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28/01/2013

Lola et Éric : vivre d’amour et d’eau fraîche



Couple_Demenager_ISPar Sophie Stival

On ne se marie pas pour des raisons légales. C’est la même chose quand on choisit de s’accoter. C’est ce que m’a déjà dit en 2009 la chercheuse de l’INRS, Hélène Belleau. C’était en plein procès de Lola contre Éric.

Selon la sociologue, les futurs époux se marient pour faire une grosse fête et crier leur amour au monde entier. Ceux qui optent pour l'union libre le font parce que le divorce leur fait peur ou le serment à l’église ne les interpelle pas.

Dans tous les cas, on idéalise l'amour. La rupture, ça n’arrive qu’aux autres! On vit d'amour et d'eau fraîche... 

La réalité est pourtant tout autre.

Comme je l’ai déjà précisé sur cette tribune, dans notre Belle Province, les conjoints mariés et ceux qui vivent en union libre ne bénéficient pas du même encadrement légal.

Jusqu’en 2009 (et encore aujourd’hui), beaucoup de Québécois l’ignoraient. Pourquoi ? Eh bien, c’est en raison de nos nombreuses lois comme le régime des rentes, les normes du travail et l’impôt sur le revenu qui traitent après un certain temps les couples mariés et conjoints de fait de manières identiques.

Éveiller les consciences?

On dit que la saga hollywoodienne de Lola et Éric a permis d’éveiller les consciences en informant la population sur les conséquences financières de l’union libre. C’est peut-être vrai. 

Mais pensez-vous que le tiers des couples vivant hors des liens du mariage au Québec ont rédigé et signé depuis ce temps un contrat de vie commune? Permettez-moi d’en douter.

Je connais plusieurs couples qui vivent en union libre. La plupart n’ont aucune entente de signée en cas de séparation ou même de décès. Pourtant, ils ont tous des enfants. Et ce ne sont pas des gens ignorants. La plupart n’aiment pas parler d’argent, de séparation ou de décès. C’est tabou. 

Une seule chose est sûre : quand ça ne va plus dans la relation, il est trop tard pour penser à établir les droits et les obligations de chacun envers l’autre. 

Lola a perdu. Peu de gens en sont attristés. Souhaitons tout même que le débat se poursuive pour le bien-être de tous ces enfants qui naissent sans la même protection légale qu’offre le mariage, une union civile ou même un contrat notarié.

Nous sommes peut-être les champions du monde de l’union libre, mais mieux vaut être libre en toute connaissance de cause…

Qu’en pensez-vous?

Pour en savoir plus :

Couple : l’union libre  (Châtelaine.com)

Contrat de vie commune : mode d’emploi (Protégez-Vous.ca)

 

 

 

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Sophie StivalSophie Stival

Négocier des milliards de dollars pour une grande banque canadienne sort de l'ordinaire. C'est ce que Sophie Stival a fait durant plus de dix ans. Depuis l'automne 2008, Sophie est journaliste indépendante et écrit des articles à saveur financière. Elle a notamment collaboré avec le journal les affaires, le magazine Châtelaine et la revue Conseiller. On peut aussi voir Sophie à la télé où elle tient occasionnellement une chronique sur l’actualité économique et financière.



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