Boum immobilier : des prix surévalués ?

Couple_maison_IS2 Il est de plus en plus difficile de s’acheter une résidence au pays et dans notre belle province. C’est du moins ce que révèle un rapport publié il y a quelques jours par la Banque Royale. L’accès à la propriété immobilière continue d’être difficile puisque le coût des maisons est de plus en plus élevé.  

Certains experts pensent également que l’immobilier résidentiel est surévalué au Canada. Cette surévaluation serait de 13% au Québec et 14 % au pays, affirmait dans un rapport récent l’économiste principal de CIBC, Benjamin Tal. Ce dernier prévoit également une baisse possible de 5 à 10 % des prix des maisons d’ici un an ou deux. Dans une étude parue presque au même moment, l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) s’est faite plus rassurante. Qui a raison?


Selon l’ACI, on est loin de la situation de nos voisins du Sud et le prix de nos maisons a relativement suivi les revenus. Si la différence entre le prix des maisons et le revenu moyen au Canada démontre un écart qui s’agrandit (voir graphique), ce ratio « reviendra bientôt sur la moyenne à long terme, grâce à une hausse des revenus et non pas une baisse des prix », lit-on dans le rapport de l’organisme qui regroupe près de 100 000 courtiers et agents immobiliers au pays.

 Graphiquestatcanaci

Hausse de taux le 1er juin?

Personne ne connaît avec certitude l’avenir, mais certains faits sont observables. Par exemple? Les taux hypothécaires ont déjà amorcé leur remontée. S’il existe vraiment une surchauffe immobilière, elle risque de s’estomper avec les hausses de taux d’intérêt de la Banque du Canada. La première pourrait survenir dès demain, le 1er juin. Dix-sept des 18 économistes sondés par Bloomberg le croient, du moins.

En avril, l’indice d’inflation que la Banque centrale surveille de près a frôlé (1,9 %) la cible milieu de la Banque du Canada (2 %).  Les ventes au détail ont aussi nettement dépassé les attentes au printemps. Un taux directeur de 0,25 % n’est peut-être plus approprié, et ce, malgré les conditions différentes en Europe (surendettement) et aux États-Unis (inflation faible).

Croyez-vous qu'il existe une bulle immobilière?

Autres billets:

 Taux hypothécaires: la fête est terminée

RAP: à chacun sa stratégie!

9 réflexions au sujet de « Boum immobilier : des prix surévalués ? »

  1. J’avais pas besoin d’économistes pour me dire que le prix des maison est surévalué !!!! Juste à ouvrir le journal et regarder ce que tu peut acheter pour combien. Par chez nous, un bungallow, 25*30, sur un terrain de 7000pi², bâtit en 1980 (donc déco de l’époque) pour la modique somme de 280 000$ !!! C’est du vol !!!
    Et le pire c’est que les salaires n’ont pas suivit !!! Il y a 5 ans, une maison d’ont l’évaluation municipal était de 175000$ ce vendait 225000$. En 2010, 280 000-300000$ !!! une augmentation de + de 25%. Malheureusement, peut de gens ont vue leurs salaires connaitre une augmentation de la sorte. Je ne parle pas d’augmentation due à une plus grande ancienneté, plus grande compétence ou plus de responsabilité, je parle du salaire du nouveau qui vient tout juste de commencer à travailler. Son salaire est-il 25% plus élevé qu’il ne l’aurait été il y a 5 ans ??? Je ne croit pas car le salaire minimum est passer de 8.50$ à un gros 9.50$.

  2. Les renseignements de cet article sont complètement faux. Je ne sais pas où vous prenez vos informations. Le fait est que le salaire moyen ne suit pas du tout le prix des maisons. Au contraire. Seulement 14%?!?!?!? Mettez-en 25% trop cheres les maisons, minimum. Chers courtiers, oui, il y a véritablement une bulle et elle va bientôt vous petter en pleine face.

  3. Avec l’instabilité des marchés boursiers actuelle, due principalement à la crise européenne et à la croissance stagnante plutôt faible chez nos voisins du Sud, en plus des nombreux conflits politiques émergents au Moyen-Orient dans la péninsule coréenne, il est plutôt difficile de voir, à moyen terme, une augmentation importante des taux d’intérêt de la Banque du Canada. Bien que l’économie canadienne ait eu le plus haut taux de croissance des pays du G8 au premier trimestre de 2010, les taux d’intérêt augmenteront probablement de 0,25% en juin, hausse suivie probablement d’un autre ajustement de 0,25% d’ici la fin de la présente année (2010). Le prix des maisons ayant continué leur ascension trop rapide en comparaison à la hausse généralisée des salaires et du pouvoir d’achat des ménages canadiens, le prix des maisons diminuera d’environ 10% au cours des 2-3 prochaines années, dû principalement à l’augmentation de l’offre des propriétés, mais également à la hausse des taux d’intérêt des banques canadiennes. L’incidence se fera sentir assurément sur les prêts hypothécaires. Le Gouverneur de la Banque du Canada n’a pas d’autre choix, à moins qu’il veuille diminuer la masse monétaire, ce qui ne sera assurément pas l’option choisie, étant donné la valeur du dollar canadien sur la scène internationale et son importance stratégique dans une économie où le prix du baril ne pourra qu’augmenter dans les prochaines années pour se rapprocher du 85-90$ le baril de pétrole à moyen terme.
    Petit conseil: attendez quelque peu avant d’acheter votre prochaine résidence, puisque, par exemple, pour une maison de 300,000$ (prix de vente moyen au Canada), vous pourriez économiser 30,000$ ou 10% à court terme. La légère hausse des taux d’intérêt ne fera pas de vous un perdant au change.
    Je partage donc le point de vue de l’analyste de la CIBC sur la question.

  4. @Jean Viens
    Les renseignements de cet article sont documentés et proviennent d’analyses détaillées et rigoureuses. Le but de ce billet est de démontrer que deux analyses valables peuvent avoir des conclusions différentes.
    Dans le cas de la CIBC, le choix des paramètres du modèle utilisé par l’économiste nécessite un jugement subjectif qui peut laisser place à l’interprétation, il est vrai. Mais évaluer de combien est surévalué (s’il l’est) le marché immobilier est loin d’être simple. Même si les prix montent, on ne peut affirmer simplement qu’il y a une bulle. Tout dépend de ce qu’il vous en coûte (en % de vos revenus) pour payer votre hypothèque. De ce côté, la Banque CIBC n’est pas trop alarmiste : lire la recherche qui suit: http://research.cibcwm.com/economic_public/download/cw-20100525.pdf
    L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) voit la bulle immobilière d’un autre angle. Elle se fie plutôt au passé pour prévoir l’avenir. Selon leur analyse « l’histoire laisse suggérer que le rapport prix- revenu retourne à sa moyenne à long terme à mesure que les prix demeurent stables et que le revenu augmente– mais pas grâce à un déclin marqué du prix ».

  5. En fait, ces opinions sont totalement subjectives. D’une part, un banquier qui s’inquiète d’une éventuelle baisse du volume de transactions à cause des prix surévalués (comprendre une baisse des demandes hypothécaires) et d’autre part le club des courtiers qui ne voit jamais de nuages noirs et qui encourage ses membres à lister toujours plus haut (comprendre une rémunération à la hausse pour les membres qui sont en %). La spéculation, vous connaissez?
    Je suis à la recherche depuis 8 mois d’une propriété et voivi mes conclusions:
    1. Il n’y a pas de rapport entre la qualité et le prix, seule la localisation compte;
    2. Les agents fixent le prix selon la dernière transaction dans le quartier (ils ne sont jamais capables de justifier sérieusement leur prix);
    3. Ceux qui ont acheté depuis 6 mois le regrettront très bientôt.

  6. Je suis à la recherche depuis un an. Cette année, les prix sont tout simplement exhorbitants. Je suis d’accord qu’il y a surévaluation. Les gens n’ont pas appris des pertes de l’autre côté de la frontière???? Je refuse tout simplement de faire une offre aux prix qu’on propose actuellement. Je préfère attendre.

  7. En tout cas, moi j’en suis a ma 2e maison, mon 3e bloc appartement en moins de 5 ans. J’ai cherché les bonnes affaires dans mon secteur.
    Je suis toujours acheteur même si les exprets disent que le marché va tombé! Peu importe, regardez depuis 30 ans et le marché n’as jamais tombé… il ne fait que croitre! Donc, plus vous attendez, plus vous êtes perdant!! Les maisons sont les meilleurs placement présentement, donc, vous êtes mieux d’investir maintenant!
    Bon magasinage!

  8. que ce passeras t il quand les taux remonteront pour ceux qui on deux trois maisons est qui ont profiter des taux anormalemant tres bas ?

Les commentaires sont fermés.