Affronter ses regrets professionnels

IStock_000021472733XSmallPar Sophie Stival

Comme le dit la chanson, j’aurais voulu être une artiste. Bien sûr, je rêvais. 

N’empêche que bien des travailleurs, je m’inclus dans ce groupe, souhaitent un jour ou l’autre faire autre chose dans la vie. Ils regrettent de n’avoir pas choisi une autre carrière, un autre métier. 

La revue américaine Harvard Business Review (HBR) nous propose une démarche intéressante pour affronter nos déceptions professionnelles. Et pourquoi pas, changer le cours des choses…

Selon le magazine, qui appartient à la prestigieuse université Harvard, les travailleurs insatisfaits sont particulièrement vulnérables aux « j’aurais dû ». 

Exemples : J’aurais dû étudier en graphisme au lieu d’aller en marketing. J’aurais dû accepter cette promotion quand elle s’est présentée. J’aurais dû manifester mon intérêt quand tel poste est devenu vacant. 

Selon Priscilla Claman, présidente de Career Strategies et blogueuse au HBR, s’attarder sur le passé est futile et destructeur puisqu’on ne peut revenir sur ce qui a été fait. Notre santé morale risque d’y passer et nos collègues de travail incluant nos patrons le percevront.

  1. Plutôt que de se dire : « j’aurais dû » demandons-nous plutôt « qu’arrivera-t-il si je fais ceci ou cela? ou se peut-il que j’aie agi ainsi pour telle ou telle raison?». 
  2. Rien de mieux que de réunir quelques bons amis ou des collègues en qui on a confiance pour une séance de remue-méninges. On liste ce qu’on a accompli jusqu’ici. On transpose nos regrets en questions du type : se peut-il que j’aie opté pour cette carrière parce que j’aime le contact avec le public? Et si je décidais d’enseigner cette matière au lieu de travailler dans un bureau? Si je faisais de la formation au lieu de vendre de la publicité?
  3. En explorant différents scénarios ou avenues de solutions, même farfelus, on change notre point de vue et on peut alors réorienter sa carrière sans nécessairement tout abandonner. 

De la comptabilité à la musique

Mme Claman donne l’exemple d’une dame qui a étudié à l’université en comptabilité pour faire plaisir à sa famille. Son rêve? Être musicienne. La comptable s’est demandé comment elle se sentirait si elle pouvait travailler dans un milieu artistique tout en faisant profiter les autres de ses connaissances financières. 

Cette réflexion l’a amené à poser sa candidature pour être comptable dans différents départements de musique de grandes écoles. Aujourd’hui, cette dame est administratrice dans de grands festivals de musique en plus de suivre des cours pour son propre plaisir.

Rêvez-vous de changer de travail ou de profession? Qu'est-ce qui vous retiens?

5 réflexions au sujet de « Affronter ses regrets professionnels »

  1. bonjour je suit plombier ,et cest dernier temps contremaitre ,ce metier je les eu parce que mon pere etait contracteur mais je ne l’ait jamais aimer sauf pour l’argent.
    la semaine derniere j’ai laisser mon poste sous pretexte de maladie j’56 ans et je veux faire autre chose mais j’ai pas d’idée .

  2. Bonjour,
    Cet été cela va faire 32 ans que je travaille dans un bureau, au début commis dactylo à aujourd’hui adjointe administrative…. Ce n’est pas ce qui va le plus avec ma personnalité mais à 17 ans je n’avais pas le choix d’aller travailler…. Ensuite, responsabilités financières et autres… Pour les études pas eu confiance souvent en moi…. Donc, j’ai toujours en tête qu’un jour je pourrais faire autre chose mais étant donné que je suis une personne plus insécure et pas trop aventurière et bien c’est long mon affaire… Je travaille donc à me faire une vie extérieure plus intéressante… à voir 😉

  3. @Robert Mundry et Didi2248
    Ça prend beaucoup de courage pour laisser un travail ou métier qu’on exerce depuis des décennies. Je vous souhaite bonne chance dans vos démarches, vos recherches.

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