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12/11/2009

Jeux vidéo: la génération Y déjoue la récession

IStock_Jeux-vidéos Je ne connais pas grand-chose aux jeux vidéo. Mon unique expérience sur la Wii fut tout de même mémorable. J’ai eu un résultat parfait en chantant Roxanne de The Police (Rock Band). Une prouesse, m’a-t-on dit (vraiment?). À la veille du Sommet international du jeu de Montréal, l’expertise des Québécois dans ce domaine est par contre un exploit digne de mention.

Le jeu vidéo a généré mondialement près de 50 milliards de dollars en revenus l’an dernier. Au Québec, 55 entreprises emploient plus de 6 600 personnes. Malgré la crise économique, notre province demeure un pôle stratégique où se développe une dizaine de nouveaux jeux chaque année. Et plusieurs de ces développeurs sont des Québécois de la génération Y.

Je pense entre autres à Dominique Brown qui a fondé Beenox en 2000. À 21 ans, le jeune homme (et ses six employés) ne souhaite rien de moins que conquérir le monde! Dix ans plus tard, la mission est en voie d’être accomplie. L’entreprise emploie aujourd’hui plus de 300 travailleurs spécialisés. Ceux qui ont développé le jeu Guitar Hero Smash Hits ont été sélectionnés en 2008 dans le Top 50 des meilleurs développeurs de jeux au monde (33e). Précisons qu’Ubisoft Montréal a terminé 3e en 2009. Beenox a également été sacré meilleur employeur du Québec en 2008 (petite entreprise).

On dit que la génération Y est la première à avoir pu jouer à des jeux vidéo dès le plus jeune âge. Ce qui s’est révélé payant dans le cas de Dominique Brown. Mais on entend aussi que les « Y » sont des individualistes qui n’aiment pas les contraintes et qui placent souvent le travail au second plan. L’exemple de Beenox semble prouver le contraire. La compagnie a même créé son Petit guide (illustré) de la conquête du monde où elle dévoile ses valeurs et sa vision. Original et étonnant. 

Souhaitons que le « développeur de jeux vidéo le plus cool à Québec » incite d’autres jeunes à poursuivre leurs rêves et à devenir entrepreneur. Notre belle province a besoin de toutes les générations pour se prendre en main et assurer son avenir

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Sophie StivalSophie Stival

Négocier des milliards de dollars pour une grande banque canadienne sort de l'ordinaire. C'est ce que Sophie Stival a fait durant plus de dix ans. Depuis l'automne 2008, Sophie est journaliste indépendante et écrit des articles à saveur financière. Elle a notamment collaboré avec le journal les affaires, le magazine Châtelaine et la revue Conseiller. On peut aussi voir Sophie à la télé où elle tient occasionnellement une chronique sur l’actualité économique et financière.