tradition qui n’existe pas au Québec. Le fonds de dotation de l’université de Montréal (tous les dons) était de 130 millions en 2009, le fonds se classe derrière celui de l’université du Manitoba, de la Saskatchewan et de Guelph. L’université McGill s’approche du milliard, seulement l’université de Toronto dépasse le cap du milliard. Pour vous donner une idée de grandeur, Harvard est à 32 milliards, l’université d’Indiana, donc, une université d’État (non privée) qui dessert une clientèle plus pauvre que celle du Québec est à 1,5 milliards, soit plus que n’importe quelle université canadienne. C’est pathétique !

  8. Notons également que le même document confirme que  »les obstacles financiers sont bien
    réels et que les hausses des droits de scolarité peuvent avoir un effet négatif sur la participation aux études universitaires ».
    le document stipule aussi que  »Les étudiants visés par les hausses des droits de scolarité pourraient opter pour une augmentation du nombre d’heures travaillées, réduire leurs dépenses de loisir ou choisir davantage les études à temps partiel (plus de travail rémunéré). Il se pourrait également que l’on observe un plus grand nombre de personnes effectuant un retour aux études après une période de travail rémunéré qui aurait servi à financer les études. » Désirons-nous vraiment d’une société qui imposent des obstacles aux plus pauvres? Il est démontrer que travailler plus de 15h/sem augmente le taux d’échec et de décrochage scolaire. Si les plus pauvres doivent travailler plus pour financer leurs études et retarder leur entré sur le marché du travail en tant que travailleurs diplomés, alors que les plus riches n’ont pas ces obstacles, alors nous vivrons dans une société qui reproduit les inégalités sociales et qui les encourage par ses mesures. Moi, je dis OUI à la mobilité sociale, NON à la tarification des services publqiues. L’éducation est un bien publique et les diplomés sont ceux qui auront les plus hauts revenus, de ce fait, ils financeront le secteur publique à leur juste part par le système d’impôt progressif.

  9. Oui, à la hausse des frais de scolarité, j’ai deux jeunes à l’université et je dois dire qu’ils ne se privent de rien. Sortis, beaux vêtements, ordinateur ect. voyages et moi leur mère, je reste à la maison pour économiser et réussir à payer mes comptes. Les étudiants ont de très belles vies comparés à nous autres les parents. Merci. Assez, c’est assez.

  10. Je crois qu’une autre bonne solution qui pourrait remplacer l’exploitation des étudiants québécois serait d’accroître davantage l’écart entre le cout des études des Québécois et celui des étudiants étrangers. Loin de moi l’idée d’être raciste, mais ces étudiants venus d’ailleurs qui passent en moyenne trois ans ici, le temps de faire un bacc, et qui retournent dans leur pays par la suite sont morts de rire. Nous somme le pays où les frais scolaires sont les plus bas! De plus, ils ne sont habituellement pas des résidents québécois, et donc, ils se font rembourser toutes les taxes payées au Canada durant leur séjour… Ils ne participent donc nullement à notre économie, ne faisant qu’en tirer profit! Nous, les Québécois payant des impôts et des taxes, l’accès à des frais scolaires « abordables » (en comparaison avec d’autres pays) est notre droit. Mais pour les étudiants étranger, je crois qu’il y a un écart à rétablir. Nous sommes perdants dans cette gestion des couts…

  11. Je crois qu’il existe des mesures qui peuvent être adoptées pour défendre les intérêts des laissés pour compte. Les vrais démunis. C’est quand même bizarre non qu’un soi-disant pauvre qui parvient à l’université se démène plus aux études que n’importe qui. Je ne veux pas stéréotypé, ni généralisé, mais les étudiants issus de ce milieu ont une réelle motivation à vouloir se dépasser. Je ne peux pas en dire autant du reste des étudiants, y compris moi, il y a 30 ans et même actuellement.
    J’avoue que ce n’est pas facile de travailler et d’étudier en même temps, mais ce n’est pas impossible. Si dans la vingtaine on a le temps, l’argent et l’énergie de faire le party jusqu’aux petites heures, nous devons en conclure qu’ils ont également le temps de travailler et d’étudier.
    Je ne sais pas pour vous les parents ici présents. Dans mon cas, si je devais payer 15 000 ou 20 000 par année pour les études universitaire de mes enfants, au premier signe de relâchement ou de manque d’intérêts et de motivation, je coupe les cordons. Je ne dis pas que les frais doivent monter jusqu’à 15 000 par année. Ce que je veux démontrer c’est qu’il existe un lien non négligeable entre la véritable valeur monétaire d’un diplôme et l’effort que ça prend pour le payer, puis l’effort soutenu qui est demandé pour réussir le programme.

  12. En bout de ligne il a beaucoup de parent qui paie, il a toujours des augmentations de toute part.Demandons nous une choses,pourquoi dans le secteur publique il a de grosse prime de départ payer à des fonctionnaires,comme le directeur de la caisse de dépôt qui a perdu des milliards avec de mauvais placement et on peut en rénumérer plusieur.Notre premier ministre qui n’arrête pas de se promener à nos dépends avec sa traler comme,sa visite aux-Îles de la madeleine avec le président de l’hydro les gardes du corps etc. et surtout leur présence a rien changer là excepter d’avoir depenser de l’argent des contribuables.On peut toujours en rajouter car il en dépense de l’argent à nos dépends.Oui oui,augmenter les frais de scolarité pour mieux remlir vos poches.J’espère qu’un jours il aura quelqu’un d’asser courageux de déloger cette magouille qui nous vole à pleine main.Sur ceci j’arrête car je pourrais écrire et écrire et écrire encore et encore et encore.J’encourage les jeunes à dénoncer ses crocheries.Daniel

  13. Je suis une maman de 4 enfants dont une finissante qui est maintenant Médecin de famille et 2 autres qui sont présentement à l’universite, l’une pour une maîtrise et l’autre un doctorat. Selon les calculs du gouvernement, nous avions les moyens de payer les études de nos filles, mais dans la vie réelle, nous ne pouvons pas. Ma grande s’est endettée de plus de 100 000$ et à traversé cette période très difficilement moralement. Mes 2 autres vivent sur des marges de crédits. Elles ont toutes étudié à l’extérieur avec loyer et autres frais en plus des frais de scolarité. La seule chose qui peut se produire, c’est que la province va probablement se priver de bons travailleurs diplômés car plusieurs vont reculer en voyant de combien ils seront endettés à la fin de leur études. Bonne chance aux futurs (exfutur) étudiants.

  14. Chère Johanne,
    Je sympathise avec votre situation. J’ai un garçon à l’université et deux autres qui devraient suivre d’ici peu, on le pense du moins, mais c’est leurs décisions. Je n’ai pas très bien compris laquelle de vos filles s’est endettée de 100 000.00, cependant, si c’est celle qui est présentement médecin, elle n’aura aucun problème de remboursement tant qu’elle pratiquera son métier. Il est préférable d’être endetté de 100 000 et d’avoir un diplôme d’omnipraticien qu’un diplôme post doctoral en sociologie.
    Seulement quelques études universitaires peuvent être réellement considérées comme des investissements de carrière. Je pense bien sûr à la médecine et tout ce qui gravite autour, à l’ingénierie au sens large, aux études supérieures en administration, y compris l’ENAP, où on y forme les futurs mandarins grands gourous de nos fonds publics.
    Je me trompe peut-être, je suis peut-être un peu trop exigeant, mais je considère que nos responsabilités en tant que parents s’arrêtent aux frais de scolarités. Si mes enfants veulent étudier à Montréal, je les héberge gratuitement, mais thats it ! C’est insensé selon moi qu’ils s’endettent pour vivre en appartement, à moins qu’ils décident de travailler en même temps pour alléger les dettes. Je ne les empêcherai pas mais je ne les financerai pas.
    Je ne crois pas que la hausse des frais de scolarité va affecter l’enrôlement à l’université. Par contre, certaines facultés pourraient voir leurs rangs diminués considérablement. Je n’ai rien contre l’histoire, l’anthropologie, les études littéraires, les arts et tutti quanti, mais ciboulette, dans la conjoncture actuelle, j’espère qu’un étudiant y réfléchit deux fois avant de s’engager dans de telles études surtout s’il doit s’endetter. Ce que je veux dire par ceci est que peut-être cette démarche sera une porte d’entrée vers une autre faculté à l’ avenir, mais si les jeunes font ça pour se cultiver uniquement, ou pour une question d’agrandissement personnel, citron, WIKIPEDIA 1 heure par jour fait très bien la job et c’est moins cher.

  15. Très bien dit CoCoRiCo !!! C’est totalement idiot de s’endetter pour étudier à l’extérieur de sa région !!! Si c’est pour étudier dans le reste du Canada ou dans un autre pays c’est différent, mais s’endetter pour partir de Québec pour allez étudier à Montréal…….. Pas fort.
    @Johanne
    100 000$ de dette pour finir avec un diplôme de médecin c’est vraiment pas la fin du monde. Surtout en considérant le fait que les prêts étudiant son sans intérêt, déductible d’impôt et remboursable sur 25 ans, à 250 000$/année, ça ce rembourse haut la main !!! C’est toujours bien moins pire que mon ami qui a fait un DEP en mécanique et qui a due, en sortant de l’école, prendre un prêt personnel de 10 000$, à 14% d’intérêt et non déductible d’impôt, pour acheter des outils (car un mécanicien doit fournir ses propres outils et son propre coffre) pour pouvoir travailler à 18$/heure et faire du chômage durant les temps mort. Et consolez vous en vous disant que si elle était allez étudier aux États-Unis elle n’aurait pas 100 000$ de dette mais 300 000$.

  16. c’est malheureux, mais c’est peu en se comparant à n’importe où sur cette planète. Coupez un peu dans vos dépenses tel que cell, ordi dernier cri sans parler des vêtements… Le problème vient du fait que c’est une génération qui a tout eu dans le bec sans faire d’effort (félicitation pour les parents). J’ai retourné aux études tout en continuant à travailler (enfant, maison, voiture neuve..$$ beaucoup de dépense), je peux vous garantir que c’est possible, pas nécessairement facile mais d’autres l’ont fait avant vous. Alors cessez de vous plaindre, relevez vos manches et vous êtes capable.

  17. Personne non personne ne parle de la récupération d’impot aux deux gouvernements pour les études Post secondaire, et ce par l’étudiant lui mème et /ou ce parents. Je ne vais pas vous expliquer les modalités, mais sachez que pour des frais de scolarité de 2000 $ par exemple, l’étudiant récupère environ 1200 $ donc c’a coute 800$ à l’étudiant ou à ces parents Merci

  18. C’est ce que je dit mais il faut voir les 2 côté de la médaille. D’un côté il y a le fait que la plupart des étudiants dépense leurs argent de tout bord tout côté car on s’entend que la majorité des frais de scolarité sont déductible d’impôt et 300$ d’augmentation c’est minime, ça représente moins de 1$ par jour !!! Ils ont juste à arrêter de s’acheter un paquet de cochonnerie et le tour est joué !!!
    Mais de l’autre côté, si le gouvernement était capable de s’administré comme du monde mais surtout s’il avait le courage de faire les coupures qui s’imposent, les frais de scolarité serait la dernière chose qui augmenteraient. 48% des revenues de L’État vont pour les services de santé, pourcentage qui ne cessera jamais d’augmenter étant donné le fait que la population vieillit et que le nombre de travailleur diminue, ce qui peut être justifiable, mais le plus scandaleux c’est que 8% des revenue sert uniquement au remboursement des intérêt de la dettes publique combinée !!! Que le Gouvernement fasse sa job, que les boomers acceptent de recevoir des services à la hauteur de ce qu’ils ont payé au lieux de nous refiler la facture et qu’on laisse les jeunes tranquille pour une foi !!!

  19. @Sentenza
    Merci de cette suggestion lecture (M. Éric Duhaime, L’État contre les jeunes). Il n’y a rien de tout blanc ou tout noir. Chaque génération devra mettre de l’eau dans son vin pour régler les maux de notre société.
    @Clément Pelletier
    Merci de ce rappel intéressant.

  20. Je tiens juste à spécifier que la très forte majorité des étudiants votant pour la grève n’étudient pas dans des domaines ayant beaucoup de déboucher. S’il vous plaît étudiants oubliez le court terme et pensez plus loin que le bout de votre nez. Peut-être ne vaut-il pas la peine d’étudier si vous ne sortirez pas avec un emploi au bout de la ligne. Je vous entends déjà dire que c’est pour votre culture personnelle que vous allez à l’école. Si c’est le cas, de nombreux livres sont disponibles dans les bibliothèques pour des frais de moins de 20$/année. Les sciences politiques (pauvres gens en droit..) et les sciences humaines (excluant la psychologie) ne combattent pas la hausse des frais de scolarité mais souhaitent la gratuité scolaire une idéologie inatteignable à mon humble avis. En tant qu’étudiants, nous sommes égoïstes! Selon un sondage réalisé à l’ESG, environ 70% des étudiants sortiront avec moins de 10000$ de dette à la fin de leurs études. L’équivalent d’une année de travail.

  21. MOi à mon époque je devais travailler pour payer mes études car mes parents ne pouvait pas a cause de la famille nombreuse mais je ne me payais pas des vacances dans le sud comme font les étudiants d’aujourd’hui et pourtant les vacances existait pour tout le monde mais nos priorités étaient principalement de payer nos études et du moment que j’ai commencée à travailler là je me suis payée des vacances mais durant les études pas de vacances . Aujourd’hui les jeunes veulent avoir tout cuit dans la bouche pour une grande majorité d’entres eux.
    Alors un petit conseil, travailler, payer vos études et après vous pourrez voyager.
    Bravo à ceux qui le font et qui ne quemandent pas leurs parents et surtout que les familles sont tellement moins nombreuses.
    Bonne Journée quand même

  22. Je suis désolé mais je trouve cela vraiment pathétique. Le gourvernement nous vole de plus en plus chaque année et on a rien en retour. Sans compter que chaque élu gagne pres de 143 000$ par année plus leur compte de dépense qui est de plusieur centaine de milliers de dollard chaque année et il ne faut pas oublier leur grosse prime de départ tout sa payer avec votre argent. Il va falloir que les québecois se réveille un moment donné et se rendre compte que le gourvernement nous vole et nous donne aucun service de bonne qualité en retour. PATHÉTIQUE. Donc je suis avec c est étudiant dans cette gréve. Le gourvernement nous vole déja asser comme ça

  23. Franchement, il faut arrêter de mettre tous les étudiants dans le même panier. Ceux qui ont la chance de faire des voyages dans le Sud, qui ont une tonne de vêtement et le dernier Iphone sont ceux qui une totale aide de leur parent. Ceux-là, je vous l’assure, ont voté non pour la grève. Il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas que des comptables et des medecins dans la société. Oui, eux autres n’auront pas de diffilcutés à rembouser leur dette parce qu’un emploi les attend déjà avant même qu’ils n’aient fini leur étude. Je répond à l’étudiant en comptabilité qui a la stupidité de dire qu’il vaut mieux ne pas étudier si c’est pour ne pas se trouver un emploi après. Peut-être les gens qui comme moi étude dans le domaine des arts trouveront plus difficilement un emploi après leur diplôme, mais franchement on éliminera pas les artistes du pays parce qu’ils coûtent chèrs à éduquer. L’éducation ne devrait pas être vu comme un bien matériel, comme n’importe quel truc qu’on peut s’acheter si on a un peu d’argent pour. L’éducation c’est la base d’une bonne société éclairée.

  24. Je trouve ça formidable que tu puisses étudier en art, Eh oui ! Un monde sans artistes serait un monde dans lequel je ne souhaiterais pas vivre ! Comme toi je ne mettrai pas tous les étudiants dans le même panier, s’il est vrai qu’une grande majorité des étudiants qui font la dolce vita sont des enfants issus de familles aisés, je peux t’affirmer qu’un bon nombre d’étudiants qui aspirent aux mêmes conditions de vie font l’impossible pour les suivre et les émuler. Quitte à s’endetter.
    Même si j’en avais les moyens, je ne suis pas convaincu que je paierais de mes poches les voyages et les moindres envies de mes enfants adultes. Mais ça, c’est une autre discussion. Personne ici je crois, du moins je l’espère, cherche à revendiquer un autodafé ou l’abolition des facultés des sciences sociales. Je crois que l’idée essentielle est que tous les étudiants, compte tenu de leur champ d’étude, paie un prix juste et équitable socialement. Ce qui signifie que les disciplines qui en bout de ligne fournissent un potentiel salarial plus élevé devraient par conséquent couter plus cher. Un domaine comme l’étude des Arts, avec un grand A, devrait couter moins cher que les précédents mais sensiblement plus qu’il n’en coute présentement.
    Sans être condescendant, mon intention originelle et peut-être même celle du futur CA, était de souligner l’importance pour un étudiant de ne pas se surendetté pour obtenir un diplôme qui offre très peu de débouchés immédiatement monnayable. .

  25. @Vanessa Tu es l’exemple type de l’éternel étudiant !!! Je serait prêt à gager une année de frais de scolarité avec toi que le jour où tu réalisera que ton diplôme en art ne vaut pas de la m…. tu vas retourner à l’université pour faire un vrai diplôme !!! L’étudiant en comptabilité à 100% raison dans ce qu’il dit !!! Juste pour le fun, c’est quoi le type de job qu’un diplôme en art peut te permettre d’avoir ??? Et faire la grève c’est encore plus idiot que de faire un cour sans avenir car pendant que tu fait ta petite grève, les cours eux continues !!! Si tu coule ta session à cause que tu a fait la grève ben vas falloir que tu la reprenne donc tu vas payer encore plus de frais de scolarité !!! Donc arrête de brailler pis vas à l’école pis arrange toi pour finir ton cour le plus vite possible pour en payer le moins longtemps possible !!! Il y a même des étudiants en grève qui ont tenté d’empêcher mon ami qui étudie en administration, qui a déjà sa job et qui finit au printemps d’allez à son cour pour remettre un travail !!! Ça presque finit aux poings cette fois là!! Ha mais c’est vrai, j’oubliais que tu fait un bac en art et que tu est là pour encore 10 ans puisque tu seras obligé d’en faire un autre pour travailler…..

  26. Cher Sentenza,
    Je trouve ça scandaleux qu’un mécanicien en herbe ne soit pas en mesure de déduire ses frais d’équipements, surtout en start-up. Es-tu sur de ce que t’avances ??
    En tkas, si j’avais un de mes gars qui me viendraient un jour pour m’annoncer qu’il songe à devenir plombier, maitre électricien, apprenti boucher, pour un jour avoir sa boucherie, je peux t’affirmer que j’en serais très fier.
    Entre casquer 5000.00 piastres pour une virée à Cancun ou pour un set de débutant d’outils SNAP ON, je pense que tu connais déjà ma réponse.

  27. J’ai honte de ma société quand je vous vois agir en cabochons à la télé lors de vos manifestations. J’espère juste que vos frais vont être augmentés comme prévu, comme ca, vous allez peut-être cesser de glander sur les bancs d’école vut que ca coute plus cher, ca vous fera peut-être chier de pocher une session? ainsi vous vous retrouverez sur le marché du TRAVAIL! pour rembourser vos prêts et bourses et payer vos esti d’impots. Enfants rois dont les parents n’ont jamais été capable de dire NOWAY CA MARCHE PAS DE MÊME: welcome dans la jungle de la vie! merci bonsoir.

  28. Cher CoCoRiCo
    Honnêtement, mon ami n’est pas le plus allumé quand vient le temps de trouvé un moyen de payé moins, ça l’a pris 2 mois à l’achaler à tout les jours pour qu’il appelle Fido pour demander d’avoir un rabais sur son forfait après 3 ans avec eux sans contrat mais c’est vraiment ce qu’il a due faire. Probablement que lorsqu’il fera son rapport d’impôt il pourra plus me le dire mais il n’a pas droit au crédit d’impôt pour travailleur autonome ni accès à des taux d’intérêts « subventionné » à 3-4% donc il a due allez chez Desjardins et prendre un prêt. Sa mère à même due l’endosser car la caisse lui disait : On peut pas te prêter, tu n’a pas de job. Oui mais pour avoir une job, ça me prend des outils pis pour avoir des outils sa me prend de l’argent !!! Ouin mais pour l’instant tu n’a pas de job donc tu ne pourras pas rembourser…….. Pas mal plus dur à supporter qu’un prêt étudiant à 0% payable sur 25 ans !!!

  29. Fin des études universitaires: 1969
    dette étudiante: $12,000
    premier emplot, salaire $6,000
    tremps de remboursement: 8 ans
    quand les étudiants d’aujourd’hui auront ce profil je commencerai à les plaindre. entretemps, qu’ils retournent aux études et préparent leur avenir.

  30. « Une étude chiffre à 7 000 le nombre d’étudiants qui seraient dissuadés par la hausse. Le Québec pourrait donc se priver d’une somme approchant les 1,2 milliards de dollars en impôts futurs avec cette hausse des frais de scolarité. »
    http://www.ralliementcitoyenqc.org/2012/02/27/greve-et-frais-de-scolarite/
    L’argument de l’accessibilité existe bien. Maintenant, la question est : va-t-on combler ce manque avec des étudiants étrangers?

  31. Ce n’est pas le gouvernement qui vous volent, il donnent plus qu’il n’en faut pour l’éducation en fait, ce sont vos dirigeants, vos administrateurs en place et ceux à la retraite qui bouffent tout l’argent en salaire et en compensation à coup de millions, c’est vous qui payez ça je vous signale.

  32. Je comprends très bien la situation de votre fille, Johanne. Je me suis embarqué dans un baccalauréat de 4 ans et je vis sur une marge de crédit depuis le début de mes études. Je n’avais même pas les moyens de me payer mes livres pour ma première session, alors imaginez pour l’appartement, les frais de scolarité, le transport, etc. Cependant, je voulais vraiment étudier et je me voyais tellement aller à l’université! Les banques se sont donc réjouies de me faire réaliser mon rêve… à crédit!

    Il me reste deux ans d’études à faire pour compléter mon bacc et je suis déjà endetté de 45 000$. Je prévois que ça grimpera à environ 100 000$ d’ici la fin de mon bacc. Comme je serai un diplômé endetté dans les six chiffres, je crois que pour la maîtrise, on repassera! Je vais plutôt me mettre en mode remboursement!

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