Classement des pays les plus compétitifs: le Canada perd des plumes

Conference_Applaudissement_GPar Sophie Stival

Nous vivons dans un monde concurrentiel où les importations et les exportations rythment nos échanges avec les autres pays.

Pour survivre, être rentables et gagner des parts de marché, les entreprises doivent donc offrir des produits de qualité à prix compétitif.

 

Le Forum économique mondial (FÉM) annonçait il y a quelques jours son classement 2012-2013 des pays les plus compétitifs.

L’étude a été menée auprès de 15 000 chefs d’entreprises dans 144 pays. Quel rang occupe le Canada? Quels sont les pays du top 10? Voici quelques résultats. 


 

Le Canada : 14e 

Cette année, le Canada perd quelques plumes en glissant du 12e au 14e rang mondial. Cette baisse de deux places s’explique principalement par une évaluation plus désavantageuse de la qualité de nos institutions de recherche. Le rôle moins important joué par notre gouvernement dans la promotion de l’innovation a aussi pesé dans la balance.

Une baisse de fréquentation de nos universités ainsi qu’un rôle moins important de la formation en milieu de travail sont aussi des raisons de ce déclin.

Le Canada demeure un exemple à suivre au niveau de l’efficience de son marché du travail (au 4e rang), de ses marchés financiers (11e rang) et de la transparence de ses institutions (11e rang), sans oublier le niveau d’éducation de ses employés, souligne l’étude du Forum économique mondial.

La Suisse : première 

Pour une quatrième année d’affilée, la Suisse occupe le premier rang de ce palmarès. Le classement s’appuie sur une centaine d’indicateurs. « La Suisse mérite la première place grâce à l'innovation, aux performances de son système scolaire, aux dépenses élevées en recherche et développement et à la solide coopération entre le monde universitaire et le secteur privé », écrit le FÉM.

Un fait intéressant : le pays de l’horlogerie, des banques, du chocolat et du fromage occupe le 2e rang mondial pour le nombre de brevets déposés par tête de pipe. On souligne aussi la transparence et la bonne gouvernance de ses institutions publiques. Sans oublier l‘adéquation entre le milieu scolaire et le marché du travail : programmes de stages, collaboration dans la recherche, etc.

Pour conserver son rang, la Suisse devra augmenter le taux d’inscription dans ses universités, qui est inférieur à la moyenne des pays développés, rappelle le FÉM.

Le top 10

  1. Suisse
  2. Singapour
  3. Finlande
  4. Suède
  5. Pays-Bas
  6. Allemagne
  7. États-Unis
  8. Royaume-Uni
  9. Hong Kong
  10. Japon

L’Italie occupe le 42e rang. La Grèce glisse de la 90e à la 96e place. Quant à la France, elle perd trois places pour terminer au 21e rang.

5 réflexions au sujet de « Classement des pays les plus compétitifs: le Canada perd des plumes »

  1. Il serait temps d’adapter le millieu de l’éducation avec le marché du travail, cad, former des gens selon les besoins du marché, combien de personne arrivant directement de l’Université pour des postes spécifiques et doivent recevoir une formation de 6 mois avant de débuter leur fonction.
    Plusieurs vont dire que L’université doit être indépendant du marché de l’emploi, c’est vrai que nous devons former les gens de facon globale, mais il y a surement possibilité de s’approcher de la réalité d’aujourd’hui.
    Les Universités, Cegep, prennent trop de temps s’adapter a la demande, au nouvelle procédure, simplement comparé la vitesse que la technologie évolue, 3 ans c’est long dans l’industrie technologique. Même si certain trouve qu’il ne faut pas comparé une formation de Cegep avec un DEP, force est d’admettre que celui ou celle qui recois un DEP est prêt a travailler dans sa sphère d’étude dès son embauche.
    Est ce que le classement tient compte du pourcentage de syndicalisation d’un pays, car je ne suis pas certain que c’est un avantage pour la productivité.

  2. La Suisse et le Québec se ressemble beaucoup sur un seul point, ils ont à peu près la même population. Les comparaisons s’arrêtent là ainsi que l’espoir d’émulation ou d’implantation du miracle économique helvétique.
    À mon avis, la force productive de la Suisse tient à plusieurs facteurs qui ne peuvent pas être reproduit ailleurs. En commençant par le fait qu’ils ont quatre langues officielles et qu’une majorité de Suisses parlent l’anglais. Par conséquent, une majorité de Suisses parlent au moins trois langues dont l’anglais. Au Québec on éprouve de la difficulté à maitriser une seule langue ! D’ailleurs, parmi le TOP 5, une grande partie de leur population, du moins, la force productive, pensante et agissante, de ses populations parlent plusieurs langues dont l’anglais : Singapour (Anglais, Malais & Cantonnais), Finlande (Finnois, Suédois, anglais, allemand), Suède (suédois, anglais, allemand), Pays-Bas (néerlandais, anglais, allemand).

  3. Wow Cocorico! Tu es amoureux (ou à genoux) devant l’anglais ce n’est pas possible. Tu as employé le mot anglais à chacune de tes phrases 3-4 fois. Dis-le donc encore, tu ne l’as pas assez dit :PP
    Allons donc! Parce que le Québec n’a pas l’anglais comme 1ère langue, automatiquement nous ne sommes pas compétitif! N’importe quoi. De un, nous sommes un des peuples les plus bilingue au monde, et secondo, ils parlent du Canada dans son ensemble.
    Le fait que nous n’ayons pas l’anglais comme langue principale d’échange n’a tellement AUCUN RAPPORT. Le principal problème c’est qu’au Canada, c’est un pays de suiveux. Ils n’innovent rien ou trop peu, ils se contentent de suivre ce que les autres font. Or, les suiveux ne seront jamais en tête de liste.

  4. M. Mazinger,
    Cocorico a donné des faits, les pays indiqué parlent anglais, langue de commerce et de voyage international. Je ne vois pas le sens de votre commentaire, ni une réponse a la question du blogue,et affirmer que le Québec est un des peuple les plus bilingue au monde !!!
    J’aimerais voir cette statistique, allez faire un tour au Nouveau Brunswick, nous avons du chemin a faire. Le Québécois n’est pas une langue, le francais oui.
    Ce que nous avons par contre, la diversité linguistique, culturel, religieuse, mais nous avons un problème majeur avec la valeur de l’argent et de la réussite financière de nos PME. Aider les moins riches oui, mais pas en dénigrant les plus riches. Notre philosophie du travail, ne jamais faire plus que la demande, jamais plus de 35 heures semaine, la fierté et la loyauté envers un employeur ce n’est plus très haut dans les valeurs du Québec.

  5. Cher Mazinger,
    Es-tu en train de nous dire que c’est impossible d’être à genoux devant l’anglais ou juste incompréhensible. Je n’ai pas tendance de m’adonner à l’idolâtrie. Mettons que je suis admiratif devant l’accomplissement de cette culture, de cette langue qui vient de nulle part en particulier, mais qui ne se gêne pas pour tout absorber et tout intégrer. Je ne suis pas le seul en ce monde impressionné par ce rayonnement. Pourtant, je préfère la richesse, la chaleur et la profondeur de notre belle langue.
    Comment vous faire comprendre sans que vous grimpiez aux barricades. Ils sont 1,5 milliards de chinois en Chine, on compte pas loin de 50 millions de chinois qui parlent anglais, je peux vous garantir que ce n’est pas l’agriculteur dans le fin fond de la Mandchourie qui parle anglais. Ce sont les professeurs d’université, les ingénieurs, les chercheurs, les ouvriers ultra spécialisés qui ont besoin d’absorber les dernières percées technologiques. En dehors de la diaspora chinoise en Amérique du Nord, je ne suis même pas sûr que nous ayons 50 000 personnes qui parlent mandarin ou cantonnais. Mettons que le transfert de connaissance est unidirectionnel.

Les commentaires sont fermés.