Femmes : une des plus grandes ressources au monde

Bebe_IS Par Sophie Stival

Plusieurs humanitaires et experts de l’ONU l’ont répété. Les femmes et les filles sont l’une des grandes ressources inexploitées du monde. Investir dans l’égalité entre les sexes c’est être pour le développement international.

La dernière parution du magazine Time traite de ce sujet inépuisable dans un essai à lire. On nous rappelle que malgré les efforts des dernières années, encore beaucoup de barrières (culturelles, sociales…) empêchent la moitié de la population mondiale de s’émanciper.


Les chiffres rapportés par le Time sont éloquents (voir plus bas). L’éducation des filles, c’est le nerf de la guerre à la pauvreté. Pourtant, moins de 2 cents par dollar investi dans les programmes de développement vont aux filles (c’était un demi cent il y a quelques années…).

Neuf programmes d’aide à la jeunesse sur 10 sont consacrés aux garçons. Pourquoi? Eh bien, il semble qu’on ne sache pas par où commencer et quoi faire, quand il s’agit des filles. Il faudrait écouter leurs besoins, mais beaucoup de pays ne sont pas prêts culturellement à le faire, explique le Time

Quelques chiffres (pays en développement)

• Une année de plus à l’école primaire augmente le salaire annuel des filles de 10 % à 20 %
• Une année supplémentaire à l’école secondaire augmente leurs revenus annuels de 15 % à 25 %
• Aller à l’école pendant 7 ans ou plus repousserait la date du mariage des filles de 4 ans. Elles auraient également 2 enfants de moins que celles qui quittent l’école avant.
• Selon le Programme alimentaire mondial, les femmes qui gagnent un revenu réinvestissent habituellement 90 % de cet argent au sein de leur famille. Pour les hommes, il s’agirait plutôt de 30 % à 40 %.
(Source : Time, To Fight Poverty, Invest in Girls)

Comme l’affirmait le NY Times dans une parution spéciale sur la croisade des femmes, « le monde se réveille lentement à une vérité : les femmes et les filles ne sont pas le problème, mais bien la solution (à la pauvreté)».

Qu’en pensez-vous?

10 réflexions au sujet de « Femmes : une des plus grandes ressources au monde »

  1. Je trouve çà un peu triste d’appeler une femme une ‘ressource’.
    Leur participation à l’économie est aussi généralement subversif aux régimes non-démocratique…
    Il y a des tribus en Amazonie et dans la partie ouest du Pérou qui sont menacées par la coupe de forêt des producteurs de viande à hamburger qui veulent du pâturage…
    faire recherche BBC uncontacted tribe
    ou
    http://www.youtube.com/watch?v=5lWVVFHzuLE
    Des adolescentes enceintes!… faudrait les envoyer en favela…

  2. @Ernesto
    Il est vrai que le mot « ressource» au sens de ressource pouvant « être exploitée » n’est pas le mot juste. Il s’agit d’une traduction. Il serait plus approprié de dire ressources humaines ou encore parler de richesse collective. Ce billet souligne finalement que le meilleur moyen pour lutter contre la pauvreté c’est l’égalité des sexes et l’éducation des filles. Merci.

  3. C’est vrai, la plus grande révolution des 2 derniers siècles fut la venue sur le marché du travail des femmes, plus encore que la révolution industriel du 18 ème, mais conséquente à cette révolution.
    Ça constitue un énorme défi pour les sociétés industrialisées et avancée parce que l’éternel problème se pose. La femme est à la fois une citoyenne qui a droit au travail et est aussi potentiellement une mère de famille, elle enfante et permet ainsi à la race humaine de se perpétuer.
    Sur le marché du travail elle aspire légitimement a une carrière et a un niveau de vie identique à l’homme, mais en même temps il faut penser aux enfants à leur besoins affectifs et ça ça se négocie mal. Ce sont des choix difficiles parce que souvent la femme compromet sa carrière… pour un temps.
    Comme vous le montré si bien les sociétés où les femmes sont le plus éduquées sont des sociétés ou la volonté d’enfanter diminue et par conséquent comme c’est le cas pour le Québec, l’Allemagne, le Japon, le nombre d’enfants diminue dramatiquement au point de remettre en question l’équilibre démographique.
    Mais je pense qu’il y a aussi bien d’autres raisons qui fait que le nombre d’enfant diminue comme l’égoisme, les enfants nous dérange dans ce monde moderne où le plaisir et le sexe ont pris une place démesurée. On a pas d’enfants parce que on veut pas qu’ils nous réveillent à 5 heures du matin, qu’il nous empêche d’avoir nos relations sexuelles régulières.
    Bref le monde n’est pas meilleur parce que les femmes, légitimement, sont sur le marché du travail et ont une vie professionnelle intéressante. L’humain demeure humain, je pense que c’est l’absence d’une vision sociale supérieure qui fait que nous sombrons dans le matérialisme le problème. Ce n’est pas la venue légitime des femmes sur le marché qui est en cause mais aussi les crises économiques que nous subissons comme celle de 2008 et d’autres bien avant.
    Les gens se défendent dans un monde que souvent ils subissent par leur faute mais aussi malgré eux. Salutations sincères.

  4. En lisant l’article du NY Times, ce qui me vient à l’esprit c’est que ce sont les gens eux même dans ce tiers monde qui ont la solution, et pas toujours les gros investisseurs qui une fois parti laissent souvent la désolation derrière eux. Il y a des femmes remarquables. Les petits pas mènent très loin.

  5. ———-Les femmes et les filles sont l’une des grandes ressources inexploitées du monde.———-
    Cette formulation me fait peur un peu. J’aimerais croire à la pureté du texte. Je n’y arrive pas. J’ai
    peur que la véritable source de cette expression soit une duperie, une prise de conscience en provenance d’un groupe d’ hommes d’affaires multi-milliardaire. De toute évidence, la valeur de cette expression en serait biaisée.
    L’être humain est exploité à outrance déja. La libération de la femme à travers le monde et son émancipation. Un sentiment de liberté que la femme n’avait pas il y a un siècle. Super, mais avec le bouquet est venu aussi le pot. Maintenant la femme vit autant de stress que l’homme. Les crises cardiaques etc. Un gain moral et pécunier mais à quel prix!

  6. Supposons maintenant que la volonté derrière le texte est exempte de tout vice.
    Alors super! Un progrès véritable. Mais il y loin de la coupe aux lèvres. Ça n’a pas été facile pour les
    femmes jusqu’à maintenant et ce n’est pas terminé non plus. De plus, nous sommes en occident. Que
    penser de la difficulté à reproduire le même scénario en Chine ou en Inde….OOUUUUFFF!
    Il y aura de la résistance……

  7. @Ernesto, Charles, Maurice Lalancette
    Merci de partager vos opinions, d’ajouter votre grain de sel, à cette tribune. Plusieurs de vos avis nuancent mes propos (ceux que je rapporte également) et enrichissent les débats.

  8. @ Charles
    ————« il faut penser aux enfants à leur besoins affectifs et ça ça se négocie mal »———–
    Nous vivons une nouvelle ère. Ce que les enfants perdent en affectivité parentale, ils le compensent
    par celle de ses compagnes et compagnons de garderies. Ils font l’apprentissage de la vie en société, ce que nous n’avions pas lorsque j’étais petit. Nous en revenons à une société tribale. Dans celle-ci,
    tous les adultes participent à l’éducation de tous les enfants. Ça fait des êtres humains moins individualistes.

  9. On va surement arreter leur « education’ juste avant qu elles le soient trop pour questionner les vraies intentions de ceux qui supposement les aide.
    Mais au final,ca reste une bonne affaire pour elles.Elles devront par contre capitaliser sur le peu qu ‘il leur sera donne pour faire grandir leur pays avec la collaboration des hommes.Comme les Chinois l ‘ont fait avant a l’epoque ou c’etais eux le cheap labour.

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