La crise étudiante n’est pas terminée

IStock_000020354435XSmallPar Sophie Stival

En 2012, les étudiants ont fait parler d’eux. Ils se sont mobilisés afin de dénoncer la hausse des frais de scolarité imposée par le gouvernement Charest. 

Leurs revendications se sont vite transformées en un mouvement social plus vaste. La grève étudiante la plus longue de l’histoire du Québec a même été surnommée le printemps érable

Le maintenant célèbre carré rouge divise les Québécois et leurs familles. L’accessibilité aux études supérieures est au cœur du débat.

D’un côté, il y a ceux qui approuvent cette hausse des frais de scolarité, car nos universités sont sous-financées. Et les contribuables ne peuvent payer plus. 

De l’autre, il y a les étudiants et leurs défenseurs qui croient plutôt que nos universités sont mal gérées. 

Si c’était si simple… En 2013, le PQ devra trancher.

En février se tiendra à Montréal un sommet sur l’enseignement supérieur. Le gouvernement péquiste réunira des recteurs, des professeurs, des regroupements étudiants et du monde ordinaire.  

La discussion risque de tourner autour de la notion de sous-financement. Le ministre de l’Enseignement supérieur Pierre Duchesne semble appuyer les leaders étudiants qui doutent de ce manque de financement. 

La preuve? M. Duchesne a annoncé récemment aux recteurs qu’ils devront couper 124 millions dans leur budget, et ce, avant le 30 avril. Équilibre budgétaire oblige! 

Ces coupes seront difficiles à faire puisque plus des trois quarts (75 %) des dépenses universitaires sont des salaires (coûts fixes). M. Duchesne souhaite que tout le monde « fasse sa part ».

J’ai écrit à quelques reprises en 2012 à propos des droits de scolarité. Au Québec, on a fait le choix de geler les frais de scolarité pendant des décennies. Cette décision collective a permis à de nombreux étudiants de faires des études supérieures presque gratuitement. 

Aujourd’hui, les caisses sont vides. Les intérêts sur notre dette coûtent à eux seuls la rondelette somme de 10 milliards de dollars par an! 

L'accessibilité aux études

Si on hausse ces frais de scolarité, il faudra s’assurer de ne pas toucher à l’accessibilité. De nombreuses études démontrent que l’avenir scolaire des jeunes ne dépend pas vraiment des droits de scolarité, mais plutôt de facteurs économiques, sociaux et culturels

Le taux de participation aux études universitaires dépend également des notes au secondaire. Chez les étudiants provenant de milieux à faibles revenus, l’aide financière sous forme de bourse peut faire une différence. Un bon programme de prêts et bourse comme l’a instauré le Parti libéral et bonifié le PQ est utile, si on ne gèle pas les frais par la suite… 

Souhaitons que cette réflexion aboutisse sur des propositions concrètes. Personne ne souhaite revivre les manifestations du printemps dernier. Pour ce faire, il faut que tout le monde mette de l’eau dans son vin. 

Pensez-vous que les étudiants cesseront leurs manifestations en 2013?

13 réflexions au sujet de « La crise étudiante n’est pas terminée »

  1. Voilà l’exemple d’un texte qui donne l’impresssion d’analyser un enjeu! «Si c’était si simple», dit la pseudo-journaliste-blogueuse! Et encore: «Pensez-vous que les étudiants cesseront leurs manifestations en 2013?» Et voilà! Le débat de société est lancé!
    Malheureusement, alors que la qualité de l’information et, conséquemment, la pronfondeur de l’analyse des défis auxquels fait face le Québec se fait de façon superficielle, de vrais enjeux passent sous silence. Quels sont-ils? Il serait bien évidemment trop prétentieux de ma part de vouloir en faire état, mais soulignons seulement l’idée que le Savoir devrait être considéré comme un patrimoine commun et que tous devraient y avoir accès sans contrainte. Bel idéal, j’en suis conscient.
    Le problème, autant pour les étudiants grévistes que pour les défenseurs de la hausse des frais de scolarité, c’est que nous vivons dans une culture idéologique à l’intérieur de laquelle la richesse est représentée à travers la valorisation de l’accumulation individuelle de matériel plutôt que le renforcement collectif du tissu social à travers les institutions sociales comme l’éducation, la santé, les services sociaux, la gouverne économique… Alors comment assurer à la fois la pérennité de nos institutions sociales tout en permettant la diffusion sans contrainte du Savoir? Voilà une question digne d’être débattue!
    «Pour ce faire, il faut que tout le monde mette de l’eau dans son vin.» Merci de l’euphémisme, madame la pseudo-journaliste-blogueuse!

  2. gang de bébés ; les étudiants vont bientot demander à recevoir une paie pour étudier ; ce qui est triste c’est qu’ils ont empeché tous les étudiants qui voulaient eux continuer d’étudier. cela n’a aucun sens, s’ils ne veulent pas étudier qu’ils s’en aillent ou ils veulent ou qu’ils décident d’aller étudier dans une autre province, ils reviendront assez vite merci lorsqu’ils auront pris connaissance des couts.

  3. Quand un parti politique se promenait avec un carré rouge à l’assemblée nationale, dans le seul but de récupération électorale, c’est sur que les étudiants n’en demandaient pas tant. Ce parti finira par payer pour cela.

  4. bonjour
    je suis tres décue de tout ce qui se passe avec la crise des étudiants il vas fallior un peux plus de fermeter des gens responsable si non les étudianst von vous mener par le bout du nez et en ce moment il se moque de nous tous ce n’es pas en leur donnant tout ce qu’il veule qu’on vas reglé la crise
    Lionel chartrand

  5. Et si on voyait les choses differemment. Pourquoi un étudiant en sciences sociales qui gagnera 40 000 dollars par année devrait-il payer pour sa formation si un policier ou un pompier qui gagnera plus de 70 000 ne paie rien? On pourrait faire payer à tous ceux qui suivent une formation menant au milieu du travail (CEGEP et Université) ou à personne. D’un auttre coté il serait peut-ëtre possible de faire rembourser les coüts de formation par un engagement de travail au Québec pour un certain nombre d’années basé sur les coûts de formation. Si l’étudiant décide de quitter il pouirrait rembourser les coûts selon une grille connue dès le début du cours. Défintivement il y a plusieurs avenues possibles sans limiter l’acces à de la formation faute de ressources financières.

  6. Raz-le-bol de cette minorité qui nous pourrit la vie ! L’accès aux études supérieures est toujours possible pour les étudiants qui ont du coeur au ventre (bourses, prêt et travail à temps partiel). Je suis graduée de l’université Laval (maîtrise en micorbiologie) et plus récemment de l’université de Sherbrooke ( DESS en gestion). J’ai payé mes études à travailler l’été, les semaines de relâche et les week-end et en bénéficiant d’un petit prêt. J’ai vécu dans des sous-sol (pas trop chers et en gang) et en comptant mes sous pour bien manger. Ce que ne comprennent pas les carrés rouges, c’est que mon salaire d’aujourd’hui ne suit plus l’inflation et que c’est nous, les travailleurs qui devront payer pour eux. Pire, ils auront des diplômes de bas de classe car un chercheur (ce sont vos profs !) ne demande pas un salaire hors norme mais des conditions de recherche ! Si nos universités ne peuvent pas les satifaire, vous aurez des profs dont personne ne veut : que vaudra votre fameux diplôme universitaire ?

  7. Le Québec doit être fichetrement riche pour payer l’éducation gratuite à tous, alors que la plupart des pays ayant de BONNES UNIVERSITÉS font payer. Personnellement, je n’ai pas a payer pour des étudiants qui vont soit:
    1) Prendre une branche avec AUCUN débouchés (Géo, histoire, arts platiques)
    2) Prendre 10 ans pour faire leur Bacc
    3) Changer 3-4 fois de faculté
    4) Faire le party au spring break et aller dans le sud.
    Le contribuable moyen n’a pas a payer pour le logement et la bouffe de l’étudiant.

  8. Mais pourquoi il manque d`argent dans les coffres? Corruption, gaspillage(ilot voyageur…) , baisse d`impot des entreprises. Pour ce qui est de la dette, à qui nous empruntons cet argent? Qui à le pouvoir de prêter de l`argent à l`infini avec des intérets???

  9. En 2013, le PQ ne pourra pas trancher. À moins d’une victoire électorale totale ! À moins, d’un gouvernement de coalition ! Les salaires sont des couts fixes. Vraiment ! En temps de crise, ils deviennent soudainement variables !

  10. Sur l’ile de Montréal, de proche ou de loin, le système de l’éducation fait vivre 100 000 personnes.
    Au siècle des Lumières, seuls les riches pouvaient se permettre une bibliothèque bien garnie, le savoir était concentré entre les mains de quelques individus. De nos jours, il n’a jamais été aussi accessible il n’a jamais été autant gaspillé.

  11. Cocorico,
    Ta dernière phrase est la bonne, jamais aussi accessible et jamais n’a été aussi gaspillé.
    A quoi bon avoir accès à l’éducation gratuit, si mal utilisé par la suite, une société instruite de haut niveau, mais au chomage.
    Pendant ce temps nous allons chercher des gens de d’autre pays pour faire le travail saisonnier que personne ne veut faire ici.
    Tous veulent un travail payant pour rembourser leur études, est ce que si c’est gratuit les salaires vont diminuer, car en fin compte, c’est du pareil au même, bon salaire avec grosse dette d’étude ou salaire moyen pas de dette.
    L’effort, le travail va toujours payer a celui ou celle qui est prêt a faire le sacrifice, mais nous préférons niveler vers le centre. Revenu moyen, travail moyen, citoyen moyen.tous égaux.

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