Acheter une résidence : se poser les bonnes questions

Par Sophie Stival

Balance_maison_IS Acquérir une propriété est une décision qui ne se prend pas à la légère. Au-delà de l'investissement, il est important de se poser plusieurs questions, rappelle Ashley Redmond, du site d’information et d’analyse financière morningstar.ca.

Beaucoup d’investisseurs espèrent faire de l’argent en acquérant une demeure puisque celle-ci augmentera en valeur avec les années. Mais les prix risquent de se stabiliser dans les prochains mois et les gains rapides sont peut-être chose du passé, écrit-elle dans la rubrique L’investisseur astucieux. L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) s’attend d’ailleurs à un ralentissement des ventes pour l’année qui s’achève et même en 2011.


Se poser les bonnes questions
Avant de faire une offre d’achat sur une résidence, on doit déterminer où l’on souhaite vivre, quel type de maison nous convient, quels sont nos moyens et quels sacrifices seront nécessaires pour payer tout ça. La location offre parfois plus de souplesse et moins de contraintes telles que les frais d’entretien et de réparations d’une résidence, remarque Mme Redmond.

Bien souvent, les gens ont mis de côté un montant pour la mise de fonds. Mais quand vient le moment d’acheter une propriété, ils hésitent quant au choix du type de prêt et de son échéance. Taux fixe ou taux variable? Un an ou 5 ans? Selon Grant Mackenzie, PDG de Macquarie Financial à Toronto (prêteur hypothécaire), ceux qui n’y connaissent rien en immobilier devraient opter logiquement pour un taux fixe, explique-t-il à morningstar.ca.

« L'une des erreurs les plus courantes chez les gens qui achètent pour la première fois est de choisir une hypothèque à taux variable pour voir les intérêts monter en flèche par la suite, dit-il. Et l'acheteur ne sait pas quand il faut verrouiller son taux. »

Acheter ou louer?
Un nouvel acheteur, après avoir déterminé le montant de l’hypothèque, des paiements et le type de taux d’intérêt, devrait estimer s’il est plus avantageux d’acheter ou de louer. En calculant les dépenses mensuelles de l’une et de l’autre des options (sans oublier l’entretien, les taxes, le stationnement et autres services tels que le téléphone, l’Internet et le câble), on pourra déterminer l’option la plus avantageuse.

On achète ou on attend? La réponse dépend du taux de rendement que l’on peut obtenir sur notre montant de mise de fonds. N’oublions pas que ce montant, déjà économisé, doit être investi si l’on opte pour la location. Il ne faut pas non plus oublier le montant épargné mensuellement en louant au lieu d’acheter (argent qui peut rapporter).

Même en obtenant un rendement élevé sur ses économies (ce qui est plutôt rare de nos jours), il se peut qu'acheter maintenant soit le meilleur choix financier, remarque Morningstar. L’appréciation moyenne annuelle de votre nouvelle résidence peut en effet faire pencher la balance de l’autre côté. Mais en fin de compte, le choix de devenir propriétaire dépendra autant des facteurs qualitatifs que ceux plus quantitatifs. Après tout, c’est vous qui habiterez la demeure, le quartier, pour le meilleur et pour le pire…

Qu’en pensez-vous?

Pour en savoir plus:

Acheter ou louer : un exemple concret (cliquez ici)
Dernières données de l’ACI : le marché de l’immobilier « se normalise » (cliquez ici)

10 réflexions au sujet de « Acheter une résidence : se poser les bonnes questions »

  1. Il est probable que d’ici quelques mois que la demande très forte depuis les 10 dernieres années en terme d’investissement dans l’immobilier résidentiel ralentisse au point de voir le prix des propriétés se stabiliser et peut-être diminuer.
    Ces cycles reviennent périodiquement. Ceux qui ont acheté avant 1999 et qui ont conservé leur propriété ont fait des gains majeurs, ceux qui achètent ces temps-ci ne feront pas de gains importantts avant bien longtemps. S’il s’agit d’un investissement à long terme à moins d’une dépression majeure genre 1930 il n’y a pas de risques majeurs.
    Investissez vous économies dans l’OR c’est le meilleur placement.

  2. bonjour si vous parle de maison famillial achter pour duplex et autre s est mieux de pas etre proprietaire pour une seul raison locataire a toujours raison ,meme si paye pas leur loyer il ont tout les droit

  3. une maison n’a jamais été un investissement mais un choix de vie ,tout les bénifices faits lors de la vente ont été mits en rénovation ou en entretiens pour justement gardé ca valeur ..

  4. Soyons clair, la crise du marché de l’immobilier en 2011, va arrivé sa c’est sure.
    Les maison et autres sont sure évaluer et ne vale pas se que le marché dit.
    Avoir le prie baissé en 2011

  5. JE me rappelle tres bien que des technologies a la fin des année 90.
    Tout le monde disait (Ca va augmenter, achete)
    Exfo $134 (avant la crise), $4 (au pire de la crise)
    Tout cela est Cyclique!!!
    La seule reponse que l’on a pas (Quand?)

  6. Avis à tous: inutile de faire ce calcul, j’ai l’ai fait mille fois et je vous donne la réponse. Une maison unifamiliale n’est pas un bon investissement en tant que tel. C »est premièrement un choix de vie pour obtenir plus de confort et autres avantages. Si vous voulez faire un investissement, achetez-vous un triplex (exemple) et vivez dedans. L’exemple de calcul qui est présenté dans la version anglaise de cet article si on clique sur le lien est tout faux: 100$ par mois pour les taxes: triplez ce montant. 100$ par mois pour l’entretien: beaucoup trop bas. Ça change drôlement une analyse économque. En second lieu, très peu de gens auraient la discipline d’épargner la différence entre le coût d’achat et le coût de location, et l’achat devient dans ce cas une épargne forcée, c’est mieux que rien.

  7. achete semi detache en 1993, 80,000,aujourd hui il en vaut 200,000.Pour moi,ca ete un investissement extra.la realite est peut etre differente aujourd hui,il faut calculer!

  8. Gilbert:
    Pas si sur. Sa vraie valeur est celle que tu auras quand tu auras vendu, moins la commission de vente, moins les rénovations. Sur près de 20 ans, le rendement risque de se situer autour de 6-7%, soit en deça de la moyennes des rendements possibles entre 1993 et 2010 (maintenant beaucoup moindre) car on a connu des années très fastes avant les débandades commencées en 2003.

  9. La seule question a se poser avant d’acheter quoi que se soit est; ai-je vaiment besoin de sa ?
    That is the question
    Cette question m’a fait économiser beaucoup jusqu’a présent

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