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21/03/2010

Génération Y au travail: des parents c'est bien utile!

On oppose très souvent la génération Y à celle des baby-boomers. Comme si une génération devait absolument régler ses comptes pour mieux se définir. Les plus jeunes accusent notamment les plus vieux d’avoir les meilleurs emplois et de ne pas être assez écolos. Les parents (les boomers) reprochent à leurs « enfants roi » leur individualisme et leur paresse.

Pourtant, environ le quart des travailleurs de la génération Y (âgés de 17 à 29 ans) consulte ses parents (souvent des boomers) avant d’accepter un emploi », peut-on lire sur le site jobboom.com. La donnée est tirée de l’agence de placement américaine Robert Half International. Une complicité qui défie les idées préconçues.

 «Parce que les familles sont moins nombreuses et que les pères sont plus présents, les Y ont été plus choyés et ont eu plus d’attention que les générations précédentes. Ils font plus confiance à leurs parents et se tournent vers eux lorsqu’ils cherchent un emploi ou pensent changer de poste », explique la psychologue Ludmila Girvan à Jobboom. Ces jeunes reconnaissent aussi que leurs parents ont plus d’expérience professionnelle qu’eux.

Employeurs coincés?

Les employeurs sont aussi confrontés à la réalité suivante : les enfants des boomers (générations X et Y) sont moins nombreux et moins enclins qu’eux à se plier à un marché du travail rigide. L’arrivée à la retraite des plus vieux oblige donc les patrons à trouver des moyens de fidéliser ces jeunes travailleurs. 
Favoriser la complicité entre les boomers et la génération Y (aussi la génération X) permettrait certainement d’enrichir le milieu de vie et de travail de tous.

Le site Monster.ca énumère les caractéristiques de l’emploi idéal de la génération Y :

Stimulant. Ils cherchent des occasions d’apprendre, de s’émanciper et de se perfectionner.

Axé sur la collaboration. Ils veulent travailler en équipe. Ils veulent travailler avec des amis, pas simplement des « collègues de travail ».

Souple. Ils ont mille et une choses à faire dans la vie et ne toléreront pas un horaire rigide.

Respectueux. C’est un concept réciproque. Ils vous écouteront, mais ils sont habitués à ce qu'on les écoute également, même s’ils ont très peu d’expérience.

Axé sur les objectifs. Ne soyez pas surpris s’ils se pointent avec une liste de leurs objectifs de carrière dès la première journée de travail.

Financièrement généreux. Ils auront bientôt une famille à nourrir et ont une longue liste d’employeurs offrant des salaires concurrentiels.

Positif et divertissant. Ils recherchent une ambiance amicale et des collègues qui entendent à rire.

Technologique. Les entreprises qui les utilisent ont la cote. Ils sont aussi friands des réseaux sociaux pour communiquer (Facebook, Twitter, etc.).

Éric Chester, auteur des livres Employing Generation Why et Getting Them to Give a Damn, pense qu’un travailleur, qu’il soit jeune ou vieux, sera loyal à son employeur si ce dernier valorise ce sentiment dans l’entreprise (tiré de Monster.ca). Quand une personne plus âgée est mise à pied par attrition ou parce qu’elle ne correspond plus au profil de l’emploi, les jeunes comprennent que le même sort pourrait leur être réservé. Par contre, si la fidélité est récompensée et mise en valeur, ils seront plus enclins à contribuer activement à l’entreprise. Simple bon sens.

Croyez-vous au fameux choc des générations?

Autre billet: Jeux vidéo: la génération Y déjoue la récession

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Sophie StivalSophie Stival

Négocier des milliards de dollars pour une grande banque canadienne sort de l'ordinaire. C'est ce que Sophie Stival a fait durant plus de dix ans. Depuis l'automne 2008, Sophie est journaliste indépendante et écrit des articles à saveur financière. Elle a notamment collaboré avec le journal les affaires, le magazine Châtelaine et la revue Conseiller. On peut aussi voir Sophie à la télé où elle tient occasionnellement une chronique sur l’actualité économique et financière.