Lola et Éric : vivre d’amour et d’eau fraîche

Couple_Demenager_ISPar Sophie Stival

On ne se marie pas pour des raisons légales. C’est la même chose quand on choisit de s’accoter. C’est ce que m’a déjà dit en 2009 la chercheuse de l’INRS, Hélène Belleau. C’était en plein procès de Lola contre Éric.

Selon la sociologue, les futurs époux se marient pour faire une grosse fête et crier leur amour au monde entier. Ceux qui optent pour l'union libre le font parce que le divorce leur fait peur ou le serment à l’église ne les interpelle pas.

Dans tous les cas, on idéalise l'amour. La rupture, ça n’arrive qu’aux autres! On vit d'amour et d'eau fraîche… 

La réalité est pourtant tout autre.

Comme je l’ai déjà précisé sur cette tribune, dans notre Belle Province, les conjoints mariés et ceux qui vivent en union libre ne bénéficient pas du même encadrement légal.

Jusqu’en 2009 (et encore aujourd’hui), beaucoup de Québécois l’ignoraient. Pourquoi ? Eh bien, c’est en raison de nos nombreuses lois comme le régime des rentes, les normes du travail et l’impôt sur le revenu qui traitent après un certain temps les couples mariés et conjoints de fait de manières identiques.

Éveiller les consciences?

On dit que la saga hollywoodienne de Lola et Éric a permis d’éveiller les consciences en informant la population sur les conséquences financières de l’union libre. C’est peut-être vrai. 

Mais pensez-vous que le tiers des couples vivant hors des liens du mariage au Québec ont rédigé et signé depuis ce temps un contrat de vie commune? Permettez-moi d’en douter.

Je connais plusieurs couples qui vivent en union libre. La plupart n’ont aucune entente de signée en cas de séparation ou même de décès. Pourtant, ils ont tous des enfants. Et ce ne sont pas des gens ignorants. La plupart n’aiment pas parler d’argent, de séparation ou de décès. C’est tabou. 

Une seule chose est sûre : quand ça ne va plus dans la relation, il est trop tard pour penser à établir les droits et les obligations de chacun envers l’autre. 

Lola a perdu. Peu de gens en sont attristés. Souhaitons tout même que le débat se poursuive pour le bien-être de tous ces enfants qui naissent sans la même protection légale qu’offre le mariage, une union civile ou même un contrat notarié.

Nous sommes peut-être les champions du monde de l’union libre, mais mieux vaut être libre en toute connaissance de cause…

Qu’en pensez-vous?

Pour en savoir plus :

Couple : l’union libre  (Châtelaine.com)

Contrat de vie commune : mode d’emploi (Protégez-Vous.ca)

 

 

 

15 réflexions au sujet de « Lola et Éric : vivre d’amour et d’eau fraîche »

  1. Pauvre Sophie Stival votre texte est bon . mais lorsque vous dites ( souhaitons tout meme que le debat se poursuive pour le bien-etre de tous ces enfants qui naissent sans la protection légale qu offre le mariage…..Je ne pense pas quelle part avec les mains vides. une pension alimentaire de 400 000 pour les enfants par année un chauffeur, une maisonde plusieurs millions etc…Je me demande quelle aurait été votre texte si lola aurait gagner…J ai ma petite idée.Pour moi que se sois l homme ou bien la femme qui a le plus gros revenus ,il ou elle ne devrait pas etre oubliger de soutenir financierement l autre.Lola semble apte a travailler et finalement en espérant que eric paie sa pension alimentaire..merci

  2. Vous êtes totalement dans le champ madame. Lors de séparation pour les conjoints de fait, il y a obligation d’une pension POUR LES ENFANTS. Donc leurs besoins sont comblés. Mais ce n’est pas de ça dont parlait cette cause. La fille voulait une pension POUR ELLE-MÊME.
    Je pense que ça suffit un moment donné. Les hommes ne sont pas de pouvoyeurs à vie. Lors de mariage, la femme peut refaire facilement sa vie sans souçis alors que l’homme n’arrive plus à joindre les 2 bouts à cause de sa pension exagérée et cette condamnation est à perpétuité.
    Il n’y a aucune raison lors de divorce que seulement la femme aie droit d’avoir une vie descente. Eh oh, ça fait 40 ans qu’on se fait achâler pour que les femmes aient droit aux même opportunités d’emploi que nous. Je n’ai absolument rien contre ça mais là, vous vouliez l’égalité. Assumez-en les conséquences. S’il faut continuer à vous faire vivre en plus, là c’est abusif pas à peu près.
    La loi du partage du patrimoine tel qu’il est fait est extrêmement dangereux si la conjointe cherche vengeance à tout pris. Heureusement, au Québec, on a le choix entre se marier ou non. Si on se marie, on en assume les risques mais si on ne veut pas prendre ce risque, on le peut. Mais OBLIGER tout le monde à se marier est contraire aux chartes des droits et libertés.

  3. Vous êtes notre égal. Vous pouvez remplir les mêmes fonctions que nous. Mais hop, lors de divorce, tout à coup vous ne le pouvez plus et il faut vous faire vivre. Mais de qui on rit la putain?
    En fait, oui, il y a un débat à ouvrir mais c’est celui de la discrimination contre les hommes lors de divorce. Ça a assez duré. Il y a plein d’hommes divorcés qui n’arrivent plus à avoir une vie descente car la justice s’acharne à leur mettre tous les torts et à leur faire payer une pension qui leur permette à peine de vivre pendant que sa conjointe elle a refait sa vie et tout baigne pour elle.
    ÇA, ÇA DOIT CESSER.

  4. Bonjour.
    MOI JE NE COMPRENT PLUS RIEN QUEL MÉLI MÉLO.
    j aimerais savoirce que les femme apelle la liberty.
    se faire payer de grosse pension par ce quil appelle leur conjoin.
    J AIMERAIS bien voir les homme mettre leur culotte une foi pour toute.
    et arreter de toujours se mettre a quatre pattes

  5. Qui penser vous qui est derrière toute cette merde de vouloir que les conjoints de faits aient les même lois que les couples mariés….LES AVOCATS,,,car il y a beaucoup moins de divorces qui a 90 pour cent sont toujours en faveur des femmes ,,,ont prend les couples qui ne veulent pas se marié comme des gens pas intelligents et qui ne connaissent pas les lois ..alors ne laissé pas ces videurs de portefeuilles brimer votre liberté de choix de vie….

  6. Je suis une femme, et je me la pose la question…..si tu es pas invalide, inapte au travail, alors pourquoi ton ex conjoint de fait devrait te payer une pension, bien d`accord pour les enfants que vous avez eu ensemble mais pourquoi pour toi? Tu fais comme la majorite des femmes, tu retournes sur le marche du travail et tu gagnes ta vie….Et ca va pour les 2….car aujourd`hui il y a des femmes qui gagnent plus que leur conjoint….
    MON OPINION…….

  7. Moi je ne comprends plus rien de la réaction du Gouvernement du Québec, et à son ministre de la Justice M. St. Arnaud. Les femmes sont perdantes, et le P.Q. est très content du jugement.
    Si le jugement aurait été inverse il serait monté au barricade.

  8. Pour faire suite au commentaire de Mme. Fleury, qui reflète exactement ma pensé, non seulement il y a des femmes qui gagnent plus que leurs mari mais se sera encore plus vraie dans les années à venir. En effet, près de 80% des étudiants universitaires sont des femmes. J’ai bien hâte de voir la réaction des femmes lorsqu’elles auront à payer une pension à leurs mari !!! Parions que les féministes vont monter au barricade.

  9. @ tousmeslecteurs
    Je ne pensais pas avoir à répéter que le cas de Lola et son richissime conjoint n’est pas du tout représentatif de notre société québécoise.
    Nous avons le choix de nous marier ou de vivre l’union libre. Tant mieux. Le problème c’est que de nombreuses lois (comme l’impôt) traitent les couples en union libre comme des couples mariés. Ceci a mené à une grande méconnaissance de l’encadrement légal des unions de fait. Dans le reste du Canada, un tel encadrement est présent même si seulement 12 % des couples optent pour l’union de fait. Chez nous c’est le tiers des couples.
    Plusieurs recherches démontrent que les enfants subissent les contrecoups de la séparation de leurs parents quand les revenus sont très différents. Leur niveau de vie peut changer brusquement même quand il y a une pension alimentaire versée à l’enfant. Si un parent (père ou mère) décide de mettre en veilleuse (rester à la maison ou travailler à temps partiel) sa carrière pendant quelques années pour élever les enfants, une iniquité peut se créer. Comme m’a dit une sociologue: ces choix familiaux sont réinterprétés comme des choix individuels lors d’une séparation. Et si par malheur, l’un payait l’hypothèque et la voiture et l’autre les factures et l’épicerie, eh bien, l’un se retrouve avec des actifs et l’autre, rien. Vous trouvez ça farfelu ? Vous seriez étonné d’apprendre à combien de couples ça arrive…
    En signant un contrat de vie commune, une entente à la carte, on peut décider si on partage ou non le patrimoine, si on verse ou non une pension à l’autre en cas de rupture ou de décès. Ça peut également inclure, l’éducation des enfants, etc.
    En l’absence de contrat notarié, le conjoint de fait (selon Éducaloi):
    • Ne bénéficie pas de la protection de la résidence familiale si un seul des conjoints est propriétaire ou locataire de la résidence;
    • N’a pas le droit au partage des biens en cas de séparation;
    • N’a pas droit à une « prestation compensatoire » pour le travail réalisé pendant l’union de fait au profit de son conjoint;
    • N’a pas le droit de demander une pension alimentaire pour lui en cas de séparation;
    • N’hérite pas en cas du décès de son conjoint si ce dernier n’a pas fait de testament ou s’il ne l’a pas désigné comme héritier dans son testament;

  10. Bonjour.
    J’ai été marié 2 fois et en union de fait 1 fois et quand je me suis séparé je n’ai rien demandé. C’est que voyez vous quand on se dit AUTONOME on agi comme tel. Ce que je voulais pardessus tout c’était  » LA PAIX » et je l’ai eue. Pour Lola je suis très heureuse de la décision de la cour. Avec tout ce qu’Éric lui a donné comme pension pour les enfants et la maison lui restera quand les enfants partiront assez c’est assez NON Est ce qu’il a le droit de vivre lui aussi ???

  11. il est évident que de nos jours , les femmes ont un aussi bon salaire que les hommes donc les pensions alimentaires lorsqu’une femme travaille n’a plus de sens à mon avis. MAIS ATTENTION MESDAMES qui vivez en union de fait. 1- allez signer vos papiers devant notaire et surtout ne faite pas comme bien des couples ex: le gars achète la maison et la paie et la dame paie l’épicerie et les petites dépenses des enfants. ils appellent ca séparer les dépenses. si jamais ils se séparent, qui sera dans la merde s’il n’y a aucun papier de signer devant notaire?
    je n’ai rien contre l’union libre, mais mesdames voyez en avant au cas ou!

  12. Bien d’accord avec toi Luc, Lola a déjà eu beaucoup,et tu as oublié une femme de ménage , les études des enfants et les voyages.Il y a une limite à l’exagération.Ce n’est pas parce qu’il est riche qu’il doive tout lui donner .Il ne l’a pas mise au monde… il a seulement vécu avec elle et elle en a bien profité

  13. Par chance que ce foutoir n’a pas engraissé les extrémistes avovocates de ce petit  »show médiatisé »…
    Le taux de natalité aurait probablement chuté de 20 % dès la première année de la mise en application de cette loi imposée.
    Bastion de la liberté de vivre comme on veut, je suis heureux du dénouement….ma blonde également. Comme elle dit : elles sont devenues trop obsédées et gourmandes ces féministes !

  14. Il y a beaucoup de hargne dans tous ces commentaires.
    Ceux qui parlent d’égalité des femmes devraient aller consulter
    les rapports de paies car, dans la majorité des entreprises, il n’y en a pas d’égalité salariale.
    Parlez-en à la Commission d’équité salariale qui se débat pour la faire valoir…
    Quant aux autres commentaires, ils ne visent qu’un certain débat richissime et les envolées
    y réfèrent principalement.
    Le sujet de l’article est de mettre en garde les couples sans contrat quel qu’il soit
    et de bien se protéger de part et d’autre car il est vrai que lors d’une séparation,
    c’est difficile de bien s’entendre; la peine, la rage, l’abandon et rarement la compréhension
    s’y sont installés.
    Alors, mesdames et messieurs, cet article est très pertinent et je vais même
    le partager avec un jeune couple, très amoureux, qui prendra possession de leur
    1ère maison bientôt: http://www.educaloi.qc.ca/capsules/contrat-de-vie-commune-entre-conjoints-de-fait.
    Il y a environ 12 ans, une amie a été bien mal prise lorsque son conjoint de 40 ans
    est mort subitement en plein exercice physique; elle avait tout payé, les meubles, l’appart,
    l’épicerie, etc. Comme son conjoint avait démarré un petit commerce, elle a tout perdu
    vu les dettes encourues et a été obligée d’être nommée « tuteure » de ses propres enfants.
    Il ne lui est resté que les livres et vêtements de son amoureux…mort!
    Alors, soyez vigilents et tempérés dans vos commentaires et réfléchissez un peu
    à tous les genres de situation que LA Vie amène.
    Chacun a son histoire et elle est très personnelle.
    Joyeuse St-Valentin!!!

  15. un de mes amies etait marié et heureux….ils se sont séparés …. lui travaille pour hydro et son ex était femme au foyer pour s occuper de la petite.ils ont tous séparer en deux la maison qui était payer,la moitié de ses reer,le compte banquaire etc …une belle somme de 200 000 dollars . une chance pour lui que sa fille était majeur et travaillait. donc aucune pension alimentaire . le pire dans tous cela c est qu il paie 900 dollars par mois, a cette femme qui a refait ca vie dans les semaine qui ont suivie .il demanda quelle se trouve une travail pour baisser sa pension mais l avocate de madame lui sugéra de ne pas travailler car la pension baisserait trop….ensuite il a demander de faire baisser la pension pour que leur fille puisse aller a l université…..la réponse est non car elle ne travaille pas .trouver l erreur ..lorsque je vois des histoires comme celle que je vous est énumérer ,j ai un dégout pour ce systeme . sa fille ne veut plus rien savoir de sa mere et vie encore avec son pere.

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