Récession et rouge à lèvres

IStock_000014924498XSmallPar Sophie Stival

Quels petits luxes nous redonnent le sourire quand ça va mal? 

Le PDG d’Estée Lauder, Leonard Lauder, a remarqué qu’en 2001, pendant la récession, les ventes de rouges à lèvres ont brusquement augmenté. Le « lipstick index » était né. 

Selon cette théorie, les femmes sont prêtes à se serrer la ceinture quand elles magasinent leur garde-robe pendant une récession, mais elles compenseront en s’achetant plus de cosmétiques.

Chaque ralentissement économique semble avoir son défouloir. Pendant la crise des années 30, les ventes de billets de cinéma ont bondi, explique au magazine Time, M. Lauder.

Et cette fois-ci?


Eh bien, ce sont les vernis à ongles qui ont pris le relais en 2008-2009. Du premier semestre de 2008 à juin 2011, les ventes de vernis ont augmenté de 65 % aux États-Unis! Contrairement à une jolie paire de chaussures, le vernis permet aux femmes de choisir la teinte qui leur plaît à petit prix. 

Les couleurs et les noms sont de vrais baumes contre la récession… Par exemple? Un vert larmes de sirène, un rouge fou rire, un jaune mimosa, un rose super bossa-nova, qui dit mieux?

Liste de plaisirs coupables

Le magazine Time dresse une liste de plaisirs que l’on s’accorde même quand l’économie ralentit.

En 2009, les ventes de livres Harlequin ont grimpé de 7 % alors que les quatre années précédentes, elles avaient stagné.

Lorsqu’une récession frappe, on s’achète également plus de beignes, de chocolat et on mange plus d’aliments des chaînes de restauration rapide. On ne se serre pas la ceinture de la bonne façon, on dirait…

Quand les temps sont durs, on sera plus enclin à tenter sa chance en s’achetant un gratteux ou un billet de loterie. 

Enfin, plusieurs consommateurs vont substituer leur marque de médicament populaire à son générique, moins coûteux.  

Où coupez-vous en premier, quand vous êtes serré? 

 

3 réflexions au sujet de « Récession et rouge à lèvres »

  1. ====Où coupez-vous en premier, quand vous êtes serré? ====
    Je coupe sur tout à l’exception de la nourriture.
    Ça dure moins longtemps

  2. Qui coupe quoi dépend surtout de qui gagne quoi. Le peuple élu, je parle bien sûr de ce célèbre 1% dont tout le monde parle, bien, je ne pense pas qu’il coupe grand-chose. Certains, par pudeur ou par gêne remiseront la Maybach et sortiront la Buick, le temps que la tempête passe.
    Pour le reste de la plèbe, y compris moi. Les frivolités passent au couperet, c’est clair. Adieu resto, cinéma, latte et capu, jeans chicos, télé plasma, nouveau Xbox et j’en passe. Bonjour SuperC, Village des Valeurs, vente de garages, NetFlix. Les seules gratifications rebelles sont deux ou trois voyages mensuels à une épicerie fine pour agrémenter les soupers de fds en famille…

  3. On coupe certains petits luxes, on apporte notre vin au resto au lieu de le prendre sur place et on choisit des plats moins chers, on cherche davantage les rabais pour les vêtements, les vacances, la rénovatiion du condo, on achète des articles de bonne valeur mais un peu moins sophistiqués et… on arrive à balancer à la fin de l’année! On peut prendre plaisir à faire des choix, ça s’apprend, et puis on se dit que l’on fait de la simplicité volontaire, ça fait plus écologique, pardon C’EST plus écologique! Moins on consomme, moins on pollue!

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