Santé mentale : la conciliation travail-famille pointée du doigt


Anxiete_ISPar Sophie Stival

Les problèmes de santé mentale au travail sont plus fréquents qu’on ne le croit. Un travailleur sur 5 souffrirait présentement d’un trouble mental ou d’une maladie mentale susceptible de diminuer sa productivité. 

Il existe également beaucoup de préjugés envers ces travailleurs qui s’absentent parce qu’ils vivent de la détresse psychologique. Disons que prendre un congé de maladie en raison d’un cancer ça passe beaucoup mieux que si on est dépressif…

Une vaste enquête publiée en juin par trois universités québécoises révèle que l’insécurité d’emploi et la conciliation travail-famille sont les premiers responsables des troubles de santé mentale en milieu de travail.


Méthodologie de l’enquête

La recherche visait à déterminer les facteurs qui mènent au développement de la dépression, de la détresse psychologique et du burnout au travail. 

Pendant plus de 4 ans, 2 100 personnes au sein de 63 entreprises ont été interrogées à propos de leur vie personnelle et professionnelle.

Pour la première fois dans ce genre d’enquête, on a mesuré le taux de cortisol des répondants pour appuyer les résultats. Cette hormone contenue dans la salive serait un indicateur reconnu du niveau de stress chez les individus.

Selon le professeur Pierre Durand de l’École des relations industrielles de l’Université de Montréal, « la force de cette étude c’est d’avoir pris en compte de très nombreux facteurs liés à l’organisation du travail, aux relations familiales et professionnelles, à certains traits de personnalités, comme l’estime de soi, et à d’autres facteurs de risque potentiel, notamment les maladies chroniques ou la consommation d’alcool.» 

D’autres facteurs qui contribuent au développement des troubles mentaux:

  • la supervision abusive au travail
  • des demandes excessives
  • l’empiètement du travail sur la vie de famille 
  • et les difficultés relationnelles à la maison 

Prévenir et guérir 

Il semble que les personnes en début et au sommet de leur vie active sont plus susceptibles d’être touchées lourdement par des troubles mentaux. Les entreprises peuvent réduire le stress et améliorer la santé de leurs employés en réduisant les heures travaillées pendant la semaine, en diminuant les heures supplémentaires et en faisant participer les employés au processus décisionnel. 

Quelques chiffres

  • 30 % des demandes d’indemnité d’invalidité de courte et longue durée le sont pour des troubles ou des maladies mentales
  • Seulement en 2011, il en aurait coûté environ 6,3 milliards $ en perte de productivité 
  • Chaque année, 1 Canadien sur 5 est aux prises avec un trouble mental ou une maladie mentale. Les répercussions sur l’économie dépassent les 50 milliards $. En 2011, ça représentait 2,8 % de notre PIB.

Cette étude a été en partie réalisée avec le soutien de la Standard Life qui vend, il est vrai, des produits d’assurances collectives tout en faisant la promotion de la santé des travailleurs. Les Instituts de recherche en santé du Canada et le Fonds de recherche du Québec ont également contribué à cette étude.

À lire :

La dépression au travail : vrai ou faux?

3 réflexions au sujet de « Santé mentale : la conciliation travail-famille pointée du doigt »

  1. La Cigale et la Fourmi. Notre belle province a la particularité d’avoir le précédent en Occident qu’un premier ministre a convoqué tous les médias pour dire à son peuple qu’il est carrément paresseux. J’ai connu des gens qui travaillent à Revenu Québec et autres départements du gouvernement et qui se tapent je ne sais combien de dépressions payées. Je suis un homme qui connait le dur labeur. Je n’ai jamais compris les raisons de ces congés dépressifs (économiquement dépressionnaires?) qui à mon avis ont bien plus de rapports avec des problèmes personnels que de problèmes reliés directement au travail à effectuer. Parle-t-on de dépression du fonctionnariât? Si tel est le cas, je lance la serviette car à mes yeux il n’y a rien de plus fénéant et ignorant…qu’un fonctionnaire et ses malheurs qu’ils-elles ne peuvent jamais expliquer en détails. Et finalement, d’être payé pour être dépressifs? De quoi se plaint-on exactement? D’être payé pour être dépressif où être payé dû à la paresse? Je ne connais pas beaucoup de pays qui paient les gens pour de telles raisons…En fait, aucun. Si le travail est la santé…et bien, travaillez!

  2. A ce que je peu voir il y a du monte qui ce permete de mettre des commentaires et il ne pense pas plus loing que leur nez, car il ne save pas cE’st quoi une depression et comment tu peu te sentir.
    Il est facile de pointé les fonctionnaires, c’Est constament eux qui son pointé, car c’Est l’argent de t’est impot. Pour avoir vu les 2 coté de la médaille je peu dire que au privé tu ne te feras pas pointé du doigt, mais quand tu travail pour le gouvernement tu a faire ta job en plus d’Avoir a subir les
    commentaires des personnes ignorantes.
    Je pensait comme Boulot dodo avant jusqu’a ce que je tombe en depression majeur, et sa ma rapporté les idée au bonne endrotis et les personnes qui passe leru temps a travaillé c’Est tres souvent qu’il ne son pas heureux dans leur vie de tout les jours.

  3. Cher Boulot dodo,
    Avez-vous réellement écrit ce texte à 1:00 du matin? Qu’est-ce qui ce passe? On a de la difficulté à concillier travail et famille?On travail trop? On manque de temps pour soi? Je vous taquine! Par contre, cela justifierais sans doute l’incohérence de votre texte… Faites-en ce que vous voulez, mais vous devriez vous coucher plus tôt! Le surmenage intense et prolongé pourrait bien finir par vous mener à dévelloper une maladie mentale suceptible de diminuer votre productivité. Si ce n’est pas déjà fait. En réponse à votre – La cigale et la fourmi, je vous dirais – La poutre et la paille.
    Bon! Ce n’est pas tout ça… Il est temps que je me remette au travail… 😉

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