« Célibataire et à son affaire! | Accueil | 5 erreurs à éviter quand on vend sa propriété »

16/01/2013

Affronter ses regrets professionnels

IStock_000021472733XSmallPar Sophie Stival

Comme le dit la chanson, j’aurais voulu être une artiste. Bien sûr, je rêvais. 

N’empêche que bien des travailleurs, je m’inclus dans ce groupe, souhaitent un jour ou l’autre faire autre chose dans la vie. Ils regrettent de n’avoir pas choisi une autre carrière, un autre métier. 

La revue américaine Harvard Business Review (HBR) nous propose une démarche intéressante pour affronter nos déceptions professionnelles. Et pourquoi pas, changer le cours des choses…

Selon le magazine, qui appartient à la prestigieuse université Harvard, les travailleurs insatisfaits sont particulièrement vulnérables aux « j’aurais dû ». 

Exemples : J’aurais dû étudier en graphisme au lieu d’aller en marketing. J’aurais dû accepter cette promotion quand elle s’est présentée. J’aurais dû manifester mon intérêt quand tel poste est devenu vacant. 

Selon Priscilla Claman, présidente de Career Strategies et blogueuse au HBR, s’attarder sur le passé est futile et destructeur puisqu’on ne peut revenir sur ce qui a été fait. Notre santé morale risque d’y passer et nos collègues de travail incluant nos patrons le percevront.

  1. Plutôt que de se dire : « j’aurais dû » demandons-nous plutôt « qu’arrivera-t-il si je fais ceci ou cela? ou se peut-il que j’aie agi ainsi pour telle ou telle raison?». 
  2. Rien de mieux que de réunir quelques bons amis ou des collègues en qui on a confiance pour une séance de remue-méninges. On liste ce qu’on a accompli jusqu’ici. On transpose nos regrets en questions du type : se peut-il que j’aie opté pour cette carrière parce que j’aime le contact avec le public? Et si je décidais d’enseigner cette matière au lieu de travailler dans un bureau? Si je faisais de la formation au lieu de vendre de la publicité?
  3. En explorant différents scénarios ou avenues de solutions, même farfelus, on change notre point de vue et on peut alors réorienter sa carrière sans nécessairement tout abandonner. 

De la comptabilité à la musique

Mme Claman donne l’exemple d’une dame qui a étudié à l’université en comptabilité pour faire plaisir à sa famille. Son rêve? Être musicienne. La comptable s’est demandé comment elle se sentirait si elle pouvait travailler dans un milieu artistique tout en faisant profiter les autres de ses connaissances financières. 

Cette réflexion l’a amené à poser sa candidature pour être comptable dans différents départements de musique de grandes écoles. Aujourd’hui, cette dame est administratrice dans de grands festivals de musique en plus de suivre des cours pour son propre plaisir.

Rêvez-vous de changer de travail ou de profession? Qu'est-ce qui vous retiens?

Commentaires

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

publicité

Sophie StivalSophie Stival

Négocier des milliards de dollars pour une grande banque canadienne sort de l'ordinaire. C'est ce que Sophie Stival a fait durant plus de dix ans. Depuis l'automne 2008, Sophie est journaliste indépendante et écrit des articles à saveur financière. Elle a notamment collaboré avec le journal les affaires, le magazine Châtelaine et la revue Conseiller. On peut aussi voir Sophie à la télé où elle tient occasionnellement une chronique sur l’actualité économique et financière.



EN VIDÉO