Un Canadien sur deux songe à quitter son emploi

Stress_IS Par Sophie Stival

En avez-vous marre de votre boulot? Il semble que oui. « Un Canadien sur deux songe à quitter son emploi », titre un sondage mené par le cabinet-conseil Mercer.

On a posé une centaine de questions à près de 30 000 travailleurs dans 17 pays. Parmi eux se trouvaient deux mille Canadiens. Petit bémol : aucun ne travaillait dans le secteur public. 

Cette indifférence des travailleurs du privé envers leur employeur est lourde de conséquences. Les gestionnaires d’entreprise ont intérêt à analyser les données de cette étude. Quelques leçons s’imposent.


Conciliation travail-famille, épuisement professionnel, démotivation sont des problématiques qui contribuent au désengagement des employés. Ajoutez à cela une rémunération et des avantages sociaux jugés insuffisants et vous avez là les principaux ingrédients de l’insatisfaction au travail.

Engagement des employés

Sans véritable engagement des travailleurs, il est difficile d’influencer la productivité et de fidéliser les employés, explique la firme Mercer. Pour susciter cet engagement, il faut « prendre le pouls » des employés en leur demandant régulièrement quelles sont leurs préoccupations.   

Dans ce sondage, on définit l’engagement ainsi : « état psychologique dans lequel l'employé sent un intérêt personnel dans la réussite de l'entreprise et où il est à la fois disposé et motivé à offrir un rendement qui dépasse les exigences de son poste. L'engagement traduit son sentiment à l'égard de l'ensemble de son expérience de travail: l'organisation, ses dirigeants, son milieu de travail ainsi que la reconnaissance et les récompenses qu'il reçoit pour ses efforts ». Ça va assez loin, je vous l’accorde.

Satisfaction au travail

J’ajouterais que l’engagement est intimement lié à la satisfaction au travail. Ça signifie aussi pour le travailleur une certaine clarté dans les tâches ou le mandat à accomplir. Et une rétroaction quant aux résultats (en lien direct avec la rémunération). Quand on sait ce qu’on a à faire et surtout, qu’on nous dit pourquoi on le fait, on peut mieux comprendre qu'elle est notre contribution à l’entreprise. Peut-être qu’on aura alors le goût d’en faire un peu plus. 

De nos jours, la satisfaction au travail passe par une certaine souplesse dans l’organisation du travail. Parfois, le fait de commencer plus tôt et de terminer plus tôt peut faire toute la différence (ou l’opposé). Si on a la garde partagée de ses enfants, on peut travailler un peu moins une semaine et se reprendre la semaine suivante. Certains gestionnaires le permettent. Un employé qui se sent épaulé, sera plus productif. Tout le monde y gagne.

Songez-vous parfois à quitter votre emploi? L’avez-vous déjà fait? Pourquoi?

 

9 réflexions au sujet de « Un Canadien sur deux songe à quitter son emploi »

  1. —-Petit bémol : aucun ne travaillait dans le secteur public. —-
    Pas d’accord avec le « petit » bémol.
    Quel euphémisme!
    C’est un bémol avec une annotation pour « fortississimo ».
    Il faudrait être fou pour vouloir quitter un emploi à la fois très bien payé et protégé
    par une union.
    Quand je dis très bien payé, ça signifie très au-dessus du salaire de la masse.

  2. Avant de changer de main et de nom, la Gulf Oil Co n’avait pas de problème de grève
    pas le moindre mécontentement de la part des employés. L’entreprise y veillait.
    Dès que soufflait un vent de crise au sein des pétrolières concernant la maind’oeuvre
    L’entreprise améliorait le point critique correspondant préventivement.
    L’ambition démesurée des patrons prendra fin avant 50 ans, ça c’est sûr.
    Et ça ne se fera pas à l’amiable.

  3. —-Cette indifférence des travailleurs du privé envers leur employeur est lourde de conséquences. —-
    Indifférence???? …. merde!
    Quand il y a indifférence, rien n’est à gagner ou à perdre.
    Un employé quitte son emploi lorsqu’il n’a rien à perdre.
    Un employé bien traité ne songe pas à changer d’emploi.
    Un jour ou l’autre, un cheval mal nourri et maltraité rue dans les brancards et se
    tourne contre son maître.

  4. À « Ajoutez à cela une rémunération et des avantages sociaux jugés insuffisants et vous avez là les principaux ingrédients de l’insatisfaction au travail. »…Je réponds:
    Les DÉLOCALISATIONS et les CHANTAGES à l’emploi ont révélé l’objectif principal de la « MONDIALISATION »: instituer un nouvel esclavage en mettant en concurrence directe les salariés de tous les pays, grâce à la suppression des barrières douanières et des restrictions à la circulation des capitaux.
    A travers une série d’accords internationaux (établis depuis 1995 dans le cadre de l’OMC), cette déréglementation a permis aux multinationales de dissocier totalement le lieu de production du lieu de vente, en délocalisant les usines en Chine pour vendre les produits en Amérique du Nord ou en Europe, là où se trouvaient les consommateurs et le pouvoir d’achat.
    Au début, les délocalisations ne concernaient que les emplois industriels. Aujourd’hui, elles touchent tous les secteurs, y compris le tertiaire (comptabilité, services informatiques, call-centers…) la haute technologie, ou la recherche et développement.
    Les délocalisations continueront tant que les entreprises auront le moindre profit à y gagner, c’est à dire tant que le salarié européen ou nord-américain n’aura pas accepté les mêmes conditions que le salarié chinois, en travaillant 70 heures par semaine, 6 jours sur 7, avec une semaine de vacances par an, sans protection sociale.
    Certains espèrent qu’avec le temps, les salaires des « pays émergents » rejoindront ceux des pays occidentaux. Mais cet espoir est illusoire tant que l’absence de démocratie dans les pays émergents empêche toute revendication sociale pour l’amélioration des salaires et des conditions de travail. De même, tant que la surpopulation assure une surabondance de main d’oeuvre disponible, l’égalisation des conditions de travail et des salaires ne peut se faire que par le bas.
    Cette baisse massive et durable du coût du travail pour les entreprises rend moins utiles les investissements dans la robotisation des moyens de production, les esclaves coûtant encore moins cher que les robots. Ainsi, les usines délocalisées en Europe de l’Est ou en Chine ressemblent aux usines des années 70, avec un retour au travail à la chaine des ouvriers.

  5. @INFOMATCH | 25 juin 2011 18:20:19
    Comme dans un gala ….. Et les gagnants sont : l’Inde et la Chine
    Eux se sont industrialisés à nos dépends et continuent à le faire.
    Pour nous le pouvoir d’achat, à bientôt 10.00$ hre pour une plus grande masse, disparaitra bientôt. Le tiers monde ce sera nous. La mondialisation était une arnaque, un complot, une conspiration pour le controle de la masse.
    Il restera quelques riches en occident, comme en Chine avant son développement.
    Un tableau assez dramatique mais réaliste.
    Mais , ici dans nos Amériques, le peuple a connu des révoltes et querres civiles.
    Alors ici, au contraire de l’Asie, ce sera la révolte.
    Je vois mal un canadien vivre dans une cabane au milieu de son jardin.

  6. Songez-vous parfois à quitter votre emploi? L’avez-vous déjà fait? Pourquoi?
    NON. OUI. RÉNUMÉRATION ET AVANTAGES SOCIAUX INSUFFISANTS.

  7. @Maurice Lalancette
    « Mais , ici dans nos Amériques, le peuple a connu des révoltes et querres civiles.
    Alors ici, au contraire de l’Asie, ce sera la révolte.
    Je vois mal un canadien vivre dans une cabane au milieu de son jardin. »
    « Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir. »
    Jean-Paul Marat (1743-1793), scientifique, journaliste et protagoniste important de la révolution française.
    « Il y une chose pire encore que l’infâmie des chaînes, c’est de ne plus en sentir le poids. »
    Gérard Bauër (1888-1967), écrivain Français.

  8. Moi je vois 2 côté à cette situation. D’un côté effectivement les salaires sont trop bas. Notre pouvoir d’achat a considérablement diminué depuis 20 ans. Mais de l’autre côté, il y a bon nombre de gens que peut importe ce qu’ils ont ils ne seront jamais contant. Combien de gens que je connait sont payé à l’heure, se dépêche pour finir le plus tôt possible, pour ensuite venir chialer qu’ils ne font pas assez d’heure donc d’argent. Trop de personne ont perdu le sens du « travail » et tout ce qui les intéressent c’est la paye. Moi j’ai pour mot dire que plus un employé s’applique dans sont travail, plus l’employeur est satisfait. Plus l’employeur est satisfait, plus il est reconnaissant envers sont employé. Plus l’employé sent qu’il est apprécier, plus il s’appliquera dans sont travail. C’Est une roue qui tourne et je pense qu’a la base c’est au travailleur d’y mettre du sien. Et si il se rend compte que sont employeur en a rien a fouttre de lui, qu’il change de job. Un bon travailleur ne reste jamais bien longtemps sans emplois.

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