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23/01/2013

Target, le prochain Walmart ?

Epicerie_GPar Sophie Stival

L’arrivée en sol québécois de la chaîne Target fait beaucoup jaser. Ceux qui ont magasiné dans un Target aux États-Unis sont généralement emballés par leur expérience. 

Les commerçants canadiens, eux, sont sur le qui-vive. Selon Marina Strauss du Globe and Mail, la dernière fois que le marché du détail canadien a été secoué aussi vigoureusement c’était en 1994… avec la venue de Walmart.

En 2011, Target a racheté les droits de propriété immobilière de 220 magasins Zellers, dont une trentaine au Québec. Le montant de la transaction : 1,8 milliard de dollars ! Les premières succursales doivent ouvrir leurs portes au printemps en Ontario et à l’automne chez nous. 

Petit rappel : en 1994, Walmart a pénétré le marché canadien en acquérant 120 magasins Woolco.

Ce qu'en pensent les analystes 

Un rapport publié en mai 2011 par la firme de recherche Kubas Primedia indique que 60,8 % des Canadiens sont « très » ou « plutôt » intéressés à magasiner chez Target. Un sondage comparable mené avant l’inauguration de Walmart en 1994 avait obtenu un score de 49,8 %.

Selon la firme d’investissement Barclays, les détaillants qui risquent le plus de souffrir de cette arrivée sont : Walmart, Sears Canada, Canadian Tire, Old Navy et Joe Fresh. 

La proximité géographique pourrait nuire particulièrement à Sears, souligne cette analyse. Près de 40 % de ses magasins seraient situés à moins d’un kilomètre d’un magasin Target.  

Beaucoup d’attentes

La fameuse expérience de magasinage peut se résumer à ce slogan: Expect more. Pay less (traduction libre : Attendez-vous à plus, mais payez moins).

Pour les gens pressés, ce supermarché, aux allées plus larges que la norme, regorge de marchandises de toutes sortes : produits d'épicerie, vêtements, jouets, décoration, quincaillerie, extérieur, librairie, loisirs, produits électroniques, de pharmacie, etc. Une attention particulière est portée au design et aux marques exclusives, dit-on.

Mais les attentes sont très élevées, rappelle Mme Strauss. Les Canadiens magasinent au sud de la frontière et connaissent les prix de la chaîne américaine. Avec un dollar près de la parité, la population s’attend à des prix comparables à ceux aux États-Unis. Ce qui n’est pas chose faite, explique-t-elle.

Le géant bleu (Walmart) se fera-t-il damer le pion par le géant rouge? Bien sûr, ce sont les consommateurs qui auront le dernier mot. 

Irez-vous magasiner chez Target?

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Sophie StivalSophie Stival

Négocier des milliards de dollars pour une grande banque canadienne sort de l'ordinaire. C'est ce que Sophie Stival a fait durant plus de dix ans. Depuis l'automne 2008, Sophie est journaliste indépendante et écrit des articles à saveur financière. Elle a notamment collaboré avec le journal les affaires, le magazine Châtelaine et la revue Conseiller. On peut aussi voir Sophie à la télé où elle tient occasionnellement une chronique sur l’actualité économique et financière.



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