Plus de sous dans notre économie sociale?

IStock_000020198873XSmallPar Sophie Stival

C’est Françoise David qui a abordé le sujet lors du récent débat des chefs.

« Pendant que vous investissez des milliards dans le Plan Nord, combien investissez-vous dans l’économie sociale? », a lancé la porte-parole de Québec Solidaire à Jean Charest.

Quand on parle d’économie sociale, on pense tout de suite au mouvement coopératif, à Desjardins. Pourtant, les coopératives non financières sont nombreuses au Québec.

Je pense à Agropur, la Coop fédérée, le détaillant Mountain Co-op sans oublier les milliers d’organismes communautaires et sans but lucratif.

Sur quoi reposent leurs succès? Quelle est la part de ce secteur dans notre richesse collective? Et devrait-on se tourner davantage vers cette forme d’association?


C’est quoi?

Une entreprise d’économie sociale est d’abord issue d’initiatives du milieu. Ses principes et ses règles de fonctionnement se définissent par :

  • Le bien commun
  • L’autonomie de gestion
  • La démocratie
  • La primauté de la personne
  • Le principe de participation. 

Elle est soit une entreprise privée autonome dotée d’un statut d’organisme à buts non lucratifs (OBNL) ou de coopérative, soit un projet autonome porté par les autres composantes de l’économie sociale que sont les organismes communautaires. Sa principale raison d’être est de produire des biens et des services répondant à des besoins économiques et sociaux, individuels ou collectifs. Sa contribution se mesure à son incidence sur le développement local et des collectivités, notamment par la création d’emplois durables, le développement de l’offre de nouveaux services, l’amélioration de la qualité de vie, etc. 

(Source : Guide d’analyse des entreprises d’économie sociale)

Ça représente en chiffres

  • Environ 7 000 entreprises, coopératives et OSBL
  • Emploie plus de 125 000 personnes
  • Chiffre d’affaires annuel de plus de 17 milliards
  • Environ 8 % du PIB québécois
  • Vingtaine de secteurs économiques : arts et culture, agroalimentaire, commerce de détail, environnement, immobilier collectif, loisir et tourisme, technologies de l’information et des communications, médias, manufacturier, service aux personnes, etc.

     (Source : le site québécois, Chantier de l’économie sociale)

Démarrage et financement

Mais avant de démarrer une entreprise d’économie sociale, il faut s’assurer que son projet est viable et qu’il respecte quatre grands principes (4P), soit la prise en charge collective, le processus démocratique, la primauté de la personne sur le capital et la production de biens et de services socialement utiles. 

Pour s’en assurer, tout en ayant accès à du financement et de l’aide technique, les entrepreneurs peuvent s’adresser au RISQ : le Réseau d’investissement social du Québec.

Cet organisme à but non lucratif « offre un capital de développement et de risque unique adapté à la réalité des entreprises collectives et permet la réalisation de projets novateurs et structurants pour les collectivités ». Les fonds proviennent de souscripteurs privés et du gouvernement (50/50).

Des exemples

Dans le rapport annuel de 2011, on retrouve toutes sortes de projets dans différentes régions du Québec. Ça va de la coopérative agricole à la radio communautaire en passant par le café de quartier qui sert à manger et offre des concerts, du cinéma et des spectacles pour petits et grands. 

Il y a aussi des projets comme le recyclage de déchets électriques et électroniques ou la création d’un musée de l’impression qui serait aussi une école. Des projets inspirants dont la "rentabilité sociale engendre une augmentation de la richesse collective", affirme le RISQ dans son dernier rapport annuel. 

La rentabilité financière de ces entreprises est importante si elles veulent demeurer viables. La meilleure façon d’y arriver c’est en s’assurant qu’elles sont bien capitalisées. 

Au 31 décembre 2011, le RISQ avait plus de 350 dossiers en cours, dont 35 ont été autorisés pendant la dernière année. Depuis sa fondation en 1997, le RISQ a investi plus de 17 millions de dollars dans 717 projets à travers la province et dans plusieurs secteurs d’activité.

Nouvelle logique économique

Il est vrai que la finance solidaire ne transige pas à coups de milliards, mais elle a le mérite de faire travailler de nombreux Québécois, tout en respectant leurs valeurs et en comblant de besoins sociaux et économiques.

Avec les élections du 4 septembre, Le chantier de l’économie sociale se demande si un changement de logique économique pourrait survenir au Québec. Selon l’organisme, le PQ se distingue à ce chapitre en offrant le meilleur programme de reconnaissance et de soutien au développement d’entreprises collectives. 

Devrait-on investir plus dans notre économie sociale?

4 réflexions au sujet de « Plus de sous dans notre économie sociale? »

  1. Je ne vois aucun problème au developement des coopérative sociale, dans la mesure que celle-ci sois capable de s’autofinancer dans les 3 a 5 premières années d’existence. Elles sont très utiles dans plusieurs millieu social, culturel, agricole etc. Car plusieurs ne font pas d’effort a se rentabilisé, et attendent toujours des différents palliers de gouvernement des subventions pour se maintenir en vie. Ce que je trouve étrange c’est de voir certain organisme communautaire qui sont syndiqué, qui ont droit a des avantages assez considérable, tel que 5 semaines de vacances après 5 ans, payer en surtemps après 35 heures, congé de toute sortes et des salaires dépassant les 20$/heures, incluant fonds de pension etc. Mais a chaque année recoivent des subventions,comparer aux petites PME de 10 employées et moins, ils se doivent de s’autofinancer, payer des taxes, des impot, être socialement responsable sur tout les point de vue. mais non pas accès a aucune forme de subvention, car elle sont trop petite.

  2. le développement social doit commencer par agriculture qui est le maillon crucial de l`économie car la population doivent toujours manger et les fermes sont condamnés a vendre faute de relève ou faire faillite dans plusieurs cas faute de soutien ce qui va arriver bientôt ont va être dépendants des autres et de la hausse des aliments et au États-Unies leur politique fonctionne peut-être pas parfaitement mais le gouvernement les soutient. Les jeunes qui ont commencer à avoir leur entreprise, ferme,coopérative ,et les autres aussi ont besoin d’un suivie rigoureux et le syndicat doit mettre son côté dictateur derrière et les aider à la place .Mais le plus gros problème c’est le gouvernement qui doit changer la loi pour accepter les petites entreprises et les autres à pouvoir démarrer que d’idées , de génie, artiste, et autres et après 3 ou 5 ans ont les laisse voler de leur ailes.Quand tu commences et que déjà que le syndicat est la ont est limités dans nos actions et voyons a long terme car cela sera plus payant ou la concurrence est là .

  3. !00% d’accord avec vous M. Letendre, L’UPA est trop souvent un handicap au nouveau et ou à la relève dans le domaine de l’agriculture, les gens veulent des produits de la ferme de leur région, ainsi que les produits du terroir, mais la compléxité des normes et loi fait en sorte de stoppé cette création et le dévélopement de petite pme ou coopérative. L’économie sur l’application des normes trop stricte et trop restrictive devrais être remis en subvention, création d’emploi dans les PME et non dans les bureau, moins de pollution, plus de produits BIO, mais surtout redonner les lettres de noblesse de l’agriculture. Beaucoup moins polluant d’acheter des fraises qui ont fait 5 km pour se rendre chez moi, que 3000KM, en plus de garder l’argent localement.

  4. Malheureusement, les projets d’économie sociale ne génèrent en général que de petits emplois très peu rémunérés… c’est pas avec les coops qui font le ménage chez les ainés que l’on va générer de la richesse pour le Québec…vaut mieux investir dans la recherche et développement, dans l’exploitation des ressources naturelles et dans l’éducation si l’on veut sortir le Québec de sa position économique peu enviable.

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