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08/06/2012

À la recherche du bonheur national brut…

Funambule_ISPar Sophie Stival

On connaît déjà le produit intérieur brut ou PIB. Cet indicateur mesure la production d’un pays sur une période donnée ou si vous préférez, sa santé économique.

Mais on s’entend, le PIB par habitant n’est qu’une moyenne et il est un reflet incomplet de notre qualité de vie.

Il ne tient pas compte, par exemple, des coûts environnementaux et sociaux du progrès. C’est pourquoi la notion de « bonheur national brut » a tranquillement fait son chemin.

En avril, l’ONU a même organisé une réunion afin de trouver des façons d’intégrer le bonheur et le bien-être des populations comme variable pour mesurer le développement

Voici la petite histoire du bonheur national brut.

C’est le Bhoutan, petit pays situé entre la Chine et l’Inde, qui aurait adopté, il y a déjà 40 ans, l’indice du Bonheur national brut (BNB). Cette nouvelle définition du niveau de vie repose sur 4 principes, chacun ayant une égale importance. 

  • la croissance et le développement économiques
  • la conservation et la promotion de la culture
  • la sauvegardent de l'environnement et l'utilisation durable des ressources
  • et la bonne gouvernance responsable

Le premier ministre du Bhoutan a récemment expliqué que son pays avait adopté le BNB afin de « trouver l’équilibre entre les besoins du corps et ceux de l’esprit et de renoncer à la fausse croyance selon laquelle plus on consomme, plus on est heureux. » 

Dans les faits, cette monarchie absolue ne s’est démocratisée qu’en 2008 en mettant sur pied un parlement élu par vote libre. Même si on y prône l’autosuffisance, la crise mondiale a obligé le pays à emprunter à l’étranger. Le chômage et l’inflation ont aussi fait beaucoup de victimes. 

Un monde idéal…

Dans le meilleur des mondes, les gouvernements encourageraient une croissance durable et équitable qui protégerait la planète tout en éliminant la pauvreté. Des belles paroles... Peut-être. Mais de plus en plus de pays ont compris que les choses doivent changer.  

Selon le Courrier international, la France, l’Angleterre et plus récemment les États-Unis ont mis sur pied des initiatives afin de mesurer le bien-être de leur population

Comme tout ce qui est subjectif, obtenir des mesures fiables ne sera pas simple. Barack Obama a mandaté un prix Nobel d’économie afin d’établir des indicateurs pertinents du « bien-être subjectif ».

La santé économique d’un pays dépasse la notion de production et de « confiance des consommateurs », il me semble. On ne vit plus en vase clos. Nos gestes ont aussi une incidence sur notre communauté et les autres pays. 

Croyez-vous à la notion de bonheur national brut? Quelles variables doit-on mesurer pour établir la santé économique d’un pays?

 

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Sophie StivalSophie Stival

Négocier des milliards de dollars pour une grande banque canadienne sort de l'ordinaire. C'est ce que Sophie Stival a fait durant plus de dix ans. Depuis l'automne 2008, Sophie est journaliste indépendante et écrit des articles à saveur financière. Elle a notamment collaboré avec le journal les affaires, le magazine Châtelaine et la revue Conseiller. On peut aussi voir Sophie à la télé où elle tient occasionnellement une chronique sur l’actualité économique et financière.



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