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16/12/2009

Sortie de récession : le Québec doit réagir

Anxiete_IS Les Québécois n’ont pas seulement vibré au rythme de la fraude financière cette année. Pour poursuivre ce petit bilan 2009 amorcé cette semaine, on ne peut passer à côté de la récession mondiale qui est entrée par la grande porte, il y a plus d’un an.

 

Notre planète économique a été secouée du nord au sud par une crise financière et boursière qui a fait des millions de chômeurs. Mais notre belle province semble tout de même s’en sortir mieux que d’autres. Pourquoi est-ce le cas? Faut-il pour autant s’asseoir sur nos lauriers?

Il est vrai que le Québec a moins souffert de la conjoncture mondiale et nationale difficile, notamment parce qu’il n’a pas subi l’effondrement d’un secteur majeur de son économie (comme l’automobile en Ontario). L’annonce de dépenses de milliards de dollars pour renouveler nos infrastructures a également pesé dans la balance des avantages. Vous me direz que la collusion dans le milieu de la construction (octroi des contrats) risque de nous coûter très cher. Et vous avez raison. Je vous reparle de ce sujet hautement politique dans mon dernier billet de 2009.

En 2010, l’économie prendra du mieux. L’emploi se redressera. Si le Québec a connu un meilleur bilan 2009 que les autres provinces, elle connaîtra aussi une reprise plus modeste que ses consoeurs prévoient les économistes de la Banque Royale. « Les problèmes dans l'industrie mondiale du transport aérien ont entraîné une baisse des commandes au Québec, ainsi qu'une chute de production dans le secteur de l'aérospatiale, ce qui nuira aux exportations en 2010 », explique entre autres leur rapport.

J’ajouterais que tous les dangers qui nous guettaient du coin de l’œil avant 2009 sont encore bel et bien là. La liste est longue : la pénurie de main-d’œuvre spécialisée, le décrochage scolaire élevé, nos finances publiques dans le rouge, etc. Et pour s’en sortir, il faut apprendre à être plus productif. Ce mot vous déplaît? Il ne s’agit pourtant pas de travailler plus fort, mais de faire les choses autrement.

 

Pour augmenter sa productivité, rehaussons la qualité de nos ressources humaines. Il faut faire plus de recherche et développement, innover. Notre secteur des jeux vidéo est un bel exemple de réussite dans ce domaine (autre billet). Pour y arriver, nos gouvernements doivent aussi mettre la main à la pâte. Accordons plus de crédits d’impôt aux entrepreneurs, aux travailleurs autonomes, soyons plus flexibles dans la reconnaissance des diplômes des immigrants qualifiés (autre billet).

 

Aidons aussi nos jeunes à trouver des emplois d’avenir, à trouver leur voie en ne décrochant pas avant le secondaire V. Ma cousine et mon voisin, des adolescents allumés et travaillants, me disaient encore récemment ne pas savoir quoi faire plus tard ou dans quelle discipline étudier au Cégep. Il faut que ces jeunes comprennent qu’il y a des centaines de professions qui les attendent au tournant de la décennie.

 

  

Quelles sont vos solutions pour l’économie du Québec en 2010?


Lire aussi: Enquête publique: en 2010, dénouons l'impasse


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Sophie StivalSophie Stival

Négocier des milliards de dollars pour une grande banque canadienne sort de l'ordinaire. C'est ce que Sophie Stival a fait durant plus de dix ans. Depuis l'automne 2008, Sophie est journaliste indépendante et écrit des articles à saveur financière. Elle a notamment collaboré avec le journal les affaires, le magazine Châtelaine et la revue Conseiller. On peut aussi voir Sophie à la télé où elle tient occasionnellement une chronique sur l’actualité économique et financière.