Auto électrique : quelle revanche?

Cle_ISPar Sophie Stival 

Dans quelques semaines, deux Français s’élanceront pour un premier tour du monde en voiture électrique. Dans nos salles de cinéma sort ces jours-ci un documentaire américain au titre évocateur : « La revanche de la voiture électrique ».

Même l’édition 2012 du Salon de l’auto de Montréal a accordé une grande place aux voitures dites tout électriques. Hydro-Québec y a notamment annoncé l’installation au printemps à Montréal et à Québec d'un premier réseau de 90 bornes de charge.

Le moteur à essence ne semble pas pour autant prêt de disparaître, si vous voulez mon avis.


Aux feux de circulation, je m’amuse à observer la marque, la grosseur et surtout, les petites plaquettes qui sont collées sur les voitures. Je pense au fameux Flex Fuel qui est de plus en plus en vogue. Le moteur de ces voitures reconnaît tant l’essence ordinaire que les carburants « plus verts » comme le bioéthanol.

Et c’est sans compter les moteurs hybrides et au diesel qui ont aussi la cote.

Avec les nombreuses solutions de rechange qui sont apparues ces dernières années, il y a loin de la coupe aux lèvres. Le concept est encore à apprivoiser, croit Pascal Dandurand, le président de l’édition 2012 du Salon international de l’auto de Montréal.

La patience semble le mot d’ordre des joueurs qui dominent l’industrie des voitures électriques. C’est ce que retient Sébastien Templier, blogueur auto à La Presse, qui a vu le documentaire de Chris Paine (La revanche de la voiture électrique).

Les conducteurs veulent des voitures moins énergivores, mais pour l’instant ils se contentent de ce que le marché leur offre de mieux à un coût décent. C’est bien compréhensible.

Chez nous, l’accès à une énergie propre telle que l’hydro-électricité plutôt que des centrales au charbon, comme en France ou aux États-Unis, devrait inciter nos gouvernements à pousser sur l’accélérateur, il me semble.  

J’avais l’espoir de changer ma voiture hybride pour une électrique dans 3 ou 4 ans. Je n’en suis plus si sûre…

Dans combien d’années une majorité de Québécois conduiront-ils des voitures électriques, pensez-vous?

Pour en savoir plus:

Voiture électrique: les "pour" et les "contre" (billet)

Achat d'une voiture électrique: rabais de Québec de 8 000$ dès janvier 2012 

 

7 réflexions au sujet de « Auto électrique : quelle revanche? »

  1. ===Dans combien d’années une majorité de Québécois conduiront-ils des voitures électriques, pensez-vous?===
    Difficile à dire. Mais en langue du terroir : « en tsous d’la couvarte » les pétrolières
    détiennent très sûrement une large part d’actions d’entreprises manufacturières
    d’autos. Alors, une chose est sûre, la transition se fera sans accrocs, en douceur, sans que qui que ce soit, au niveau des riches entreprises y perdent.
    Les autos hybrides et électriques coûtent plus cher mais personne n’arrivera à
    justififier de façon convaincante ce surplus de coût.

  2. Nous avons les requins de type pétrolier qui drainent notre argent en le sortant de
    notre pays. Nous aurons un autre requin de type électrique dont les gouvernements provinciauxi et entreprises privées devraient rester propriétaires. Ça c’est encourageant, question de retombées économiques!

  3. Sujet très délicat aux yeux des bonzes du pétrole en effet…Je limite considérablement mon utilisation automobile et je peux dire que nous ne sommes pas légion à le faire…De Paris à Montréal en passant par Tokyo et Melbourne, ça en fait du char!
    La voiture électrique est au point depuis belle lurette et aussi performante que la voiture à combustible qui est d’ailleurs digne des Pierrafeu/Flinstones si j’ose dire. J’ai vu il y a quelques années un documentaire qui au dire de Télé-Québec même, a fait beaucoup réagir les téléspectateurs. Je vois qu’on peut le visionner en version anglaise et française sur internet. Il a fait couler beaucoup d’encre depuis 2006. A voir absolument pour ceux en quête de vérité et pour qui l’environnement n’est pas qu’une mode passagère. Le titre: Who Killed the Electric Car? / Qui a Tué la Voiture Électrique. 87 min.

  4. @Argonaute
    Merci pour ce supplément d’information. Le réalisateur de Qui a tué la voiture électrique est le même que la revanche de la voiture électrique (Chris Paine). Bonne journée.

  5. Je suis un peu surpris qu’on ose parler du Flex Fuel comme d’une alternative viable. À ce que je sache, on a beaucoup de véhicule qui offrent la possibilité (des américaines pour la plupart) mais il n’y a aucune façon de se procurer du E85 au Québec. Si je ne me trompe pas, la pompe la plus proche se trouve en Ontario, toute une économie! Que de la poudre aux yeux. Tu parles d’une solution.
    Au moins, les véhicules hybrides offrent un net avantage. Et pour répondre à la question de l’article, les véhicules électriques vont devenir populaires lorsque les mentalités des gens changera.
    Ça fait des années que je roule en Toyota Prius et Civic Hybride et les gens s’imaginent encore que ce n’est pas au point. La Prius existe depuis 1997 come on! A mon avis, il y a un NET avantage financier à utiliser une voiture hybride en comparaison à une voiture équivalente. Oui c’est plus cher mais les gens sous-estiment l’essence économisée / année. Jamais je ne retournerai avec un véhicule a technologie « classique ».
    Je crois que les véhicules hybrides ont amené un lot de nouvelles technologies qui amènera les gens à utiliser des véhicules « hybride plug-in ». Qui elle-même amènera un lot de technologies qui finalement permettra d’avoir un véhicule électrique idéal (moins cher plus d’autonomie), qui lui même changera les mentalités.
    Évidemment ça pourrait prendre encore quelques années. Lorsque ça arrivera, nous pourrons utiliser l’énergie produite ici et encourager hydro-québec plutôt que d’encourager / financer des pays instables en Moyen-Orient.
    Après tout, pourquoi ne pas garder tout cet argent pour nous plutôt que d’aller construire des montages de ski en plein désert.

  6. Penser que le bioéthanol est une alternative viable prouve qu’il y a eu un manque de recherche sur le sujet. Premièrement, la consommation de carburant augmente de façon significative lorsque l’ont roule avec du E85 (20 à 30% de plus) sans compter le fait que le E85 est un carburant très corrosif. Deuxièmement, la production de bioéthanol requiert énormément de superficie de terre agricole pour cultiver le maïs nécessaire à sa création avec tout les impacts environnementaux qui l’accompagne (déforestation, engrais, insecticide, etc). Donc quand on calcul l’impact environnemental d’une voiture qui roule au E85 vs la même voiture qui roule au gaz, la différence n’est pas significative.
    Et la voiture électrique ce n’est pas mieux !!! Si l’électricité est produite à partir de centrale au charbon, au gaz ou nucléaire, il n’y a aucun avantage au niveaux de l’environnement Pour nous au Québec ce serait parfait mais les grandes distances qui séparent les grandes villes ajoute un autre clou dans le cercueil. Qui dit plus de voiture électrique dit augmentation de la consommation d’électricité, qui dit augmentation de la consommation dit augmentation de la production, qui dit augmentation de la production dit nouvelle infrastructure qui dit nouvelle infrastructure dit opposition de la part de Québec Suicidaire (M. Khadir), des environnementalistes et des « pas dans ma cour » (éoliennes).
    Alors, les voitures électriques, ce n’est pas pour tout de suite !!!!

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