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19/10/2009

Conciliation travail-famille: soyons plus imaginatifs!

Bebe_IS2 Plus d’un jeune médecin (omnipraticien) sur trois ne fait jamais de « bureau », peut-on lire dans le dossier de couverture du dernier numéro de L’actualité (Comment sauver le médecin de famille?). Le désir d’avoir une meilleure qualité de vie explique notamment ce manque d’intérêt pour la prise en charge d’une clientèle. On revient toujours à l’équilibre de plus en plus important pour les jeunes entre leur travail et la vie personnelle.           

 

La conciliation travail-famille est un enjeu de société majeur, particulièrement dans le secteur de la santé. La lourdeur du travail des médecins est assez connue de la population. Ses conséquences le sont un peu moins et pourtant, nous en payons tous le prix en fin de compte.

La conciliation travail-famille demeure au cœur de cette détresse comme l’exprime une femme médecin, témoignage tiré d’une recherche publiée en 2007 :

« Ma priorité numéro un : ce sont mes enfants. Je suis vraiment déchirée entre le temps que je passe à l’hôpital et le temps que je passe à la maison. Je me sens coupable de ne pas être à l’hôpital et quand je suis là, je me sens coupable de ne pas être avec mes enfants. Combien de fois me suis-je fait dire : “Maman, tu viens toujours me chercher en dernier… ”? »


Le soutien aux familles (congé parental, garderies à 7 $) coûte chaque année plusieurs milliards de dollars aux contribuables. L’effort est plus que louable. Mais le conflit entre le travail et la vie personnelle demeure une réalité quotidienne persistante. À l’heure du vieillissement de la population et à la veille d’une pénurie de main-d’œuvre spécialisée, comment les employeurs peuvent-ils atténuer le problème?

 

Pourquoi ne pas simplement offrir plus de flexibilité aux familles? Il n’est parfois pas très coûteux de réaménager le temps de travail de ses employés, de modifier les semaines de travail et les congés. Des exemples? Favoriser le télétravail (à domicile), proposer des banques d’heures pour répondre aux urgences familiales ou encore, permettre aux conjoints séparés de travailler plus les jours où ils n’ont pas la garde de leurs enfants et leur redonner ces heures la semaine suivante

.    

Les cadres et chefs d’équipe doivent avoir les coudées plus franches et se montrer plus ouverts.

Un employé insatisfait ou épuisé sera démotivé et son taux d’absentéisme sera plus élevé. Et l’État ne peut à lui seul régler tous les problèmes. Pour attirer et maintenir une main-d’œuvre de qualité, les employeurs devront donner l’exemple et mettre la main à la pâte en consultant le personnel et en étant plus imaginatifs. 

 

Quelles sont vos solutions?

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Blogueuse

Sophie StivalSophie Stival

Négocier des milliards de dollars pour une grande banque canadienne sort de l'ordinaire. C'est ce que Sophie Stival a fait durant plus de dix ans. Depuis l'automne 2008, elle est journaliste indépendante et écrit des articles à saveur financière.