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26/10/2009

Quand les animaux nous parlent d'économie

Capucin_IS Encore une fois ce mois-ci (édition de novembre), le magazine Québec Science nous surprend agréablement. La crise économique nous est expliquée par le monde animal. Voyons donc, me direz-vous! Et bien, ce n’est pas si fou que ça. On y apprend que le comportement des « Earl Jones, Vincent Lacroix, Bernard Maddoff et les fraudeurs de leur espèce ne sont peut-être pas des aberrations de la nature! »

Plusieurs biologistes et même un économiste (Keith Chen) étudient présentement le comportement économique des animaux, nous révèle le reportage de Noémi Mercier. On y apprend que les animaux brassent des affaires, négocient et se font concurrence comme nous. Et ce ne sont pas simplement les singes. Les chauves-souris vampires (très coopératives), certains oiseaux (suivent la mode) ou poissons (service à la clientèle) sont des as dans leur propre domaine.

Saviez-vous que le sentiment d’injustice n’est pas qu’un sentiment humain? Un singe capucin sera peu enclin à partager le produit de sa chasse avec un compagnon qui n’a pas participé au travail. Inversement si le chef du groupe néglige de donner sa juste part à un membre actif, ce dernier ne voudra plus coopérer et il arrêtera volontairement de travailler!

Le plus intéressant avec cette analyse de Québec Science, c’est qu’on fait un parallèle entre le monde réel et celui plus virtuel des transactions financières. De nos jours, l’éthique aurait pris le bord parce qu’on ignore bien souvent à qui on a fait du tort. « Les courtiers et investisseurs peu scrupuleux qui se sont enrichis grâce à des prêts hypothécaires “toxiques”, aux États-Unis, n'ont jamais vu en face les emprunteurs ruinés », par exemple. Le singe capucin a le même comportement lorsqu’il s’agit de se nourrir.  Il aura un comportement plus altruiste s’il peut voir de visu son compagnon, sinon il l’oublie carrément.

Il n’est pas toujours nécessaire d’étudier les plus grands sociologues ou philosophes pour comprendre l’être humain. Bien sûr, nous sommes plus intelligents, mais nos instincts de primates ne sont jamais bien loin, et il est parfois bon de se le rappeler. Qu'en pensez-vous?

Autre lien intéressant: le koala se meurt de stress.

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Sophie StivalSophie Stival

Négocier des milliards de dollars pour une grande banque canadienne sort de l'ordinaire. C'est ce que Sophie Stival a fait durant plus de dix ans. Depuis l'automne 2008, Sophie est journaliste indépendante et écrit des articles à saveur financière. Elle a notamment collaboré avec le journal les affaires, le magazine Châtelaine et la revue Conseiller. On peut aussi voir Sophie à la télé où elle tient occasionnellement une chronique sur l’actualité économique et financière.