Quand les animaux nous parlent d’économie

Capucin_IS Encore une fois ce mois-ci (édition de novembre), le magazine Québec Science nous surprend agréablement. La crise économique nous est expliquée par le monde animal. Voyons donc, me direz-vous! Et bien, ce n’est pas si fou que ça. On y apprend que le comportement des « Earl Jones, Vincent Lacroix, Bernard Maddoff et les fraudeurs de leur espèce ne sont peut-être pas des aberrations de la nature! »

Plusieurs biologistes et même un économiste (Keith Chen) étudient présentement le comportement économique des animaux, nous révèle le reportage de Noémi Mercier. On y apprend que les animaux brassent des affaires, négocient et se font concurrence comme nous. Et ce ne sont pas simplement les singes. Les chauves-souris vampires (très coopératives), certains oiseaux (suivent la mode) ou poissons (service à la clientèle) sont des as dans leur propre domaine.


Saviez-vous que le sentiment d’injustice n’est pas qu’un sentiment humain? Un singe capucin sera peu enclin à partager le produit de sa chasse avec un compagnon qui n’a pas participé au travail. Inversement si le chef du groupe néglige de donner sa juste part à un membre actif, ce dernier ne voudra plus coopérer et il arrêtera volontairement de travailler!

Le plus intéressant avec cette analyse de Québec Science, c’est qu’on fait un parallèle entre le monde réel et celui plus virtuel des transactions financières. De nos jours, l’éthique aurait pris le bord parce qu’on ignore bien souvent à qui on a fait du tort. « Les courtiers et investisseurs peu scrupuleux qui se sont enrichis grâce à des prêts hypothécaires “toxiques”, aux États-Unis, n'ont jamais vu en face les emprunteurs ruinés », par exemple. Le singe capucin a le même comportement lorsqu’il s’agit de se nourrir.  Il aura un comportement plus altruiste s’il peut voir de visu son compagnon, sinon il l’oublie carrément.

Il n’est pas toujours nécessaire d’étudier les plus grands sociologues ou philosophes pour comprendre l’être humain. Bien sûr, nous sommes plus intelligents, mais nos instincts de primates ne sont jamais bien loin, et il est parfois bon de se le rappeler. Qu'en pensez-vous?

Autre lien intéressant: le koala se meurt de stress.

6 réflexions au sujet de « Quand les animaux nous parlent d’économie »

  1. C’est toujours assez étonnant de voir à quel point nous sommes rapprochés des comportements de nos animaux. On aurait vraiment besoin de les étudier un peu plus…

  2. Oui je crois moi aussi que si nous pousserions plus loin les recherches je crois que nous aurions beaucoup de ressemblance. avec le monde animal. Regardez comment les animaux de compagnie restent nos inquétudes et nos stress. bonne fin

  3. Les animaux ne sont peut-être pas si différents de nous; les animaux volent les portions de leurs compagnons; nos chiens nous charment pas leurs mimiques ou font des finesses pour avoir des gâteries. Mais aussi nos pauvres compagnons peuvent aussi souffrir de la crise économiques car ce n’est pas tout le monde qui se sacrifie pour le bien-être de leurs fidèles compagnons; certains finiront à la fourrière municipal à cause des frais des nourritures soins des vétérinaires Quelle tristesse mais la vie est ce qu’elle est

  4. La religion nous a tellement inculqué que  » nous n’ étions pas des animaux ».,sans oublier » nos bas
    instints ». Accepter notre condition animale nous aiderait à comprendre et à régler beaucoup de problèmes.

  5. La Surnature si chère aux philosophes et pontifs religieux donne à l’humain un bien faux sentiment de supériorité sur les animaux. Mon grand-père, Iroquois, me disait souvent: « Les animax sont nos frères, au même titre que les autres hommes. Nous sommes tous faits de chair, de sang et d’os. La seule différence est dans les dimensions de nos cerveaux ».

  6. @Pierre des Jardins
    Les animaux ont effectivement une grande importance pour les Amérindiens. Ils ont tous une symbolique particulière, semble-t-il. Les traditions amérindiennes sont très près de la nature. Mieux les connaître nous éveilleraient peut-être plus aux problèmes de notre planète. Mais c’est un autre débat…

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