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17/12/2012

Taxer les textos : une idée farfelue

SMS_homme_ISPar Sophie Stival

On aura tout lu. Dans les pages « Débats » de La Presse, Marc-Olivier Gagné propose que le Québec taxe les messages texte.

Puisque « texter » n’est pas un besoin essentiel, ça serait comme imposer un bien de luxe. Au-delà d’un seuil minimum, on pénalise les utilisateurs.

Ceux qui textent sont « bien plus dangereux que les conducteurs aux facultés affaiblies, ce qui est pourtant un acte criminel », argumente-t-il. 

Cette idée farfelue ne date pas d’hier. En 2006, un député français suggère de renflouer les coffres de l’Union européenne en imposant une taxe sur les courriels et les textos. C’était avant la crise que l’on connaît.

Selon l’Association canadienne des télécommunications sans fil, nous envoyons au pays 267,8 millions de messages texte par jour. Ça représente près de 100 milliards de textos par an!

Les Européens s’échangent des messages textes, car c’est bien moins cher que de parler avec leur cellulaire. En 2005, la popularité des SMS est déjà si importante que le député Alain Lamassoure songe à imposer une taxe pour combler le déficit budgétaire du Vieux Continent. 

Selon le site français Le Figaro, le député pense à une taxe de 1,5 centime du message texte (presque 2 cents). Si on transpose ces frais chez nous, ça signifie une entrée annuelle d’environ 2 milliards de dollars dans les caisses de l’État. Même si ce chiffre ne tient pas compte d’un seuil minimum de messages, ça demeure un montant considérable.

Selon M. Gagné, une telle décision ne nuirait pas aux pauvres. Quand on surtaxe les cigarettes et l’alcool, c’est un peu plus flagrant, mettons.

Il y a tout de même des limites à sortir toutes sortes de lapins de son chapeau afin de combler nos déficits. Comme l’ont dénoncé la presse spécialisée et les internautes, taxer les SMS, c’est taxer la liberté d’expression. Ceux qui ont un forfait cellulaire paient déjà pour l’utiliser. 

Que pensez-vous de cette idée de taxer les messages texte envoyés via vos cellulaires?

 

 

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Sophie StivalSophie Stival

Négocier des milliards de dollars pour une grande banque canadienne sort de l'ordinaire. C'est ce que Sophie Stival a fait durant plus de dix ans. Depuis l'automne 2008, Sophie est journaliste indépendante et écrit des articles à saveur financière. Elle a notamment collaboré avec le journal les affaires, le magazine Châtelaine et la revue Conseiller. On peut aussi voir Sophie à la télé où elle tient occasionnellement une chronique sur l’actualité économique et financière.



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