Avoir une « dette de sommeil » au volant, ça coûte cher

IStock_000009164399XSmallPar Sophie Stival

On ouvre la radio, les fenêtres, on prend un café. On pense que ça suffira. Pourtant la fatigue au volant tue plus de 100 personnes et fait près 10 000 blessés chaque année chez nous (donnée SAAQ).

Le problème c’est que bien souvent on ne reconnaît pas ses premiers signes ou pire, on n’en tient pas compte. La fatigue serait la 3e cause de décès sur nos routes.

Quand on cogne des clous au volant, on met en jeu notre vie, celle de nos passagers, sans oublier les autres piétons et automobilistes qui croisent notre chemin. C’est le message que souhaitent passer ces jours-ci le ministère des Transports du Québec et la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Cette première campagne de sensibilisation rappelle aux Québécois que conduire de longues heures nous rend aussi vulnérable que si on avait consommé de l’alcool ou des drogues. 

L’industrie du transport routier a aussi sa part de responsabilité dans cette problématique.

Comment gère-t-on sa fatigue ?

Pour les chauffeurs de gros camions, la fatigue est la cause la plus fréquemment citée lorsqu’un accident implique un véhicule lourd (donnée de la SAAQ).

Un sondage mené auprès de conducteurs professionnels révèle :

  • 76 % des conducteurs considèrent que la fatigue est un problème de première importance dans le domaine de la sécurité routière.
  • 53 % d’entre eux estiment que la fatigue est un problème que l’industrie gère mal.
  • 21 % d’entre eux ont vécu au moins un incident lié à la fatigue, tel que de la somnolence, un changement involontaire de voie, des problèmes dans l’utilisation du volant, etc.

Les professionnels de la route ressentent de la fatigue après 10 heures de conduite, semble-t-il. Pour un conducteur normal, au-delà de 4 heures consécutives, c’est long. 

Facteurs aggravants 

Les symptômes de la fatigue au volant sont assez similaires pour les professionnels de la route et le simple conducteur, qui doit faire une longue route. 

La SAAQ nous rappelle que la fatigue est un état biologique que ni la volonté, ni l’expérience, ni la motivation ne peuvent surmonter ou compenser. Le degré de fatigue peut être aggravé par :

  • Le manque de sommeil et l’accumulation d’une dette de sommeil;
  • La présence d’un trouble du sommeil (apnée, insomnie, etc.) non traité;
  • Le moment de la journée, entre 13 h et 15 h et la nuit, entre minuit et 6 h (creux liés à notre métabolisme)
  • Le temps d’éveil (après 17 heures d’éveil, la performance physique et mentale décroît);
  • La consommation d’alcool, de médicaments ou d’autres drogues.

Prévenez la fatigue

  • Ayez une bonne nuit de sommeil avant de prendre la route pour plusieurs heures
  • Déliez-vous les jambes, étirez-vous toutes les 2 heures
  • En cas de fatigue, faites une sieste, même 15 minutes peuvent suffire
  • Ne conduisez pas aux heures du dodo (généralement la nuit et en début d’après-midi)
  • Évitez de conduire à grande vitesse, ça demande plus de concentration et ça fatigue à la longue
  • Mangez des repas légers
  • Évitez l’alcool

Nous serons nombreux au cours des prochaines semaines à sillonner les routes du Québec, de la côte Est américaine, des Maritimes ou ailleurs. Soyons vigilants et éveillés. Bonnes vacances! 

 

2 réflexions sur « Avoir une « dette de sommeil » au volant, ça coûte cher »

  1. Agent de la SQ : Vos papiers !
    Automobiliste : Pas si fort ! Quoi, le bonjour c’est facultatif !
    Agent de la SQ : Je voulais être sur que vous m’entendiez vu votre état de somnolence !
    Automobiliste : Je ne dormais pas Monsieur l’agent, je suis parfaitement éveillé, juste un peu fatigué, la vérité c’est que je viens de passer 2 heures au poste de la SQ pis je suis un peu engourdi.
    Agent de la SQ : Pouvez-vous alors m’expliquer pourquoi vous êtes au volant d’une auto patrouille de la SQ …

  2. Je parcours 45 a 55 000km par année pour mon travail, la meilleur période reste le matin de 6 a 10, quand je peux, j’écoute la radio type ligne ouverte, comparé a la musique c’est moins endormant, mais j’arrête a tous les 1.5 heures dans des halte routières.
    Même si plusieurs se crois a l’abri, c’est vrai que ni l’age, le sexe, l’expérience, conditions physique ne peut aider, pas plus que les vitres baissé, la radio forte.
    Ceux qui crois le contraire, sont des danger potentiel futur.

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