Socialisme sur le web…

IStock_000014818174XSmallPar Sophie Stival

En cette période mouvementée circule sur le web un court texte qui tente de démontrer l’absurdité du socialisme. Peut-être l’avez-vous lu? 

On y relate l’expérience qu’a tentée dans sa classe un prof. L’histoire est-elle vraie? J’en doute. Mais celui ou celle qui a écrit ce texte (un Français probablement) voulait faire passer un message.

La démonstration est plutôt convaincante. Je vous laisse en juger. 


 Socialisme en classe 

Un professeur d'économie dans un collège a annoncé qu'il n'avait jamais eu un étudiant qui avait failli son cours (au Québec on écrirait échoué ou coulé), mais il s'est retrouvé à faillir une classe entière récemment. La classe entière avait insisté pour dire que le socialisme fonctionne et que, par conséquent, personne ne serait pauvre ni riche. Un égaliseur extraordinaire. 

Alors, le professeur annonça : « D'ACCORD ! Nous allons tenter une petite expérience en classe ». Je prendrai la moyenne de toutes vos notes. Vous aurez alors tous la même note, personne ne faillira ni n'aura un A…. (En remplaçant les dollars par des notes, on aura un résultat plus concret et mieux compris par tous).

Après le premier examen, les notes furent moyennées et tout le monde obtint un B. Ceux qui avaient étudié fort étaient déçus et ceux qui avaient étudié peu étaient ravis. Lors du deuxième examen, ceux qui avaient étudié peu étudièrent moins et ceux qui avaient étudié fort décidèrent de prendre la route du peuple libre et étudièrent peu. 

La moyenne du deuxième examen fut un D! Personne n'était content. Lors du troisième examen, la moyenne fut un F. Pendant les examens ultérieurs, les notes ne montèrent jamais, les pointages de doigts commencèrent, les jugements dominaient les conversations et tout le monde se sentait mal. Personne ne voulut étudier au bénéfice de l'autre.

À la grande surprise de tout le monde, ils faillirent tous. C'est alors que le professeur déclara que le socialisme était pour faillir ultimement, car lorsque la récompense est grande, l'effort pour réussir est grand aussi. Mais lorsque le gouvernement enlève toutes les récompenses, personne ne fournira l'effort ni ne voudra réussir.

Les 5 phrases qui suivent sont possiblement les meilleures conclusions sortant de cette expérience :

  1.  Vous ne pouvez pas ordonner aux pauvres d'obtenir le succès en ordonnant aux riches de ne plus en avoir.
  2. Ce qu'une personne reçoit sans avoir à travailler, une autre personne doit travailler sans en recevoir la récompense.
  3. Le gouvernement ne peut donner quelque chose à quelqu'un sans l'avoir enlevé à quelqu'un d'autre auparavant.
  4. Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant!
  5. Lorsque la moitié du peuple perçoit l'idée qu'ils n'ont pas besoin de travailler, car l'autre partie va s'occuper d'eux et lorsque l'autre moitié comprend que ça ne vaut pas la peine de travailler, car quelqu'un d'autre récoltera ce qu'ils méritent par leurs efforts, cela est le début de la fin de toute une nation.

                                                    FIN

Nous souhaitons tous un partage plus équitable de nos richesses. Est-ce à dire que seuls certains doivent faire leur « juste part »? Peut-être que la réponse est oui. Tout est question de point de vue, de valeurs. Mais quand on joue trop aux idéologues, qu’on tient mordicus à ses idées, on s’éloigne du plancher des vaches.

Socialisme et égalité

Dans un régime dit socialiste, c’est l’État qui possède les principaux moteurs économiques. L’entreprise privée et la réussite individuelle sont moins valorisées. L’humain étant ce qu’il est, le succès d’une telle idéologie est peu réaliste. Et de penser que nous sommes tous égaux est encore un plus grand leurre, il me semble. Selon notre pays de naissance, notre sexe, notre bagage génétique, notre QI, notre milieu de vie, nos chances de réussite sont très variables et inégales.

Une amie m’a fait une réflexion intéressante récemment. Son frère doit épouser une Cubaine cet été. La famille de la mariée est, me dit-elle, très éduquée. L’école et l’université étant accessibles, une sœur est devenue médecin, l’autre pharmacienne et le père, un scientifique. Pensez-vous que ces dames exercent leur métier? Non. Elles travaillent plutôt dans des complexes hôteliers où elles gardent notamment des enfants. C’est plus payant. 

Opposer le capitalisme au socialisme c’est facile. Modérer sa pensée, trouver des solutions de compromis l’est beaucoup moins. Le conflit étudiant au Québec et l’adoption du projet de loi C-38 à Ottawa nous le prouvent. 

Qu'en pensez-vous?

 

9 réflexions au sujet de « Socialisme sur le web… »

  1. L’illustration du « Socialisme en classe » est un grand classique en réalité de celle du communisme, pas du socialisme. La métaphore a été utilisée a toutes les sauces.
    La première semaine ou j’ai habité en Chine, dans une petite ville peu connue puisqu’elle ne fait que 8 millions d’habitants, marchant dans la rue avec des copains Chinois âgés de 23 a 28 ans, j’ai été choqué de voir des mendiants dans la rue, dans des quartiers d’affaire et achalandés.
    Je m’arrête, enfin j’essaie mais pris dans la foule, je ne fais en fait que ralentir le pas (c’est çà la Chine: elle n’est pas en marche, elle ne peut plus s’arrêter. Nuance) et j’interpelle mes chums Chinois en leur demandant comment il est possible et comment eux, Chinois, peuvent accepter de voir dans un pays communiste des gens mendier dans la rue.
    Leur réponse ne s’est pas faite attendre; d’un seul élan, d’un seul mouvement de tête, d’une seule voix ils m’ont rétorqués: « Ce ne sont pas des pauvres, mais des paresseux! ».
    Tin Toé!
    Communisme, socialisme, anarchisme, nihilisme, capitalisme, religions
    n’ont plus qu’un seul dénominateur commun:
    l’argent comme seul et unique outil pour avoir accès au BONHEUR TOTAL,
    alors qu’il n’y a pas si longtemps, le bonheur n’était qu’un des outils,
    avec l’argent, le respect, la reconnaissance des valeurs, l’éducation, la nourriture, l’amour,
    pour assumer son rôle d’humain et trouver son équilibre.
    Le bonheur n’ était pas une fin en soi mais un moyen. Les gens seraient-ils devenus des Ânes?
    Ou des Mulets, qui est aussi un poisson et comme aujourd’hui c’est vendredi, jour du poisson, je me ferai bien un Maquereau… après être aller chez le Merlan voir sa Morue. Facile, on m’a tendu la Perche. Aller, j’Arrête, je Plie.

  2. Le bétail aussi avance avec une carottes, donc l’humain étant que du bétail…
    Le Capitalisme n’est qu’une autre Dictature, celle du Almighty dollar….
    Tu peux être ti-coune et lobotomisé, mais si ta famille a réussi tu as tout l’argent dans ta poche…
    C’est vrai que ce système est tellement mieux que le socialisme de la cigale paresseuse…

  3. C’est curieux , mais l’exemple de cette histoire ce n’est pas du socialisme mais plutôt du communisme , pas vraiment la même chose !!!! Quand aux  » conclusions  » qui suivent , elles sont plutôt la définition exacte du capitalisme ou les  » employés  » travaillent pour voir le fruit de leurs efforts empochés par les  » actionnaires  » . Et c’est vrai le gouvernement ne peut donner des subventions et crédits d’impôts aux  » entreprises  » sans exiger des  » concessions  » de leurs employés . Quand à la conclusion 5 , c’est en effet ce qui risque d’arriver le jour ou tous les  » employés  » réaliseront qu’ils n’ont et n’auront jamais aucunes chances de basculer dans le camp de ceux qu’ils font vivre et enrichissent par leur travail , ceux qui ont compris qu’ils n’ont qu’à utiliser le travail des autres pour augmenter la valeur de leur  » placements  » .

  4. C est bizare quand on demande de la justice, on ait communiste, socialisme de la droite de la Gauche. Mais quand il y a de la corruption et que les entreprise délabitent les ressources c est quoi le capitaliste. Je ne crois pas que les gens soient paresseux, nous ic on a sorti les gens de la foret et on essaie de les sortir de la peche. On veut introduire des entreprise et on a déjà ruiné la peche en introduisant de gros bateau de peche et avec la surpeche, c est de la mauvaise gestion et si les gens chialle vous etes des communistes. Les ressources c est a tous le monde, si quelqu un travail et rapporte des milliard a une entreprise c est normal qu ils recoivent un salaire décent. J ai rein contre les riches mais l argent ne poussent pas dans les arbre il faut qu ils le prennent a quelque part cette argent.

  5. vous savez, le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme,
    le comunisme… ben c’est le contraire!
    on est pas plus avancé avec aucun des cas..
    la fable écrite sur ce suposé prof qui aurait fait ce projet, et les conclusion parlant d’une moitié se laisant vivre par l’autre miotié. c’est une fable à l’encontre du comunisme le plus pur qui soit et cette fable est purement de l’invention, parce que si les élèves étaient convaincus de leur idée, ils auraient rapidement compris qu’il fallait, une fois le défi lancé jouer le jeu et vous auriez vu les élèves les plus doués donner les leçons à ceus qui l’étaient moins sachant que la meilleur façon d’augmenter la moyenne d ela classe était de s’assurer que tout le monde réussisse. Le socialisme n’implique pas de donner plein salaire à ceux qui ne travaillent pas. L’aide sociale, ce n’est pas un salaire! et c’est une faible portion de la population qui y est pris.
    Car voyez vous le Canada est un pays socialiste, santé et éducation fournies par l’état, aide sociale, assurance-emploi obligatoire, fiscalité permettant une redistribution de la richesse… ON EST SOCIALISTES!
    Vous ne pouvez pas ordonner aux pauvres d’obtenir le succès en ordonnant aux riches de ne plus en avoir. DONC ON RECONNAIT LE MÉRITE DE RICHES, ON LEUR DEMANDE PAR CONTRE DE CONTRIBUER À L’IMPOT POUR DONNE UN COUP DE POUCE AUX PLUS PAUVRES SIMLPEMENT.
    Ce qu’une personne reçoit sans avoir à travailler, une autre personne doit travailler sans en recevoir la récompense. EFFECTIVEMENT LES ACTIONNAIRES DE L’ENTREPRISE OU VOUS TRAVAILLEZ SE PARTAGENT LES PROFITS DE VOTRE LABEUR ET ILS N’ONT PAS TRAVAILLÉ…
    Le gouvernement ne peut donner quelque chose à quelqu’un sans l’avoir enlevé à quelqu’un d’autre auparavant. N’EST-CE PAS LÀ UNE VARIANTE DU CONSTAT NUMÉRO 2? OUI C’EST CE QU’ON APPÈLE L’IMPÔT,
    Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant! NON MAIS ON PEUT SE RETROUVER AVEC UNE RICHESSE MIEUX RÉPARTIE. ON NE SERAIT NI PLUS NI MOINS RICHES COLLECTIVEMENTS,
    Lorsque la moitié du peuple perçoit l’idée qu’ils n’ont pas besoin de travailler, car l’autre partie va s’occuper d’eux et lorsque l’autre moitié comprend que ça ne vaut pas la peine de travailler, car quelqu’un d’autre récoltera ce qu’ils méritent par leurs efforts, cela est le début de la fin de toute une nation AVEC LE TAU DE CHOMAGE À 8% TAUX D’AIDE SOCIALE À ENVIRON 8 % ON EST TRÈS LOIN DE LA MOITIÉ DES GENS SE FAISANT VIVRE PAR LES AUTRES… ET CEUX-CI RECOIVENT DES MONTANTS DÉRISOIRES COMPARATIVEMENT À UN VRAI SALAIRE… PEUT-ÊTRE QUE POUR LES MONTANTS VERSÉS ÀUX ENTREPRISES EN SUBVENTIONS EXORBITANTES, IL SERAIT PLUS PERTINENT DE LES CONTESTER!

  6. Très bien dit fredduchesne! Tout ses -ismes sont des concepts qui tiennent de moins en moins à l’aube du XX1e siècle. Comment peut-on même considérer le socialisme quand on connaît les raisons de l’effondrement du mur de Berlin, la corruption en Union Soviétique, les millions de gens morts sous cette bannière rouge. Fredduchesne est juste lorsqu’il mentionne que le Canada est un pays socialiste. On a même la prédominance de rouge sur le drapeau, couleur souvent réservée au pays socialistes. De considérer une telle approche est une trè forte giffle en plein visage de nos grand-parents et arrière- grand- parents qui se sont démenés corps et âmes pour érigez des chartes sur les libertés individuelles et collectives, mais aujoud’hui, perdus dans les images que nous sommes, semblons étrangement comfortable dans la dégénération de notre environnement social. Il y a assez de tout sur terre pour subvenir à tous les humains et tout ces -ismes ne sont que des concepts menés et décidés par une minorité exponentiellement riche qui elle, se complait et s’auto-suffit en rêvant d’une société mondiale menée par elle-même , une élite supra-capitaliste, ayant une main d’oeuvre docile (nous tous), sous une bannière communiste qui ferait étrangement penser à 1984 d’Orwell ou Le Meilleur des Mondes de Huxley. Ce sont des idéologies morbides quant à la liberté de l’expression humaine même. Merci @ Vignoble Individu aussi pour son témoignage éloquent.

  7. 8% de chomage, 8% assistance social, ajouter les enfants reliés a ces personnes, ajouter la personne dans le couple qui ne travail pas (par choix), les etudiants de 5 a 16 ans, ajouter les personnes retraité, ca commence a faire plus proche du 50%.
    Disons comme 40%, le chiffre magique au Québec, la portion de la population qui ne paie pas d’impôt.
    La fable est une facon de dire qu’une population se doit de contribuer a sa facon a sa collectivité, par l’impôt ou autre. Il n’y a pas que l’impot que nous pouvons faire pour aider, bénévolat, aide au devoir, CHSLD etc. L’orgueil, la fierté ca n’a pas de prix.
    Les actionnaires de compagnie travail moins, mais ils ont pris le risque monétaire, ils utilisent leurs force autrement, le risque monétaire fait en sorte que des gens ont un travail.
    Une subvention qui permet de créer ou maintenir 200 emplois, ca reste un investissement stratégique, 200 personnes qui paient 10 000 en impot, c’est 2 millions par années en revenus et des gens qui consomme, mais qui ne recoivent pas d’aide gouvernemental, L’inverse, 200 en chomage coute 2 millions au gouvernemnt.

  8. Sylvain fait illusion au taux d’inactivité dans une société. Montréal est une des agglomérations métropolitaine nord-américaine avec le taux le plus élevé ( à cela il faut ajouter également les étudiants universitaires et les chercheurs d’emplois découragés qui ne touchent pas d’assistance sociale).
    Bref, ce n’est pas un taux qualitatif qui mesure le poids coutant d’une société, mais plus d’un taux qui mesure les forces vives inactives et surtout improductives, donc, non contributives all fameuse pizza all dressed.
    Aussi simpliste que cela puisse paraitre. On ne s’en sort pas de cette analogie de la pizza all dressed que j’ai donné précédemment.
    En fait, le véritable problème du capitalisme, c’est qu’il n’existe plus, d’un autre système concurrent pour lui faire contrepoids.
    Durant la grande dépression des années trente, toutes les démocraties occidentales et même le bloc nord- américain ont plus ou moins flirté avec les idées véhiculées par les mouvements extrémistes, de gauche comme de droite. Certaines idées furent récupérées et d’autres ignorées. De nos jours, l’ancien empire du mal est devenu le farouche porte étendard du capitalisme sauvage, tandis que l’autre puissance communiste a adopté un capitalisme dirigiste de type mercantiliste, un héritier direct du colbertisme.

  9. Tellement dommage, j’ai donné la réponse il y a plus de 2000 ans et personne n’a encore compris la lecon. Pire encore, certains prétendent l’enseigner en mon nom.
    Socialisme, capitalisme, creditisme, communisme. Que faites-vous de la règle d’or?
    Prenez exemple sur Noé: Une famille qui vit pendant 40jrs sur un bateau. Tous les buts et motivations viennent de changer.
    Considérez cette terre ou ce pays comme un bateau et votre nation ne sera plus ballotée par les isme mais par un but.
    Et si au lieu d’une arche, c’était un vaisseau intergalactique avec plus de 100,000 habitants à bord, serait-ce différent? Vivez avec un but et partagez le. Tout le reste changera

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