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07/12/2009

Changements climatiques: les peuples prêts à payer!

Glacier-IS Seriez-vous prêts à payer de votre poche pour aider la planète? Il semble que oui. Un sondage mené pour le compte de la Banque mondiale révèle que bien des peuples souhaitent que leur gouvernement en fasse plus pour contrer le réchauffement climatique, et ce, en dépit des coûts qui en découleraient.

13,518 répondants de 15 nations – Bangladesh, Chine, Égypte, France, Inde, Indonésie, Iran, Japon, Kenya, Mexique, Russie, Sénégal, Turquie, États-Unis et Vietnam — ont répondu à ce sondage en septembre et octobre dernier.
Cette enquête nous apprend aussi que :
 
• Les changements climatiques touchent le monde entier, mais cette crainte est encore plus importante chez les pays en voie de développement.
• La population en général et plus particulièrement celle des pays en développement croit que ces changements climatiques ont déjà des impacts négatifs.
• Dans la plupart des pays, riches ou pauvres, la grande majorité se dit prête à payer pour contrer les changements climatiques
• L’ensemble des pays appuie l’idée d’accroître le financement pour que les populations les plus pauvres puissent s’adapter à ces changements.

Une majorité (plus de 50 %) de gens dans 14 des 15 nations interrogées est prête à dépenser plus pour combattre les changements climatiques. C’est-à-dire qu’ils sont d’accord pour payer leurs sources d’énergie et d’autres produits d’usage plus chers. Les sondeurs ont exprimé ces dépenses en calculant le coût mensuel dans la devise du pays d’une telle augmentation des prix (entre 0,5 % et 1 % du PIB de chacun des pays). 
 
De manière similaire, une majorité dans 12 pays appuie l’idée « d’accroître graduellement l’offre en énergie propre pour les combustibles automobiles ou transport en commun (autobus), même si cela doit augmenter les coûts de transport.»
 
Après le quasi-échec de Kyoto, le sommet de Copenhague est le vrai (l’ultime) test. L’exercice est hautement politique. Les peuples, eux, semblent prêts à se retrousser les manches, mais qu’en est-il de nos hauts dirigeants? Souhaitons que les pays riches tendent vraiment la main aux pays en développement et que tous adoptent des mesures concrètes. Et que les récalcitrants soient imputables (pauvre Canada)! 

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Sophie StivalSophie Stival

Négocier des milliards de dollars pour une grande banque canadienne sort de l'ordinaire. C'est ce que Sophie Stival a fait durant plus de dix ans. Depuis l'automne 2008, Sophie est journaliste indépendante et écrit des articles à saveur financière. Elle a notamment collaboré avec le journal les affaires, le magazine Châtelaine et la revue Conseiller. On peut aussi voir Sophie à la télé où elle tient occasionnellement une chronique sur l’actualité économique et financière.