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19/11/2009

Crise alimentaire et climatique: l'indifférence des riches

Le sommet mondial sur la sécurité alimentaire s’est achevé hier à Rome. Presque aucun haut dirigeant n’y était présent (sauf le premier ministre italien). Sans les preneurs de décision des pays riches, aucune aide précise et aucun objectif d’éradication de la malnutrition n’ont pu être signés.

Pourtant, l’heure est grave. Pour la première fois de notre histoire, il y a plus d’un milliard de personnes qui souffrent de la faim (100 millions de plus que l’an dernier). À un peu plus de deux semaines du sommet de Copenhague sur les changements climatiques, peut-on espérer mieux? Sachant que le réchauffement de notre planète perturbera directement la productivité agricole des pays (surtout les plus pauvres), on doit s’inquiéter de tant d’indifférence.

Il est vrai que les conférences se succèdent et se ressemblent drôlement. On doute parfois des résultats véritables de toutes ces rencontres. Mais le nouveau modèle « global » exige de plus en plus de consensus. Et ces réunions visent notamment à sensibiliser les populations industrialisées quant aux problèmes liés à leur surconsommation et à ses impacts sur l’environnement.

 « Il ne peut y avoir de sécurité alimentaire sans sécurité climatique », affirme le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon. Nous sommes nombreux à accepter cette thèse où les humains perturbent le climat qui à son tour affecte l’agriculture (source de vie). Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, une hausse supérieure de 2 % des températures pourrait baisser la productivité agricole potentielle de l’Amérique latine, l’Asie et l’Afrique de 20 à 40 %.

Les solutions proposées sont multiples. Par exemple, investir dans le secteur agricole, dans la planification familiale (empreinte écologique des naissances), dans les énergies renouvelables. J’ajouterais : réduire le gaspillage et arriver à un meilleur partage des richesses.

Chacun, dans son petit coin de pays, assiste (impuissant) à tous ces sommets. Et si la réponse se trouvait dans nos actions quotidiennes? À quelques jours des nombreuses collectes de denrées pour les différentes guignolées, posons un vrai geste.
 
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Blogueuse

Sophie StivalSophie Stival

Négocier des milliards de dollars pour une grande banque canadienne sort de l'ordinaire. C'est ce que Sophie Stival a fait durant plus de dix ans. Depuis l'automne 2008, elle est journaliste indépendante et écrit des articles à saveur financière.