Qui sont ces 1 % plus riches?

Argent_ciel_ISPar Sophie Stival

Vous souvenez-vous du mouvement « Occupons Wall Street »? Des indignés qui scandaient « Nous sommes les 99 % de la population et on en a marre des dérives du capitalisme financier! ». 

Au banc des accusés, on retrouve ce 1 % de plus riches. On personnifiait ce petit groupe sélect en les nommant : des banquiers, des spéculateurs et j’en passe… 

On connaît la suite. Après avoir gagné une soixantaine de pays et pris de l’ampleur, le mouvement s’est tranquillement éteint faute de demandes claires et de têtes dirigeantes.

Ces manifestations ont tout de même eu du bon. Elles ont pointé du doigt l’écart grandissant qui existe entre les riches et les pauvres. 

Chez nous, qui sont ces 1 % plus riches? Des professeurs de l’Université de la Colombie-Britannique ont publié le mois dernier une étude fouillée sur la situation canadienne. Depuis 30 ans, l’augmentation des inégalités est réelle.

À la fin des années 70, le 1 % de la population la plus riche détenait 8 % des revenus totaux. De nos jours, c’est presque 14 %.

Portrait-robot  

Au Canada, ce 1 % de la population représente 275 0000 individus, soit 1 % des 27,5 millions d’adultes recensés en 2006. 

Contrairement à la croyance populaire, ce ne sont pas tous des banquiers et courtiers en valeurs mobilières ou en assurances. Ils sont 10 % à exercer ces métiers. 

Que font les autres? Quatorze pour cent (14 %) sont des hauts dirigeants ou présidents d’entreprises. Près de 10 % sont des professionnels de la santé. Ceci inclut les médecins, les dentistes et les vétérinaires.

 En bref,

  • Il faut gagner plus de 230 000 $ (revenu moyen de 450 000 $ alors que pour la population en générale c’est plutôt 36 000 $)
  • 83 % sont des hommes
  • Peu des jeunes en bas de 35 ans (pas surprenant puisqu’ils sont en début de carrière)
  • 58 % sont des diplômés universitaires (versus 19 % de la population adulte)
  • 52 % travaillent au moins 50 heures par semaine (moins de 20 % de la population générale)
  • 70 % de ces revenus sont des salaires et non des rentes. 

Pourquoi sont-ils aussi riches? 

La réponse n’est pas simple, affirment les chercheurs. Il est raisonnable de penser que pour sélectionner les meilleurs candidats il faut leur verser de hauts salaires (analogie avec le hockey). 

Les autres forces en présence sont notamment l’éducation et l’âge. Les salaires sont beaucoup plus élevés chez les diplômés universitaires que ceux qui ont seulement un secondaire V. Entre 1980 et 2005, cet écart salarial s’est creusé, semble-t-il.

L’avenir financier des jeunes travailleurs sans diplôme est bien plus sombre que ne l’est celui de leurs parents, note l’étude. 

On ne peut non plus sous-estimer les conséquences des changements technologiques sur le marché du travail au Canada. De nos jours, il est facile de produire des biens dans des pays où les salaires sont plus bas. 

Les ordinateurs font désormais le travail routinier tel que les processus standardisés (emplois manufacturiers, tenue de livres…). Tout ce qui nécessite des interactions sociales comme le travail des scientifiques, des ingénieurs, des gestionnaires demeure des domaines mieux rémunérés. Ceci aurait créé une polarisation des emplois et des revenus, expliquent les chercheurs.

Enfin, la baisse du syndicalisme et un salaire minimum relativement bas contribuent aussi à augmenter ces inégalités. 

Que fait-on maintenant ?

Ces constats doivent susciter un débat de société. Souhaite-t-on que les choses changent ? Si oui, comment ? Plusieurs riches ont affirmé publiquement vouloir payer plus d’impôt. C’est ce que les Américains ont appelé la taxe Buffet (en l’honneur du milliardaire qui l’a proposée, Warren Buffet). 

La possibilité d’augmenter l’impôt des plus riches fait son chemin. Mais on ne peut oublier que ces 1 % de plus riches sont peu nombreux… 

Au Canada, le groupe Doctors for fair taxation (Médecins pour une taxation équitable) proposait au printemps de hausser les impôts de ceux dont le revenu annuel dépasse 100 000$. 

Il n'existe pas de solution simple. Rappelons-nous que 10 % de nos citoyens paient près de 80 % des impôts. Et près de 40 % ne paient aucun impôt…

Comment réduit-on ces inégalités alors?

 

26 réflexions au sujet de « Qui sont ces 1 % plus riches? »

  1. Comment réduire les inégalités? En redonnant le pouvoir (argent) au peuple pour mieux le faire circuler. Il faut d’abord sortir ce même peuple de l’ignorance car sans lui, non seulement l’argent sera difficilement circulable; il continuera à fuir dans les évasions et les paradis fiscaux entre les mains de cet establisment qui malheureusement détient actuellement le pouvoir. Quand au peuple, il lui faut en plus retirer sa participation d’entre les mains de petits groupes qui s’enrichissent, tel les réseaux sociaux, car inconsciemment (endormis), ce même peuple vend son âme au diable. On crie, on se bat comme le diable dans l’eau bénite pour ne faire que du vent, parce que des aveugles conduisent des ageugles. WOW c’est pour cela qu’on ne va nulle part, et c’est aussi pour çà que nos gouvernements sont de plus en plus totalitaires; Ce qui contribue à l’instauration du nouvel ordre mondial. Allez jeter un coup d’oeil à http://www.thrivemovement.com.
    Je tiens à répéter qu’il y a non seulement une solution de s’en sortir que s’en est complètement ridicule. En contrepartie, sans la participation du peuple rien est possible et cela aura comme consèquence d’élargirde plus en plus l’écart entre riches et pauvres. Dans ce cas et bien tant pis.

  2. Dans le monde de la moto les 1% sont les groupes de motards criminalisés mais ils sont riche aussi.
    Dans le monde des financiers les 1% sont les plus riches, donc il ne reste pas 99% mais bien 98%, (en pré-supposant que les financiers ne sont pas motards criminalisés…. je pourrais continuer ainsi une bonne cinquantaine de fois…. sportif professionnel, politiciens etc. 10% de chômeurs 10% de BS, 15 à 20% de retraité… il ne resterait que 10% de travailleur productif et honête.
    Comme P.E. Trudeau le disait: «une société juste quoi!» Non l’idéal, comme le disait un membre du 1% très riche: « Il y a seulement 2 sortes de monde qui ont vraiment du pouvoir… Les riches parce qu’il ont les moyens et les trous d’cul parce qu’ils n’ont rien à perdre. Le vrai pouvoir est détenu par les trous d’cul riches et là on est dans les milliemmes de 1%(0.00001)»

  3. Excellente statistique… et les mathématiques ne mentent jamais. Je propose que cette statistique sociale devienne objet d’étude en secondaire 2 ; de même, nous allons régler (en partie) le décrochage scolaire. Par la suite, que chaque chèque gouvernemental soit accompagné par une lettre contenant ledit article ; et que l’encaissement du chèque se ferra seulement si le destinataire fait la preuve d’avoir bien lu, mémorisé et interprété l’article.

  4. Cet article me parait d’une objectivité douteuse, il semble ici y avoir un parti pris anti-capitaliste déguisé. En fait, on explique que l’écart ce serait aggrandit de 6% en faveur des riches depuis 1970, mais ce que l’on oublie de mentionner, c’est que la condition des gens à très faible de revenus s’est grandement améliorer depuis les années 70 grace à un grand nombre de mesures sociales et d’enrichissement global du pays grace à une forte économie (étrangement générée par le 1% de riches mentionné ici). Avant les pauvres devaient lutter pour leur subsistance alors qu’aujourdhui tous peuvent toucher l’aide sociale. Également, on nous fair peur vers la fin en nous disant que l’avenir est obscur pour les sans diplome, alors qu’encore une fois, on ne fait pas mention du fait que dans 4 ans à peine, tous les baby boomers se retireront du marché du travail en meme temps pour partir à la retraite, ce qui va créer une offre d’emploi immense à la génération suivante, ce qui va rendre les critère de sélection plus flexibles en faveur des moins diplomés.

  5. Si vous gagnez environ $34,000. par année vous faites parti du 1% des privilégiés…..de la planète !

  6. Des idées Faciles!!!
    Instaurer un impôt minimum des Cie ( 50% Non payé aucun impôt )(0 .5 milliard à récupéré )
    Réduire les REER de 20 000% à 5000$ ( qui met 20 000$ en REER…hum)( 1 milliard encore )
    Réduire les subventions aux Cie ( Québec donne 5 Milliards l’Ontario 1 Milliards!! ) ( Gardons en 2 milliards )
    S’attaquer à l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux ( 88 milliards seulement pour l’année 2003 )( 1 autre milliard )
    Abolir les subventions aux écoles privée ( 0.5 Milliard!!!! )
    Mettre 12 paliers d’imposition comme avant ( Encore 0.5 milliard!! )
    5.5 Milliards sans fouiller dans vos poches!!!
    Pas des millions , des MILLIARDS de disponible!!!
    Les frais de scolarité et bien d’autres programmes financés!!!!
    PENSEZ-Y!!!!

  7. @Solare: Bien que je suis entièrement d’accord que 34 000$/an est un salaire bien plus élevé que la moyenne mondiale, je serais très étonné que ça fasse partie du 1% le plus riche… Bien qu’il y ait de nombreux pays du tiers monde, le 1% le plus riche dans ces pays fait plus que 34 000$/an. Au tiers monde, les riches existent comme dans les pays occidentaux, c’est la classe moyenne qui n’existe pas.
    @Frank: Je ne sais pas si tu lis régulièrement les billets de Sophie Stival, mais elle n’est clairement pas anti-capitaliste, si le manque d’objectivité de l’article est selon à cause d’un anti-capitalisme déguisé, rassure-toi, cet article n’est pas écrit par une anti-capitaliste.
    Je tiens également à te faire remarquer que les plus démunis (les sans-abris) dans bien des cas ne peuvent toucher à l’aide sociale, faute d’adresse.
    Pour ce qui est de la très forte économie générée par le 1% dont tu parles, je tiens également à te faire remarquer que tous les programmes sociaux qui ont été instaurés dans les années 60-70 ont été arrachés à coup de batailles dans la rue, de moyens de pression syndicaux et de révolutions sociales. Ce n’est pas parce que le 1% est plus riche que l’ensemble de la société est nécessairement plus riche. Prenons par exemple l’Arabie Saoudite, je n’ai pas de chiffres à l’appui, mais il y a de fortes chances que le 1% là-bas soit plus riche que celui du Canada (La famille royale d’Arabie Saoudite compte quelques-uns des 100 plus riches du monde), mais l’ensemble de la population est incomparablement plus pauvre que celle du Canada… Politiques sociales mon ami… c’est ça qui fait la différence.

  8. La société actuelle est basé sur l »élitisme, comme disait Bob Gratton Think Big, et le système économique actuel, le capitalisme c’est plutôt Think Bigger et une compagnie fera un profit maximale n’importe ou et à n’importe quel prix, c’est le prix de la mondialisation, plus de pollution, plus de cash. Faut changer nos habitudes et surtout nos mentalité si on veut que cela change, la question est  » Sommes nous prêts à cela? » L’industrie, l’éducation, l »emploi et les modèles économiques devront changer et c’est ce qu un peu tout le monde veux dire dans toutes ces manifestations qui sont mondiales, le malaise est mondial et il vise le capitalisme abusif et les libertés chèrement acquises qui se dégradent. C’est bien quand on connais les chiffres mais on voit que les émotions sont à vifs.

  9. je crois qu’une socièté est comme une chaine elle est aussi forte que son maillon le plus faible donc il est impératif de donner les moyens au moins nantis de pouvoir se loger,se nourrir,se loger,s’éducquer et se soigner.Il est donc essentiel de redistribuer la richesse pour se faire mais cela ne veut pas dire redistribuer l’argent des riches seulement mais de l’ensemble de la socièté car les riches son trop peu nombreux pour assumer une tel facture.En tant que socièté il nous faut viser le centre, la droite laisse pour contre trop de gens et la gauche appauvrie collectivement une socièté.
    Le capitalisme en soit n’est pas mauvais si il est bien encadrer avec des mesures législatives mais cela est difficile à faire avec la mondialisation mais c,est le seul système que nous avons depuis la chute lamentable du communisme qui avait pourtant à la base une idéologie de justice sociale pour tous mais ces deux système on une grande faille il présuppose que l’etre humain est bon et juste et qu il ne tentera pas de prendre avantage du système pour son gain personnel.Le problème c’est nous et pas le système

  10. Il y a quelques familles ici-bas qui sont tellement riches (trillionnaires) qu’à une seule d’entre elles, pourrait régler les problèmes financiers de la moitié du globe sans même se ruiner elle-même. Le financement d’horreurs semble pourtant bien plus  »captivant »…
    Ces histoires de 1% ressemble étrangements aux théories conspirationnistes stipulant clairement ces idéaux orwellien, ou d’Huxley et co., soit 1% de la planète vivant une vie supra-capitaliste avec le meilleur des technologies et sciences pour eux et le reste du monde vivant sous une idéologie rigide, pauvre et communiste…L’effritement de la classe moyenne en Occident est un très mauvais présage puisqu’elle indique clairement que ce fameux 1%, n’a plus besoin d’elle…

  11. Un financier a déja dit que même si nous décidions de mettre l’argent de tout les Canadiens a Ottawa, pour ensuite la répartir en part égale a tous les Canadiens, dans les années suivante il y aurais encore des pauvre et des très riches, même sans tenir comptes des niveau d’études de chacun.
    Comment s’enrichir ou améliorer son sort, si on refuse de faire plus de 35 heures par semaine, on veut faire moins mais recevoir plus, si il y en a qui font des semaines de 50 heures c’est qu’il en a qui refuse de faire du surtemps.
    L’étude montre que 52% font plus de 50 heures, même si je suis contre le projet de loi sur l’assurance emploi, la logique pourtant c’est que 70% est mieux que 55% de son salaire.
    Quand nous sommes a salaire, somme nous plus productif quand notre salire augmente? Somme nous prêt a faire des sacrifices pour augmenter notre richesse ?
    Est ce que on se compare aux plus riches ou aux plus pauvres, est ce que a l’école on aide les plus performants ou les plus faibles, dans le sport est ce que ce sont ceux qui on mis le moins d’efforts qui gagne.
    Faut avant tout créer la richesse avant de la redistribuer. par contre un meilleur encadrement fiscal, une diminution de l’Appareil du gouvernement serais aussi a prévoir, car c’est l’argent net qui nous reste dans les poches qui est important et non le brut, une diminution de l’impôt coute rien a l’employeur, mais augmente le salaire de l’employé.

  12. @ Éric:
    Il faudrait maintenant savoir quelle portion d’impôt, vs la population totale, paie ce 1% de privilégiés. Car avec tes idées, je crois bien qu’ils quitteraient vers d’autres pays et là, on se trouverait encore plus dans le trouble car on perdrait de gros payeurs d’impôts!

  13. Sous l’empire du mal, un chauffeur d’autobus gagnait autant qu’un médecin ! Avec les résultats que l’on connait. De nos jours, un employé ou un professionnel sans représentation collective, sans identification à un groupe de pression se trouve dépouiller de ses droits et par conséquent sans défense.
    L’état fictif d’Orwell n’était ni plus ni moins qu’une oligarchie collectiviste, ce que Trotsky avait déjà décrit comme une bureaucratie collectiviste et un état prolétarien dégénératif. Les couleurs ou affiliations politiques ne veulent plus rien dire, il faut voir le monde politique à travers un spectre organisationnel.
    L’État est un monstre vivant qui cherche uniquement à se perpétuer et étendre son emprise sur la nation. Je ne fais aucune distinction entre les élites dirigeantes de nos sociales démocraties et la nomenklatura qui dirigeait les pays de l’Est. Je ne suis ni anarchiste, ni socialiste, ni anticapitaliste.
    De nos jours, paradoxalement, la démocratie ne s’est jamais mieux portée, la preuve étant que nous sommes ici même réunis en train de refaire le monde sans qu’une police de la morale vienne cogner à nos portes. For now !
    Le problème est ailleurs. Dans cet océan d’opinions, l’État a le beau jeu ! Sans que nous le réalisions, c’est lui qui contrôle le débat. Impossible d’exprimer ou de défendre une approche économique orthodoxe sans être qualifié de fascio. Impossible de prôner l’égalitarisme sans être pointé du doigt de communiste ! Impossible de revendiquer une baisse d’impôts sans être étiqueté de riche exploitant sexiste, fan de la F1 !
    Bref ! Le paradoxe est le suivant. Jamais n’avons-nous été plus libres d’exprimer nos opinions et notre mécontentement. Jamais nos démocraties n’ont été plus divisées et fragmentées. Pendant ce temps, l’État continu de faire ce qu’il fait de mieux, c’est-à-dire gouverner et s’approprier la richesse collective.

  14. Pardon ! Je n’ai pas répondu à la question : Comment réduit-on les inégalités ? Très simple, au lieu de faire 4 tranches avec une pizza, on en fait huit !

  15. J’espère que tout le monde a compris que si on passe pas d’une medium tomate fromage à une extra large all dressed, on a un problème !!!

  16. Il y a aussi la nature et la culture familiale qui expliquent les inégalités. Si tu as un QI de 125, tu as plus de chance de bien gagner ta vie qu’une personne dotée d’un QI de 85. Il y a aussi des cultures familiales qui privilégient -par l’exemple- le court terme par rapport au long terme. Se rendre à l’Université, c’est privilégier le long terme. Décrocher en 3e secondaire pour faire des jobines, c’est le court terme.

  17. Et bien le problème réside dans l’addition des heures pour avoir un revenu. Plus d’heure = plus de revenu. 95 % de la population fait parti de ce concept alors que 5 % des gens sont propriétaire d’entreprise et génère des revenu sans etre nécessairement la a donner des heures. La solution est de ce trouver un système pour créer des revenus en étant propriétaire.

  18. Le monde selon Gordon GEKKO dans WALL STREET en 1987 :
    The richest one percent of this country owns half our country’s wealth, five trillion dollars. One third of that comes from hard work, two thirds comes from inheritance, interest on interest accumulating to widows and idiot sons and what I do, stock and real estate speculation. It’s bullshit. You got ninety percent of the American public out there with little or no net worth. I create nothing. I own. We make the rules, pal. The news, war, peace, famine, upheaval, the price per paper clip. We pick that rabbit out of the hat while everybody sits out there wondering how the hell we did it. Now you’re not naive enough to think we’re living in a democracy, are you buddy? It’s the free market. And you’re a part of it.
    Le monde selon Gordon GEKKO dans WALL STREE MONEY NEVER SLEEPS en 2010, après avoir purgé sa peine d’emprisonnement et son retour en force :
    I tell you,the government’s worse than a wife.
    They got all the power,they got half the money.
    Now they’re working on getting the other half.

  19. La « lutte des classes » prônée par Karl Marx était celle des pauvres contre les riches, des exploités contre les exploiteurs. Depuis 1980, la lutte des classes s’est inversée. C’est désormais une guerre des riches (1%) contre les pauvres (99%). Son but est d’effacer un siècle de progrès social en occident, de décupler les profits des entreprises, et de permettre un enrichissement sans précédent des élites dirigeantes au détriment de la population ordinaire devenue une simple ressource à exploiter.
    « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »
    Warren Buffet

  20. On s’en fout que l’écart entre les riches et les pauvres augmente! Ceci est un débat puerile qui amène à des guerres de classes!! La question devrait être plutôt: Les pauvres et la classe moyenne sont ils plus riches qu’avant? La réponse est oui! 2 voitures, 2 télés, voyages dans le sud, lave-vaisselle, piscine, etc… Les gens se pleigne le ventre plein! Si toutes les classes sont mieux qu’hier pourquoi chialer sur la différence des revenus à moindre qu’il il est une forme d’envie et de jalousie envers les riches de type égalitaire communiste!!!

  21. A quoi servent les plus riches, à assurer les programmes et service public gratuit.
    1 personne seul.
    salaires de 250 000$ paye 68 500$ en impot moyens
    possède une auto valeur moyenne de 75 000$ taxes a l’achat= 11 231$
    valeur moyenne de la maison 600 000$ paye taxe municipal et scolaire moyen = 9500$
    n’utilise pas le chomage, RQAP, remboursement tps-tvq,
    revenu pour l’état provenant de cette personne = 89 231$ / année
    Couple classe moyenne
    salaires combiné 85 000 payent 24 500 en impot moyen
    possède 2 auto valeur moyenne 40 000$ taxes a l’achat 5 990$
    valeur moyenne de la maison 250 000$ paye taxe municipal et scolaire moyens = 3400$
    peut avoir besoin chomage, RQAP
    revenu pour l’état provenant de ce couple = 33 890$
    differentiel de 89231- 33890= 55 341$ par année
    Plus souvent change de véhicule plus rapidement, achète produits plus chère donc plus de taxes,souvent des produits d’ici, paye aussi le maximum des retenues soit RQAP, assurance emploi, assurance médicament, etc.
    Imaginé comparé avec une personne sur l’aide social (sans aucun dénigrement)
    un paye a l’état 89 231$
    l’autre recois de l’état +- 9000$ en service gratuit et assistance
    Comment dire que le 1% de la population n’est pas un mal nécessaire, et en plus basé sur un salaire de 250 000$, imaginé 500 000$ ou plus, meme avec des evasion fiscale.

  22. Sylvain,
    J’imagine que dans tes calculs, tu considères seulement le Québec ! Le chiffre moyen de 68500 me semble un peu bas.
    Tout de même, l’exercice est fort intéressant. Par rapport à leur poids démographique, il est clair que cette tranche de revenu contribue énormément aux coffres de l’État. Peut-on leur exiger un plus grand effort ? Oui, assurément ! Seulement voilà, il faut uniformiser et étaler le poids de la ponction fiscale.
    Tout le monde doit faire sa part, selon ses capacités. Déjà que le contrat social est fragilisé, l’État ne peut pas se permettre d’exclure une classe plus qu’une autre.
    Le ménage doit commencer par l’État lui-même, s’il veut que l’huile de foie de morue soit avalée par tous les citoyens !
    État : révision complète des conventions collectives, particulièrement les fonds de pension, y compris et en commençant par les élus eux-mêmes. Révisions des états financiers de l’État, abolition du régime de fond consolidé, transparence, piste comptable visible, etc…
    Les supers riches : Resserrement des abris fiscaux, augmentation importante de l’impôt sur le revenu, renégocier des ententes bilatérales avec les pays paradis fiscaux, extraire le maximum des biens de luxe en les taxant au maximum tolérable (surtaxe sur la TVQ) : bijouterie ( au-delà de 2000.00), véhicules (au-delà de 65 000), etc..
    Les entreprises : Augmenter la contribution fiscale des entreprises, déjà le régime le plus bas au Canada, pas trop, il faut demeurer le plus bas au Canada, à cause de la prime Québec. Revoir les programmes de subvention.
    La classe moyenne : Augmenter la TVQ de quelques points, augmenter l’impôt sur le revenu de quelques points,
    Les moins bien nantis : Revoir le système correctionnel pour qu’il devienne auto-suffisant (mise à contribution des prisonniers), ramener tant bien que mal les assistés sociaux dans le cycle économique par des mesures incitatives (cesser de taper inutilement sur cette tranche de revenu)…
    Est-ce possible ? I think so ! Est-ce que ça va faire mal ? Oh que oui ! L’alternative ou l’inaction m’apparait encore plus périlleuse…

  23. Cocorico,
    le 68500$ est calculé sur la base moyenne, REER au Maximum, déductions de toute sorte, investissement etc. comme tu vois c’est très conservateur, car le réel est plus proches du 115 000$
    mais c’etait un exemple, j’aurais pu aussi donner l’exemple d’une construction neuve, retour de 36% des 2 taxes lors de la construction, mais passer le 225 000 plus rien officiel, donc une construction neuve de 600 000 moins 225 000 de base = 375 000$ pas de retour de taxe ca equivaut a 50 000$ de surplus payé à l’état, plus la fameuse taxe de bienvenue, sur une maison de 600 000$ qui est revendu 2 fois dans 5 ans.
    L’effort demandé au plus riche OK, mais peut-on au moins reconnaitre l’effort en argent total et pas juste en % des revenus.
    Majoritairement les plus riches n’ont pas de fonds pension dorée du gouvernement car ils travaillent au privé, et contrairement a la croyance, ils n’ont pas tous un fonds de pensions les cadres privée, non pas non plus une job garantie, et travail en moyenne 60 heures semaines et ne sont pas tous de famille riches, ils ont étudié fort, travailler fort et ce sont organisé pour être les meilleurs dans leur domaine.
    Mais au Québec, nous avons un problème de valeur avec la richesse, venant souvant de nos croyance religieuse, et croyant a tort qu’ils ont fourré du monde pour être riche, les Lacroix de ce monde, ne sont qu’un très bas pourcentage des riches.
    Est ce que Pierre Péladeau était de classe riche et très éduqué, a t-il volé du monde pour créer l’empire Québécor
    Est ce que Céline Dion était riche, Est ce que le père des Lemaire (cascades) était riche, est ce que Guy Laliberté était riche, et plusieurs autres non connu.
    Les riches donnent souvent plus en % de leur revenu a des oeuvre que la classe moyenne.
    Toujours le même slogan: faut créer la richesse avant de la redistribuer

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