Génération Y : l’épargne, un défi insurmontable?


IStock_000009471825XSmallPar Sophie Stival

Mettre des sous de côté dans la vingtaine? Y’a rien là. On a peu de responsabilités. Parfois pas de chum ou de blonde. Pas d’enfants. On travaille. On fait ce qui nous plaît. Ce scénario vous semble réaliste? Peut-être pas tant que cela…

Une récente étude de la Banque TD affirme que la génération Y peine à épargner. Selon leur sondage, plus d'un tiers des jeunes Québécois (36 %) considère qu’épargner est un combat presque impossible à gagner.

En 2013, plusieurs obstacles se dressent devant ces jeunes nés dans les années 80 et 90. Des problèmes dont les générations précédentes n’avaient pas à se soucier, semble-t-il.

Le sondage a été mené en janvier dernier auprès de 6000 Canadiens, parmi eux des Y et des baby-boomers. On souhaitait mesurer la capacité des baby-boomers et des Y  à épargner dans la vingtaine.

Les obstacles à l’épargne que doivent surmonter les jeunes :

  • Des salaires trop bas pour couvrir les frais de subsistance (45 % des personnes de la génération Y comparativement à 34 % des baby-boomers)
  • La tentation de vivre au-dessus de ses moyens (36 % des personnes de la génération Y comparativement à 19 % des baby-boomers)
  • Le paiement des frais de scolarité (34 % des personnes de la génération Y comparativement à 15 % des baby-boomers)
  • Les dettes associées aux cartes de crédit, aux prêts et aux lignes de crédit (32 % des personnes de la génération Y comparativement à 22 % des baby-boomers)

Je nuance tout de suite les résultats en notant que les baby-boomers ont peut-être oublié combien ça avait été difficile d’épargner dans la vingtaine. C’était quand même il y a quelques années… Les jeunes eux vivent quotidiennement ces contraintes financières.

Il est vrai que les frais de scolarité postsecondaires augmentent. L’intégration au marché du travail des jeunes n’est pas facile. Ils sont plus souvent cantonnés dans des emplois à statut précaire. Les boomers prennent parfois beaucoup de place, surtout dans la fonction publique. 

Avec la hausse des prix des maisons depuis 10 ans, l’accès à la propriété est également plus difficile pour cette génération.

Mais les jeunes sont aussi plus scolarisés aujourd'hui. C’est particulièrement le cas chez les femmes. Et le manque de main-d’œuvre spécialisée se fait déjà sentir dans plusieurs domaines. Ce sont des opportunités à saisir.

Épargner endetté

Les jeunes pensent qu’ils ne peuvent épargner puisqu’ils sont endettés. Ils contrôlent difficilement leurs dépenses et ils ont parfois des dettes de carte de crédit. Pour reprendre le contrôle, il n’y a pas 1000 solutions. Il faut s’asseoir et examiner en détail les sorties et les entrées d’argent afin de voir où ça s’envole. En d’autres mots, il faut faire un budget.

Selon la Banque TD, nos dettes ne devraient jamais excéder 40 % de nos revenus mensuels avant impôt. Par exemple, un jeune qui gagne 3 000 $ par mois ne devrait pas payer plus de 1200 $ pour ses paiements hypothécaires, ses dettes d’études, incluant les cartes de crédit et ses autres emprunts. Pas évident quand on vit seul ou en ville.

Le plus simple c’est de contracter une habitude et de systématiser son épargne. Tout comme je rembourse ma carte de crédit chaque mois, je déduis de mon chèque de paie un montant, si minime soit-il, et je le dépose dans un compte dédié à l’épargne. Plus on commence jeune, plus ça portera ses fruits sans nécessiter de gros prélèvements.

Connaissez-vous des jeunes qui ont de la difficulté à épargner? Quelles sont vos solutions d’épargne?

À lire: 

Se bâtir un fonds d'urgence en 5 étapes

Faire un budget: grille de calcul de Question retraite 

15 réflexions au sujet de « Génération Y : l’épargne, un défi insurmontable? »

  1. Le problème c’est que plusieurs jeunes de la génération Y gagne entre 35 000 et 45 000$/ an avant impôt, même s’ils sont beaucoup plus diplômés que leurs aînés. Après impôt ils ne leur reste pas 3000$ par mois de disponible, mais plutôt un maigre 2000$. Quand on pense que vivre coûte environ 20 000$ par an, l’épargne est pratiquement impossible!
    une jeune de la génération Y

  2. Je suis une baby-boomer qui a été élevé avec les principes d’épargne des Caisses populaires: on achetait pas à crédits… sauf la maison bien sûr!
    Les maisons étaient certes moins chères dans les années 70 et 80 mais ls taux d’intéret beaucoup lus élevés: 8% en 73 pour notre première maison et 11,5% en 1989 !!!
    Pour l’auto: on épargne avant et payons comptant, quitte à aller dans l’usagé.
    Ce qui me frappe également c’est le cout de l’item  » télécommunications » dans le budget actuel vs en 70-80. Quand nous avons acheté notre première maison, il n’y avait pas d’internet, ni de cellulaire et notre télé fonctionnait avec une antenne sur le toit. Donc pour les communications, il n’y avait que le téléphone de base à payer. Je ne veux pas dénigrer les technologies modernes, c’est très pratique …mais ça grève un budget.
    Les normes de sécurités pour enfants, inexistantes dans mon temps, pèsent lourds dans un budget de jeune famille. Sièges pour bébés obligatoires et le comble … avec date de péremption ! Des normes qui changent aux 5 ans pour des lits, sauteuses etc .
    Et tout ce que propose ( que dis-je: « impose » presque ! ) la société de consommation pour la sécurité et le développement intellectuel des jeunes enfants…
    Bref, je conçois qu’il est plus difficile pour les jeunes de la génération Y ( et même X) d’épargner que pour nous qui vivions dans une société moins consumériste.

  3. Le problème est que la majorité des jeunes n’ont pas appris à épargner et cela n’ai pas leurs faut car même les parents vive au-dessus de leurs moyen. C’est un mode de vie, combien de personne à de l’intérêt pour les finances sauf pour planifier des vacances. Dans le texte il y a des solutions mais qui les applique vraiment. La meilleur suggestion est de rencontrer un bon planificateur financier. Les gens ne veulent pas être endetté, il y a tellement de sollicitations que c’est difficile de s’y retrouver. Une petite formation sur commande travail notre argent peut nous aider grandement et cela pour moi à fait la différance.
    Vivian W

  4. ben oui tout un conseil;dépose dans un compte dédié à l’épargne, qui donne un quart de pourcent , au lieu de payer son crédit a 19 pourcent , alors ton credit va bouffé ton epargne 19 fois plus vite,,,, bravo

  5. Josée a un bon point, on nous impose énormément sans compter que dans les années 70-80, les taxes à la consommation n’étaient pas à 9,75 % + 5 %. Sur un impôt, les taux d’imposition étaient moindres. Un compte d’hydro à 180 $ par mois plus les taxes = 216 $ par mois, + Vidéotron à 175 $ pour les 4 services (Cell. Internet, téléphone de base, Télévision HD). Sans oublier l’essence, les assurances maisons et voitures, assurances vies, immatriculation, permis et j’en passe.
    Sans oublier, qu’une laveuse et sécheuse, TV, four, frigidaire, meuble, ordinateur sont peut-être moins cher aujourd’hui, mais on ne l’ait achètes plus pour 30 ans. Après 5-9 ans, c’est désuet.
    Il ne faut surtout pas oublier et on n’en parle jamais. La façon de penser à changer. À l’époque, il était sûrement cool d’épargner, la religion omni présente vous le laissait savoir si vous pétiez plus haut que le trou (tout le monde égal). Et les voyages autres que Old Orchard ou Wildwood étaient la norme si vous étiez chanceux d’avoir un parent bilingue. Sinon vous restiez au Québec. Maintenant, nous avons le monde à nos pieds et surtout, pour les X et Y, qui voyageaient moins étant jeune. Cette même génération ne veut pas risquer de crever avant d’en profiter. Eux qui ont vu souvent un parent, des grands-parents travailler toute sa sainte vie et piler son argent et mourir entre 60-72 ans d’un cancer ou autre.
    Un vieux dicton, l’argent ne suit pas le corbillard. Alors, profitez de la vie et ayez des souvenirs avec vos enfants quitte à mettre sur la carte et la marge!
    Un jeune de la génération X 🙂

  6. Effectivement, j’ai fait des études pour tenter d’améliorer mon sort, j’ai fait un bacc. de 4 ans qui m’a endettée de plus de 25 000$ et depuis 5 ans que je suis sur le marché du travail, mon salaire annuel le plus élevé a été de 15 000$! Difficile de réduire ses dépenses quand tout est dépensé pour le strict minimun! Alors épargner, c’est jeûner!

  7. Dans les années 1966-67-68, Mon loyer au centre ville de Montréal (Ste Catherine/St.Mathieu coûtait
    100 $ par mois (c’était ma plus grosse dépense). A la Banque Royale, mon carnet d’épargne me rapportait 4.5% et mon emprunt pour ma voiture me coutait 6%. Seulement voilà, il n’y avait pas de cartes de crédit et le président de la Royale ne gagnait pas 20 ou 30 millions en salaire.
    Aujourd’hui la banque donne 0.5% sur le carnt d’épargne, mais charge 23.6% sur la carte de crédit.
    Des loyers à des prix de fous.Comment peut-on épargner ???

  8. @Homer
    L’idée c’est de mettre un peu d’épargne dans ses REER et d’utiliser le retour d’impôt pour payer ses cartes de crédit, par exemple. Mais quand on n’arrive pas à payer le solde de ses cartes de crédit à 19% d’intérêt, il faut penser à demander de l’aide. On va à la banque ou voir une association de consommateur comme les ACEF. Ils peuvent nous aider à déterminer si on peut consolider certaines dettes et où va notre argent. Certains vont diminuer leurs coûts d’emprunts en contractant une marge de crédit. L’idée c’est de dégager une marge de manoeuvre et ensuite d’installer une routine d’épargne grâce aux prélèvements automatiques.

  9. @Sophie
    C’est bien beau l’investissement périodique, maisi sa monte pas vite.
    Durant ma jeunesse avec de salaire moindre qu’aujourd’hui, j’arrivais à mettre 200 $ par mois en REER. J’arrivais à payer mes cartes complètement. Il y 13 ans, j’achetais ma première maison et oups, les problèmes on débutés. Rénovation, embellissement, taxe de ville, les enfants. Les REER ont pris le bord durant quelque temps.
    De plus, lorsque je vois en 10 ans mes REER achetés périodiquement, ils n’ont pas augmenté tellement, même avec d’excellents placements. Depuis 5 ans, je préfère emprunter 20 000K en REER, car je n’ai jamais cotisé le maximum auquel j’ai droit. Ceci fait effet boule de neige immédiatement, car plus d’intérêt à la fin qu’un 2400 $ ramassé dans l’année. Je rembourse ceci en 5 ans et je reprends un autre 20 000 $, je suis justement dû. Bien sûr, sans ce prêt, je pourrais payer mes cartes de crédit complètement, mais je préfère quand même emprunter pour investir plus rapidement. Pour moi, c’est une bonne dette même si avec les intérêts, cela me coute un peu plus cher.
    De toute façon, au niveau retour d’impôt, je vais le payer plus tard à ma retraite, donc ce n’est pas le but. Le gouvernement ne vous fait pas de cadeaux. Mais reste la meilleur investissement pour la classe moyennement riche. Je dis bien moyennement riche, car juste la classe moyenne, elle est morte. En bas 50K par année, c’est pauvre. En haut de 50K c’est riche! Je carricature mais c’est pratiquement ça.
    PS. À ceux qui payent un véhicule neuf CASH, à moins d’être dans la mafia, c’est complètement stupide. Oui tu économises les intérêts, mais à 4 %, même une voiture de 40K sur 8 ans-9 ans ça ne revient pas si cher. Je rejoins JS, nous devons profiter de la vie. Une voiture dure 10 ans alors payé là sur 10 ans et offrez une belle voiture et non une zezette. Si c’est le voyage, alors allez-y, mais tentez de le payer en deux ans. Bref, en Europe, les maisons sont rendues à 1 million (Grande-Bretagne) ils prennent deux à trois générations pour payer, mais aux moins ils profitent de la vie et continu à faire rouler l’économie.
    Generation X aussi!

  10. …n’est-il pas clair que la prochaine génération sera la génération  »Z ». Economistes et rapporteurs de ragorts  »économiques »; n’avez-vous point la décence de prévision? . De quoi souffrra cette génération? Est-ce que les banques continueront de prêter l’argent de ses propres clients en leur dérobant de leurs propres intérêts? Les banques connaissent-elles mêmes la signification du mot  »intérêt », lorsqu’il sort du contexte corruptif?

  11. bon moi jsuis maman monoparental et je travail presque tout le temps et nonn peut pas mettre de l argent de coter pour acheter une belle maison pour mes enfants.on travail comme des fou.peut pas prendre de réer j ai besoin de cette argent pour nourir mes enfants et payer le loyer.domage qu on aille pas plus de solution!.puis j ai pas de dette une chance.pour le meme prix par mois je pourais payer un hypotheme mais pas capable de ramasser de mise de fond. en tk il faut pas lacher et rester positif et esperer qu un jour on va y arriver . puis j en est 34 j imagine pas nos enfants et les enfants de nos enfants.on en arrache mais eux ca va etre pire.

  12. Je suis une baby boomer et je me souviens que l’épargne dès l’âge de 8-9 ans était chose courante dans notre famille de 9 enfants. Étant la plus jeune, il faut dire que j’étais gâtée mais à chaque vendredi, j’étais contrainte de déposer à la banque un certain montant et cela sans compromis. Je pouvais acheter des petits chinois à 10 sous, parfois plusieurs, c’était comme une gâterie mais la morale de cette histoire, c’est qu’apprendre jeune de nos parents qui n’étaient pas riches mais qui ont toujours possédé une maison, famille oblige, fait partie d’une certaine éducation qui s’est perdue entre 2 ou 3 générations de voisins gonflables, de la psycho-pop et de légendes urbaines. Quelqu’un qui est conscient de ses besoins ne s’arrêtent pas aux cartes de crédits et aux taux d’intérêt ni à des spéculations sur le marché boursier (maison, études, voyages, salaires, endettement, hypothèques). À l’âge de 19 ans, je travaillais, vivais chez mes parents et toujours le même sempiternel compte d’épargne avec lequel j’ai pu parcourir le pays, me permettre des hautes études et même m’acheter une résidence secondaire qui m’a permis de rembourser mon prêt étudiant. À cette époque de mon enfance, je trouvais cruel de m’obliger à déposer ce qui aurait pu servir à m’acheter des chocolats, des vêtements chics, des bricoles pour le samedi mais je me voyais prendre le chemin de la bibliothèque municipale et si je me souviens biens, j’avais le numéro 14, pas loin de la première inscription et comme j’avais déjà tout lu les Tintins, je me suis mise à la Collection Rose et ensuite les Slayter à mon adolescence pour me retrouver avec Sartre et Simone de Beauvoir. Que ce soit x, y ou z franchement, toutes vos idioties, ne seraient-ce pas un peu se plaindre le ventre plein?

  13. Je suis de la generation Y, et l’epargne n’est pas envisagable. Laisser moi vous dire que les baby boomer on tout cuit dans le bec. Facile de chialer sur le compte des jeunes quand on a la bouche pleine… Fond de pension, rabais sur presque tout, belle retraite, belle vie a depenser et profiter sans ce soucier de rien. Imaginez vous que nous sommes une des premieres generation a ce reveiller et ce dire que sa va pas. Par exemple la hausse des frais de scolarite, les boomers etais contre la greve mais il on oublier que leur generation on fais de gros mouvement de greve a leur epoque. Je vous pose une question pensez vous que vous etiez imposer et taxer autant dans votre vingtaine. Je croyerais pas. Vous me direz le cout de la vie n’est pas le meme. Justement, vous avez les baby boomers construit un systeme pour vous, vous protegeant de tout ou presque( la mort). Beaucoup de personne de ma generation on vraiment hate que vous sortiez du decor, pour pouvoir enfin remodeler votre systeme arcaique du je, me, moi. La question du jour, que pensez vous nous laisser en heritage vous les baby boomer. Reponse des Y, endettement, pollution, CORRUPTION, systeme gouvernementale completement a restructurer. Dans le fond vous nous laisser reparer tout vos @$#%&? de mauvaise decision. Retour a l’epargne, je gagne en moyenne 45000$ par annee brute, je me fais enlever presque 300$ par semaine d’impot plus a la fin de lannee il m’en reclame encore d’avantage, jai un loyer a payer, un bebe a nourir et une femme au etude. Ou pensez que jvais trouver l’argent pour mes vieux jours…. En passant les fond de pension sa l’existe plus ou presque, donc….. Les baby boomer son les pire voleur de vie de tout les temps!!!!!!

  14. @Éric
    Je suis de la génération Y (j’ai 24 ans) et j’ai un peu de difficulté avec tes propos. Tu semble oublier que les baby-boomers vont nous laisser le plus gros transfert de richesse de l’histoire de l’humanité aussi. Pour la majorité d’entre nous, l’héritage vas se compter en centaine de millier de dollars. Oui ils ont eu des maisons pas cher vendu au gros prix, oui ils ont cotiser à peine 30% de ce qu’ils retirent de leurs fond de pension mais n’empêche qu’un jour toute leurs maison, chalet, moto, campeur, bref leurs actifs seront à nous.
    Je suis peut-être le mouton noir des Y qui ont commenté ici car j’ai gagné 37 000$ en 2012, j’ai à peine 5 000$ de dette, 2 voiture, 5 000$ de REER et j’ai mis 8 000$ de côté l’année passé.

  15. Cher David
    Je vous le souhaite de tout mon cœur. C’est la raison pour laquelle la plupart des parents travaillent dure pendant toute une vie. J’espère seulement que l’État ne se fasse pas trop gourmand !

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